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BORDURE

BORNAGE

Dans le règlement du prix des ouvrages, les bordures de trottoirs sont payées au mètre cube, mesuré en œuvre comme la maçonnerie de pierre de taille ; on compte les tailles des parements vus. suivant leur degré de perfection, et l'on applique toutes les plusvalues de tailles et parements circulaires.

A Paris, le mètre courant de bordures droites en granit, de 0tt,30 sur 0m,30. rendu à pied d'œuvre, coûte 15 francs : le mètre courant de bordures droites en granit, de 0m.30 sur 0m,24, rendu àpied d'œuvre, coûte 12 francs ; le mètre courant de bordures courbes, de 0m,30 sur 0m,30, rendu à pied d'œuvre, coûte 25 francs ; le mètre courant de bordures courbes, de 0m.30 sur 0m,24, rendu à pied d'œuvre, coûte 20 francs.

On compte, par mètre courant de bordures, 0mc,01 de mortier; et par mètre carré de dallage, 0mc,04. On compte 60 centimes pour la pose d'un mètre courant de bordures ou de 1 mètre carré de dallage.

Menuiserie. Tringles de bois formant encadrement. Les bordures sont avec ou sans moulures et s'assemblent à onglet.

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Fig. 576.

La figure 576 montre une bordure de parquet.

Tenture. Bande de papier peint qui seFt à limiter les papiers de tenture, tantôt haut et bas seulement, tantôt

! dans toutes les arêtes, de manière à former encadrement.

On fabrique les bordures en rouleaux de même longueur que les autres papiers ; il y a six, huit ou dix bandes dans la largeur, suivant le dessin de la bordure.

Décoration. Parties de mosaïques formant encadrement autour de panneaux de revêtement.

Art des jardins. Petites galeries en fil de fer, en bois ou en fonte imitant le

Fig. .'iTT.

bois, bordant les allées ou les pelouses, dans les parcs et dans les jardins

(fig. 577).

Bornage, s. m. — Opération qui consiste dans la plantation de nouvelles bornes ou dans le rétablissement et la reconnaissance des anciennes, pour délimiter l'étendue d'une propriété (voy.

Borne).

Le bornage peut s'exiger entre propriétaires de terrains contigus et se fait à frais communs (1).

Un sentier privé, un ruisseau, un ravin dont l'emplacement ferait partie de l'un des héritages à borner, une haie vive, une rangée d'arbres, etc., ne peuvent servir de limite que si ces objets sont reconnus tels par titre.

Le bornage peut se faire à l'amiable entre les propriétaires ; s'il y a contestation, le juge de paix nomme des experts, qui procèdent à l'opération en consultant les titres, la possession, les

(1) Code civil, art. Gi6.

BORNAGE

BORNE

anciennes traces de délimitation, le cadastre, enfin tous les documents qui sont de nature à les éclairer.

Les tertres, rideaux d'arbres, fossés, haies, sentiers et autres passages non publics sont compris dans le mesurage, soit qu'ils entourent, soit qu'ils bordent, ou bien qu'ils traversent les fonds à borner. Leur étendue doit compter, pour moitié, à chacun de ceux entre lesquels ils sont mitoyens et, pour la totalité, à celui à qui ils appartiennent exclusivement. Les chemins publics, au contraire, ne doivent pas être compris dans le mesurage.

Si la ligne séparative présente des irrégularités, cette ligne peut être rectifiée avec le consentement des deux parties.

On choisit généralement , comme bornes, des pierres de taille, plantées debout et enfoncées sur la ligne qui sépare les terrains.

La figure 578 représente une borne sur laquelle on voit gravés des traits qui

Fig. 578.

indiquent la limite précise des héritages voisins. Cette borne sert pour quatre héritages contigus ; elle est représentée en plan par la figure 579, qui

montre également une borne destinée à indiquer la séparation de trois héritages.

11 est d'usage de placer sous la borne, soit des fragments de charbon, soit une

pierre ou une tuile brisée, comme le montre la ligure 580, afin que l'on ne puisse déranger la borne sans qu'il y ait trace de la violation du bornage, et l'état

Fig. 580.

même du signe, quel qu'il soit , est constaté dans le procès-verbal de l'opération. Ces divers objets reçoivent le nom de garants ou témoins.

On place des bornes à tous les points où la ligne séparative se brise, et l'on dispose aussi des bornes intermédiaires de distance en distance, suivant la longueur des parties droites.

Borne, s. f. — On donne ce nom à des marques de limites territoriales et à des petits monuments servant à différents usages.

