‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 140 sur 278 · BERCEAU. — S · texte numérisé non relu

BERCEAU. — S

tioii est oblique : rampant fig. 491) si

Taxe est incliné à l'horizon.

On dit qu'un berceau est tournant quand il couvre une salle ou une galerie à plan courbe, et qu'il est annulaire.

quand le plan de la galerie est circulaire.

Un berceau annulaire en descente est une vis Saint-GHÎes (voy. ce mot).

Lorsqu'une voûte en berceau est croisée par une autre voûte de même forme mais de moindre hauteur, il y a pénétration, et l'ensemble prend le nom de voûte en berceau avec lunette (voy. ce mot . Deux voûtes en berceau de même hauteur forment par leur pénétration une voûte d'arête ou une voûte en arc de dottre. suivant que les arêtes d'intersection des surfaces cylindriques sont saillantes ou rentrantes voy.

Voûte j.

Les berceaux en pierres de taille s'appareillent au moyen de voussoirs, dont les joints sont normaux à la courbe d'in-

Fig. 492.

trados et qui se posent par assises longitudinales fig. 492). Il en est de même pour les berceaux en briques.

Pour établir ces voûtes, on dispose d'abord entre les murs de retombée une série de i «instructions en charpente ou

37 — BEREUX.

cintres voy. ce mot), sur lesquels on place des planches ou madriers appelés couchis, qui forment la surface d'intrados ; puis, on monte simultanément des deux côtés les assises de voussoirs avec le même mortier, de façon que le tassement soit uniforme. Quand la clef est posée, on retire les cintres (voy. Déciutrement). L'épaisseur à donner aux différentes parties de la voûte est calculée en raison des pressions dues à la forme qu'elle affecte et à la charge qu'elle supporte (voy. Poussée des voûtes).

On remplace souvent les berceaux au moyen d'arcs doubleaux voy. Doubleau , On décore ces voûtes de caissons, de mosaïques, de fresques, de peintures à l'huile (voy. ces mots).

La voûte en berceau à plein-cintre a été employée par les Romains particulièrement pour les édifices civils. Les architectes de la période romano-byzantine l'ont appliquée à la construction des monuments religieux. Abandonnée pendant la période ogivale, cette voûte reparaît à la Renaissance. Aujourd'hui, on l'emploie concurremment avec les berceoux surbaissés ou en arcs de cercle.

2° Sorte de voûte formée par les branches rapprochées des arbres disposés dans les parcs ou les allées.

3° Partie de treillage cintrée en cercle ou en ellipse.

Berchères (Pierre de). — Calcaire lacustre, très-dur, blanc grisâtre, compacte, que l'on tire des carrières de Berchères YÉvêque. commune de ce nom. arrondissement de Chartres.

La hauteur d'assise de cette pierre varie de 0m,50 à 1 mètre.

Béreux (Pierre de,. — Calcaire compacte, grisâtre, très-dur, à pâte fine, provenant de la carrière de Garrouteint. commune de Béreux 3 arrondissement d'Orthez.

Le mètre cube de cette pierre pèse de 2. 670 à -2 MO kilogr. La charge d'écra-

RERGERIE.

BERGERIE

sèment par centimètre carré est de 575 à 650 kilogr.

Berge, s. f. — Bord d'une fouille, d'une tranchée, d'un cours d'eau ; chemin taillé dans une cote, avec un escarpement en contre-haut ou en contre-bas et un talus qui empêche l'éboulement des terres.

Les berges d'une rivière, placées souvent entre les cours d'eau et un mur de quai, sont soutenues par un mur en talus, en bonne maçonnerie (lig. 493). L'épais-

Fig. 493.

seur de ce revêtement doit être calculée en raison de la poussée des terres et du travail produit par les eaux lors des crues. Le sol est un pavé de grès ou de cailloutage sur mortier hydraulique.

En Droit, l'entretien d'une berge est à la charge du possesseur de la propriété qu'elle borde. Les berges des rivières et cours d'eau du domaine public sont entretenues par l'État.

On dit jeter sur berge, quand on jette sur le bord d'une fouille les terres qui en sont extraites (voy. Jet).

