BOULON
Les boulons à clavette étaient surtout employés avant le xvn° siècle ; on s'en
Fig. 608.
(fig. 608) à l'aide duquel les maçons remuent la chaux et font le mortier.
Boulon, 5. m. — Tige de fer ronde ou prismatique qui porte, d'un bout, un arrêt fixe, de l'autre, un arrêt mobile, et sert à relier fortement entre elles des pièces de bois ou de métal.
L'arrêt fixe est la tête du boulon, qui est, ainsi que le montre en A, B, G, la figure 609, ronde, carrée ou hexagonale ; l'arrêt mobile est une clavette ou une goupille, qui s'engage dans une mortaise ou œil pratiqué sur la tige (fig. 610) ; mais, plus généralement, c'est un écrou qui se visse dans un bout fileté et qui adopte la forme carrée ou à pans, comme l'indique la figure 609.
Fig. 609.
sert particulièrement aujourd'hui pour la fermeture des volets de boutique.
Fig. 610.
Quelquefois les boulons sont sans tête et garnis, de part et d'autre, de clavettes ou d'écrous. Le corps du boulon peut être cylindrique ; on le fait souvent carré ou polygonal, pour l'empêcher de tourner pendant que l'on visse l'écrou ; il est quelquefois carré sur une partie de sa longueur et rond l'autre partie.
Quand les pièces réunies "sont en bois, on interpose entre le bois et l'écrou une rondelle de forte tôle, afin de préserver le bois des déchirures que le serrage y produirait.
On appelle bottions iïécartenient ceux qui sont employés dans la construction des escaliers ; ce sont des tringles de fer rond qui traversent les limons au-dessous des marches et sont arrêtées, de chaque côté, par des écrous entaillés sur le bois, ou par un écrou, d'un côté et une clavette, de l'autre.
Dans l'évaluation du prix des ouvrages, les trous et scellements nécessités par la pose des boulons tfécartement se comptent suivant la nature des matériaux formant la cage des escaliers.
BOURDONNIÈRE.
D'ordinaire, on les évalue à 0,20 de légers chacun.
Les proportions à donner aux boulons dépendent de la nature des efforts auxquels ils doivent résister. Ainsi, ces attaches sont tirées dans le sens de leur longueur ou bien elles sont soumises à une tension ou à une pression s'exerçant normalement à leur axe. Dans le premier cas, on fait en sorte que le boulon n'ait pas à subir une force de traction supérieure à 3 kilogr. par millimètre carré de section ; les filets de la vis sont en saillie sur le noyau du dixième du diamètre et leur pas est double de leur saillie ; l'épaisseur de