Les anciens délimitaient les propriétés au moyen de bornes, qui furent d'abord de simples pierres brutes, puis des pierres taillées. Les Grecs et les Romains surmontaient ces bornes de bustes de divinités et leur donnaient le nom d'Hermès ou de Termes (voy. ces mots).

Au moyen âge, on adoptait, pour le même usage, des pierres sur lesquelles étaient sculptés des emblèmes, des armoiries ou autres signes constatant la propriété des particuliers, des abbayes, ou le territoire dépendant d'une ville.

Aujourd'hui, les limites des héritages sont aussi marquées à l'aide de bornes (voy. Bornage) ; il en est de même pour les confins des États.

Sur les routes, on place, en France, de 1,000 en 1,000 mètres, des bornes que l'on nomme bornes kilométriques, et sur lesquelles les distances sont indi- (| uées en kilomètres ; on les l'ait en pierre ou en fonte (fig. 581).

Les Romains établissaient aussi, à chaque mille, des bornes appelées colonnes milliaires (voy. Militaire .

BORNE

BORNE

On a encore placé des bornes en pierre dure et de forme arrondie dans les rues des villes, au devant des maisons et aux encoignures, pour préserver les murs du choc des véhicules. Cet

usage, très-ancien, s'est conservé jusqu'à l'établissement des trottoirs, dans les villes modernes. On voit encore de ces bornes aux angles des portes cochères dans les maisons de construction ancienne ; on les remplace actuellement par des chasse-roues en métal.

Quelquefois, des bornes reliées par des chaînes servent à former une enceinte inaccessible aux voitures autour de certains édifices ; on ■ les fait en

Fig. 582.

pierre et on les arme souvent de cercles en métal (fig. 582), ou bien on les fait simplement en fonte.

Les stades des Grecs et les cirques romains étaient pourvus de bornes, autour desquelles on devait tourner aux extrémités de la course (voy. Cirque, Stade .

Des bornes-fontaines sont établies

dans certaines villes, pour servir au lavage des rues ou à l'usage des particuliers. On les adosse contre les murs au-dessus des trottoirs, ainsi que le représente la figure 583. et on les munit

Fig. 583.

de robinets qu'on ouvre à certaines heures. Le plan montre la grille qui recouvre la gargouille par où l'eau s'écoule dans le ruisseau.

Des bornes analogues (fig. 584), pourvues de cuves en pierre, sont souvent

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Fig. 584.

installées dans les cours des habitations pour les usages domestiques.

Les bornes sont payées de la manière suivante, quelle que soit leur forme, dans le règlement du prix des ouvrages :

1° Pour la fourniture, sur la même base que la maçonnerie de pierre de taille elle-même, en comptant chaque mètre cube en œuvre pour lm,15 de pierre, rendu ta pied d'oeuvre ;

BOSSAGE

BOSSAGE

2° Pour la taille, au même prix que la pierre de taille par mètre carré de parement vu ;

3° Pour la pose , comprenant la fouille, le bardage, la mise en place et le scellement dans le sol, avec couche de sable de 0m,15 d'épaisseur sous la culasse, tout compris, par borne, 60 centimes.

Chaque lettre ou chiffre gravé en creux, quelle qu'en soit la dimension et sur toute espèce de pierre de taille, se paieO fr. 80(1).

Législation En vertu de l'article 82 de l'ordonnance de police du 25 juillet 1862, il est défendu d'établir des bornes, marches et bancs en saillie sur les trottoirs.

Bornoyer. — Déterminer les directions d'alignements droits ou courbes, qu'il s'agisse de construire ou de faire une route, une allée ou un chemin.

Cette opération se fait au moyen de jalons.

Bosel, s. m. — Voy. Tore.

Bossage, s. m. — Nom que l'on applique, à des saillies, brutes ou façonnées par l'outil, qu'on donne aux pierres employées dans les constructions.

L'origine du bossage se trouve dans la pratique de la pose des pierres et dans les diverses méthodes d'appareil usitées chez les anciens.

Tout porte à croire, en effet, que ceux-ci posaient les pierres après les avoir taillées seulement sur les côtés qui devaient se joindre aux autres pierres et n'aplanissaient la surface extérieure que lorsque les murailles étaient élevées. Quelquefois , le temps manquant ou pour des raisons d'économie, on laissait les pierres brutes ; ces saillies devinrent, par l'imitation qu'on

(1) Sergent, Traité pratique et complet de tous les mesurages, métrages, jaugeages de tous 1rs corps.

| en fit dans la suite, l'origine de l'ornej ment que nous appelons bossage.

Un des plus anciens exemples de ce

j genre de décoration est celui que l'on a

retrouvé à Jérusalem, sur un mur appar-

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Fig. 585.

tenant aux ruines du temple de Salomon; nous en donnons le dessin (fig. 585).