Bergerie, s. f. — Local destiné à l'habitation des bêtes à laine dans une exploitation rurale.

Il y a une distinction qu'il est essentiel de faire entre des choses aussi différentes l'une de l'autre que le sont les parcs temporaires ou permanents, les abris plantés, les hangars ouverts ou 1rs véritables bergeries, couvertes et closes.

On se demandera, toul d'abord, s'il

esl utile, nécessaire ou indispensable que les moutons soient confinés dans des parcs ou dans des bâtiments ? Or, l'expérience a démontré que les moutons domestiques peuvent vivre toute l'année en plein air, dans les régions tempérées à climats doux, mais qu'ils doivent être abrités contre les neiges et les fortes pluies ; et que, dans les climats excessifs à hivers très-rudes, ils doivent être protégés contre le froid par un logement couvert et clos de toutes parts. Dans le nord, l'est et le centre de la France, une bergerie couverte et close esl utile, sinon indispensable, comme dans tout autre pays où le mouton ne | trouve plus à vivre sur le sol, soit par l'excès du froid, soit parce que la terre est couverte de neige ou parce que de longues pluies entretiennent une humidité nuisible sur le sol. En outre, dans les climats doux, un abri est encore nécessaire, pour la nuit, contre les loups et contre le maraudage, si le pays est boisé, et si la propriété n'y est pas suffisamment protégée.

Ainsi donc, dans presque toutes les situations, un abri est utile, sinon néces^ saire ou indispensable, mais sa construction et sa disposition peuvent varier beaucoup avec les climats.

En Russie et dans l'Europe centrale, les moutons doivent être logés dans une bergerie proprement dite, c'est-à-dire dans un bâtiment couvert et clos. Dans les climats tempérés ou marins et doux, comme la Normandie et l'ouest de l'Angleterre, la bergerie peut n'être qu'un abri couvert seulement de façon à préserver les moutons de la pluie et permettre de les affourrager avantageusement pendant le repos de la végétation herbacée. Enfin, dans les climats tempérés et même un peu chauds, comme la région méditerranéenne, en France et dans l'Algérie, les abris pour les moutons se réduiront à de simples enclos, parcs permanents ou temporaires, protégeant les moutons contre les bêtes I fauves.

BERGERIE

BERGERIE

On peut donc, d'après les considérations qui précèdent, classer les diverses habitations du mouton de la manière suivante :

1° Parcs fixes ou temporaires, ne pou- \aut protéger les troupeaux que contre les loups et les maraudeurs et servir au recueil et même à l'épandage des excréments (voy. Parcs).

2° Abris plantés ou pavés abrités, protégeant, en outre, les moutons contre les grands vents et les tempêtes de

3° Hangars ou pavés couverts, protégeant les moutons contre la pluie et la neige et recueillant le fumier.

4° Bergeries proprement dites, couvertes et closes, protégeant les animaux de la pluie, de la neige et du froid (1).

Si Ton tient compte des nécessités de l'engraissement tel qu'il doit se faire dans une culture améliorée, la bergerie proprement dite est indispensable. On obtient, en effet, plus de produits avecla même quantité d'aliments, ou bien l'on en économise une portion notable qui eût été employée à redonner au sang de chaque animal la température normale qu'il tend à perdre, s'il est abandonné en plein air dans la saison froide ou pluvieuse.

L'installation d'une bergerie impose au constructeur un certain nombre de dispositions spéciales, parmi lesquelles celles qui ont pour objet l'aération et l'assainissement du local tiennent le premier rang.

Il faut, tout d'abord, choisir l'exposition : dans nos pays la façade doit, de préférence, être tournée au nord ou au midi ; l'exposition à l'ouest est la plus mauvaise. Il faut ensuite déterminer la forme générale à donner aux bâtiments ; celle que l'on adopte ordinairement est la forme rectangulaire. On y établit souvent des séparations qui sont mobiles, c est-à-dire composées de barrières ou

(1] Graiidvoimiet, Les bergeries.

de claies d'osier, maintenues par des montants à pied, ou bien qui sont fixes, c'est-à-dire formées de petits murs de lm,o0 de haut. Le long de ces séparations et le long de ces murs principaux. on installe les crèches (voy. ce mot), où l'on dépose les aliments destinés aux bestiaux. Les crèches doubles forment

Fig. 494.

souvent elles-mêmes les séparations, comme le montre la figure 494. Nous reviendrons plus loin sur ces aménagements.

