‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 121 sur 278 · BASSE-COUR · texte numérisé non relu

BASSE-COUR

Los Égyptiens, notamment, ont couvert leurs temples de figures peintes, gravées ou en bas-relief. Ils employaient fréquemment le bas-relief méplat, c'està-dire celui dans lequel les contours des figures sont indiqués par des traits creux ; dans ce cas, le bas-relief ne forme pas saillie sur la surface du mur .

Les Persans cultivaient aussi le basrelief, comme en témoignent les murs retrouvés à l'ancienne Persépolis. Le relief ici est très-saillant : souvent même la tête, et particulièrement celle des animaux, se détache tout cà fait du plan.

Les Grecs imitèrent d'abord l'usage que les Égyptiens faisaient du bas-relief méplat. Plus tard, ils donnèrent de la saillie aux figures en reculant le champ du fond. Le marbre était la matière employée le plus fréquemment pour ce genre d'ouvrages. On cite, entre les plus célèbres bas-reliefs en marbre de l'antiquité, ceux du fronton du Parthénon, qui étaient travaillés en grand relief, comme autant de statues placées sur un fond de marbre. Leur grandeur et leur élévation les préservaient des atteintes auxquelles étaient exposés les bas-reliefs placés plus bas et qui recevaient, pour cette raison, moins de saillie.

Lorsque les arts grecs furent transportés à Rome, pour embellir la capitale du monde, on employa les bas-reliefs à orner les monuments élevés par les Romains pour éterniser le souvenir de leurs victoires : les arcs de triomphe et les colonnes triomphales. Les sculpteurs d'alors se rapprochèrent de la nature plus encore que les Grecs, qui avaient conservé un relief aplati, sensible même dans les sculptures du Parthénon.

Sous les empereurs, on fit encore un autre emploi des bas-reliefs ; l'usage de brûler les morts tombant en désuétude, on les enterra fréquemment dans des cercueils de marbre ou sarcophages que Von décora de bas-reliefs.

Les Étrusques employaient aussi le bas-relief pour orner les édifices, comme

le témoigne un bas-relief trouvé à la porte de Volterra .

L'usage des bas-reliefs antiques est, on le voit, très-utile pour les arts ; leur étude nous apprend une multitude de faits historiques, mythologiques, religieux ou même ayant rapport aux mœurs publiques ou privées. L'application des couleurs à ces ouvrages est de la plus haute antiquité ; on est même conduit à penser que la peinture doit son origine au coloriage du bas-relief.

Dans les premiers siècles du christianisme, les sarcophages sont ornés de sujets religieux ; les sculpteurs du moyen âge, dits imagiers, ont employé le basrelief à la décoration des monuments publics, des palais, des églises, des meubles, etc. ; ils faisaient aussi usage de la coloration.

Dans l'architecture romane primitive, le bas-relief est grossier et d'un dessin très-incorrect. Ces défauts se corrigent vers les ixe et xe siècles. Depuis cette époque, ce mode de décoration fut trèsrépandu. C'est à la Renaissance française que nous devons les spécimens les plus fins et les plus délicats de ce genre d'ouvrages.

De nos jours, l'usage des bas-reliefs est le même que celui qu'en faisaient les anciens. Les monuments publics, les palais, les églises, les théâtres, etc., en sont décorés.

Ces ouvrages sont, en général, sculptés dans la masse de la pierre à la place même qui leur est réservée. Quelquefois on les exécute sur des tables ou blocs isolés, que l'on applique ensuite, par encastrement, à leur place définitive.

Basse-cour, s. f. — On appelle ainsi, dans les villes, une cour distincte de la cour principale et entourée de bâtiments formant les dépendances : offices, écuries, remises, etc.

La basse-cour doit avoir des issues sur la cour d'honneur, une entrée particulière et des dégagements.

Dans la campagne, c'est une cour sur

Page 1