Le bossage proprement dit, c'est-àdire la pierre relevée en bosse, ne se rencontre guère chez les Grecs. On l'observe seulement sur la lanterne de Démosthènes.

Les Romains l'appliquaient particulièrement aux murailles d'enceinte ; c'est, du reste, là qu'il convient le mieux , ainsi qu'aux soubassements et à toute construction destinée à en supporter d'autres. Le plus bel exemple que l'on puisse en citer est la muraille qui entourait le forum de Nerva et que Ton appelle aujourd'hui la muraille de l'arc de Panthano. On voit encore des bossages à l'aqueduc de Claude et à la porte Majeure. Les Romains élevèrent même des édifices où le bossage peut être cousidéré comme sujet principal du style de construction, comme résultai d'un dessin arrêté et réfléchi ; tels sont l'amphithéâtre de Pola, en Istrie,et celui de Vérone. Dans ce dernier monument surtout, les bossages sont très caractérisés ; ils y sont employés à l'ornementa* limi «les portiques extérieurs et mêlés à

BOSSAGE

BOSSAGE

l'ordonnance des pilastres qui en décorent les pieds-droits.

Le moyen âge offre quelques exemples de bossages bruts laissés sur le parement extérieur des pierres. C'est surtout dans les ouvrages militaires de la fin du xme siècle que cet usage a laissé des traces. Il disparut, pendant les xive et xve siècles, pour être remis en vigueur au xvie.

Les modernes ont fait abus de ce genre de décoration. Les architectes de la Benaissance italienne, entre autres ceux de l'école florentine, l'employèrent sans mesure dans les édifices qu'ils construisirent. Le palais vieux de Florence, le palais Pitti et d'autres encore en sont chargés extérieurement ; les colonnes adossées aux bâtiments y sont même coupées de bossages très-prononcés. Les autres écoles de l'Italie se servirent de cet ornement avec moins de profusion, le considérant plutôt comme un élément de variété destiné à imprimer un caractère de force à certaines parties des édifices, que comme un objet constant et uniforme de décoration.

De l'Italie, le goût du bossage se répandit en France, où il fut sans doute introduit par Serlio, qui en était l'un des plus grands partisans. Philibert de l'Orme en fit usage au château des Tuileries ; on le voit encore appliqué à la partie de la galerie du Louvre bâtie sous Henri III ; mais ce fut Marie de Médicis qui en répandit plus que jamais la mode avec le palais du Luxembourg, qu'elle fit construire après la mort de Henri IV. On prétend que l'architecte de ce monument, De Brosse, fut obligé par la reine de prendre pour modèle le palais Pitti, à Florence.

Aujourd'hui, le bossage est toujours employé, mais avec plus de discrétion, il faut le reconnaître, que dans les exemples que nous venons de citer.

Les bossages sont disposés soit en chaînes verticales, soit en assises horizontales, pour accentuer certaines par-

ties des édifices, telles que les angles des murs, la rencontre d'un mur de refend avec le mur de face, les bandeaux, les soubassements, les arcades, et quelquefois même les colonnes.

Dans leur distribution, on suit la division naturelle indiquée par les joints, si l'appareil est réglé; dans le cas contraire, on ne tient pas compte de cette condition.

Suivant la forme donnée à ces motifs de décoration, on dislingue :

Le bossage en tables (fig. 086), dit aussi bossage carré ;

Le bossage arrondi ou rustique fig.

587), dont les arêtes sont arrondies ;

Fig. 587.

Le bossage en pointe de diamant, dont le parement a quatre glacis qui se ter-

Fig. 588.

minent en un point (fig. 088) ou par une arête ;

BOSSAGE. — 284 -

Le bossage à onglet (fig. 589), dont l'arête est abattue en chanfrein, de

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Fig. 589.

façon à former avec le bossage contigu un angle droit ; Le bossage à cavet (fig. 590), dont la

saillie est terminée par un cavet compris entre deux filets ;

Le bossage à chanfrein (fig. 591 ), dans lequel l'arête est abattue et qui ne se

BOSSAGE

profondeur et bordée d'un listel, et qui

joint pas avec le bossage contigu, mais en est séparé par un petit canal ;

Le bossage à doucine (fig. 592), dont l'arête est moulée d'une doucine ;

Le bossage ravalé (fig. 593), qui a une table fouillée en dedans d'une certaine

Fig. 592.

est séparé d'un autre bossage par un canal carré ;

Fig. 593.

Le bossage pointillé (fig. 594) ;

Fig. 594.

Le bossaye vermicide (fig. 595) ;

Fig. 595.

Le bossage en liaison (fig. 596), q

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