La surface intérieure d'une bergerie doit être calculée suivant le nombre de têtes qu'elle doit contenir, en donnant au moins un mètre carré à chaque individu, accessoires compris. L'élévation doit être de 3 à 4 mètres. Quand il y a un grenier au-dessus, on y introduit le fourrage par deux portes ouvertes sur la façade (voy. Fenil) ; un coffre en bois, qui va du grenier au sol de la bergerie. sert à la distribution de ce fourrage.

Ces conditions préliminaires étant examinées, on fixe le nombre, la grandeur des ouvertures et les moyens de les clore.

Les portes, généralement à claire-voie dans leur partie supérieure ou coupées dans leur hauteur, s'ouvrent au dehors, parce que les moutons, en se pressant pour sortir, peuvent empêcher de les ouvrir. Afin de faciliter la sortie des animaux, on établit souvent des rouleaux de Om,oO à 0m,60 de hauteur dans les

BERGERIE

BERGERIE

embrasures de ces portes. On les pose àOm,30dusol(i)(fig. 495).

Fig. 495.

M. Grandvoinnet, dans son ouvrage sur les bergeries, admet, pour les portes, une largeur de 1 mètre à lm,50.

Lorsque le mur de la bergerie est en pan de bois, colombage ou torchis, il attribue aux rouleaux un diamètre égal à

l'épaisseur de ce mur (fig. 496). Si le mur est en maçonnerie de 0m,45 à 0m,50, il place les rouleaux au milieu de l'épaisseur, en appliquant contre les montants, à l'intérieur de la baie, des tasseaux en bois.

Nous citerons ici une disposition particulière qui a été appliquée à la bergerie de Grignon pour empêcher les moutons de se presser au passage des portes. On a établi de chaque côté (fig. 497), de petites rampes sur lesquelles les moutons ne peuvent passer que deux à deux. Ce sont intérieurement des planches qui forment un petit pont et, a l'extérieur, des massifs de maçonnerie.

Les fenêtres do* bergeries dôivenl être analogues à celles des écuries, mais plus grand.es. On les place à lm,80 ou 2 mè-

(1) Bouchard, Traité de constructions rurates.

très au moins au-dessus du sol. On peut 1rs faire ouvrir comme des tabatières ou

Fig. 497.

les faire tourner sur pivot autour d'un axe vertical passant par le milieu de leur largeur. Dans ce dernier cas, les

Fig. 498.

feuillures doivent être faites en sens inverse, comme le montre la ligure 498.

L'éclairage de nuit est important ; on emploie généralement à cet effet des lanternes accrochées à des pitons ou suspendues à l'aide d'une corde et d'une poulie. Ces moyens ont des inconvénients qui résultent du transport et de l'allumage des lanternes. M. Bouchard décrit un mode d'éclairage au moyen duquel il n'est pas nécessaire de pénétrer à l'intérieur ; il s'opère à l'aide de petites fenêtres carrées, de 0m,40 de côté environ, évasées par dedans et percées d'un petit trou communiquant au dehors pour le passage de l'air ; ces fenêtres sont fermées par deux châssis vitrés, run fixe du côté de l'écurie, et l'autre mobile à l'extérieur : on \ place, le soir, une lanterne à réflecteur.

BERGERIE

BERGERIE

Les appareils dans lesquels on dépose les aliments destinés aux moutons sont les crèches, composées d*un râtelier et d'un auget fixé au-dessous. Quelquefois on ne pose dans la bergerie que de simples râteliers et l'on y emploie des auges portatives, suivant le besoin.

Les crèches sont fréquemment doubles comme nous l'avons dit plus haut et servent, en même temps, à établir des séparations dans la bergerie. Souvent on fait des compartiments au moyen de petits murs hauts de lm,o0 et le long desquels on place les crèches. On établit encore des séparations provisoires à l'aide de crèches mobiles.

Sous le rapport de la construction, il y a plusieurs observations importantes à faire. Remarquons, tout d'abord, que, l'humidité étant très-préjudiciable aux moutons, il faut établir, dans la bergerie, un plancher parfaitement sec. Il n'est pas indispensable, pour cela, d'élever le sol intérieur à 0m,20 ou 0m,30 au-dessus du sol extérieur ; si le terrain est naturellement sain ou s'il a été drainé, il suffit que le plancher soit à quelques centimètres au-dessus du sol extérieur.

On distingue les planchers imperméables ou pleins et les planchers à clairevoie.

Pour les premiers, le meilleur revêtement du sol est une simple couche de béton fait de mortier fin, mêlé, à volume égal, avec du gravier bien lavé ou des pierres dures cassées à 0m,05 de grosseur moyenne tout au plus. Trèssouvent, on se contente d'une couche de marne ou d'argile calcinée que l'on enlève en même temps que le fumier, pour la remplacer ensuite par une nouvelle couche. On peut encore faire une aire de bonne terre franche bien battue ou de salpêtre. Ces planchers reçoivent une litière de paille.

Les planchers à claire-voie permettent de supprimer toute litière et économisent la main-d'œuvre d'enlèvement du fumier. Ces planchers sont ordinairement

formés avec de très-légers soliveaux, de fortes lattes ou de petits chevrons placés côte à côte avec un intervalle de 0m.01o environ. Outre l'économie de litière, de main-d'œuvre et de transport que présente ce genre de plancher, il faut signaler aussi l'avantage suivant : sur une : aire en bois il n'y a pas de cause tendant à faire naître certaines maladies du pied qui ont, au contraire, toute propension à se développer sur une litière toujours humide. La construction même de ces planchers est ainsi faite : de petits chevrons sont posés sur des lam- ; bourdes ou des poutrelles en laissant | entre eux un vide de 0m,0J5. Cet écar- • tement laisse passer le crottin, sans que I le pied puisse s'y engager. Les meilleurs bois à employer sont le chêne ou le robinier (faux acacia), en raison de leur , résistance et surtout de leur longue durée dans l'humidité. Si l'on n'avait à employer que des bois blancs et résineux, il serait convenable d'utiliser, à leur égard, les procédés connus de conservation des bois : soit l'injection ou la pénétration des bois par une dissolution de sulfate de cuivre, soit plutôt la carbonisation superficielle, soit même un simple goudronnage à chaud. Il est bon que le plancher à claire-voie soit fait par portions formant des espèces de grillages faciles à redresser, pour donner accès à un wagonnet dans la fossr lorsque l'engrais doit être enlevé. La profondeur de la fosse, sous le plancher, doit être de 0m,60 à 1 mètre.

On peut donner aux bergeries des aménagements divers. Si on considère ces locaux dans leurs dispositions extérieures, on peut, dit M. Bouchard, les ranger dans deux classes : les bergeries ouvertes et les bergeries fermées.

Les premières sont de simples hangars clos sur la face par des barrières ou claies et, au fond, par des murs ou des cloisons de bois. Les bergeries fermées sont des bâtiments que l'on construit habituellement en maçonnerie.

On divise ces dernières en plusieurs

BERGERIE

BERGERIE

espèces, d'après leurs dispositions intérieures.

Les bergeries simples sont celles dans lesquelles les crèches, rangées autour

Fig. 499.

des murs, ne forment qu'un seul compartiment dans la profondeur du local (fig. 499).

Dans les bergeries doubles, les crèches forment deux compartiments dans le sens que nous venons d'indiquer (fig.

500). L'espacement d'une crèche à

Fig. 500.

l'autre devant être d'au moins 3 mètres, et les crèches ayant une largeur de 0m,50 chacune, il en résulte que la profondeur d'une bergerie simple est d'au moins 4 mètres et celle d'une bergerie double de 8 mètres.

En appliquant les mêmes données, on fait des bergeries triples et même à plus de trois compartiments.

On établit encore quelquefois des bergeries suivant la disposition indiquée par la ligure 501, c'est-à-dire en ne posant plus les râteliers dans le sens de la

Fig. 501.

longueur du bâtiment, mais en les plaçant de manière à former des travées transversales. Gel aménagemenl facilite

l'entrée et la sortie des animaux, qui ne sont plus exposés à se fouler en se présentant tous à la fois aux portes.

Lorsque la bergerie renferme des bêtes à laine fine que l'on envoie peu au pacage, on établit un parc attenant fait avec des claies, des treillages en fil de fer, des châssis en toile grossière, ou mieux des per siennes (voy. ce mot).

Aux divers détails qui précèdent, nous ajouterons quelques considérations sur la ventilation qu'il est nécessaire d'établir dans les bergeries, comme dans tout local où se trouve renfermée une agglomération d'hommes ou d'animaux.

L'air contenu dans une bergerie est exposé à plusieurs causes de viciation : l'acide carbonique produit par la respiration, les gaz ammoniacaux dégagés par le fumier et les déjections des animaux.

L'ouverture momentanée des portes et des fenêtres n'est pas un remède au mal. Il faut ventiler, c'est-à-dire assurer la sortie constante de l'air vicié et l'entrée permanente de l'air neuf extérieur.

A cet effet, on ouvre un passage, au plus haut de la bergerie, à l'air chaud qui tend à s'élever, de manière à ce que le vide que tend à produire ce mouvement soit, à chaque instant, rempli par de l'air frais venant de l'extérieur par les fentes des portes ou par de petites ouvertures spéciales faites au niveau du sol et appelées barbacanes ou ventouses. Ces ouvertures doivent être réparties convenablement, de manière à disséminer les courants d'entrée de l'air, renouveler l'atmosphère sur tous les points de la bergerie, et faire en sorte que nulle part il n'y ait de courant d'air assez fort pour nuire aux animaux (\oy. Ventilation, Ventouse, etc.)

Il nous reste, pour compléter ces indications générales, à parler des murs, de la charpente et de la couverture.

Les murs doivent avoir une épaisseur suffisante pour préserver l'intérieur du froid et de la pluie, et pour supporter la charpente du comble. Les matériaux or-

BERGERIE

dinairement employés étant mauvais conducteurs de la chaleur, l'épaisseur qui suffit pour porter le toit suffit aussi pour arrêter les variations de température. On donne aux murs en moellons de 0m,33 à 0m,40 pour les bergeries sans greniers ; 0m,40 à 0m,o0 pour les bergeries avec greniers ; 0m,22 suffisent si les murs sont en briques, sauf sous les fermes, où on leur donnera 0m,33 en formant des pilastres de 0m,4o de largeur au moins. Dans l'hypothèse d'un grenier, l'épaisseur des murs en briques sera augmentée. Si l'on emploie les pans de bois, on doit leur donner des poteaux corniers de 0m,16 à 0m,24 de largeur d'équarrissage, suivant que la bergerie est simple en hauteur ou avec grenier> La charpente du comble peut être l'objet de plusieurs combinaisons variées ; en tout cas, les dimensions des pièces en sont prévues d'après les profondeurs très-diverses que peuvent avoir les bergeries.

Le système de couverture à employer est celui qui, dans le pays, offre le plus d'économie, eu égard non-seulement à son prix de premier établissement, mais au prix de la charpente qu'elle exige, à sa durée, à son entretien et enfin à la prime d'assurance qu'elle entraîne poulie bâtiment tout entier. La tuile dite de Montchanin, paraît donner, à ce point de vue, les meilleurs résultats ; elle forme une couverture assez légère et, si Ton tient compte de tout, est la plus économique, lorsqu'elle se trouve à portée du bâtiment.

Xousfterminerons par quelques mots sur les bergeries installées dans les abattoirs, qui offrent quelques dispositions spéciales. Les abattoirs, en effet, sont pourvus de bergeries placées près des échaudoirs pour recevoir les bestiaux en attendant leur abatage. Les grands établissements de ce genre renferment aussi des bergeries destinées à abriter les animaux qui n'ont pas été vendus le jour du marché ou qui sont amenés la veille de ce jour.

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