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ju'ils sont plus bas, plus étroits et plus ►bscurs; ils sont tantôt en sous-sol, omme dans les anciens établissements le ce genre ; tantôt on les place à l'exrémité des bâtiments en ailes renfernant les cellules ; on voit un exemple te cette disposition à la nouvelle maison l'arrêt et de correction de la rue de la ianté, à Paris.

2° Dans les asiles d'aliénés, ce nom 'applique aux cellules ou loges de force ;ans lesquelles on renferme les fous urieux, pendant la durée de leurs ccès.

Les cabanons font partie du corps de âtimcnt réservé aux malades dits agités. 'antôt, comme à l'asile Sainte-Anne, à aris, ils sont placés aux extrémités un corps de logis semi- circulaire, diisé en cellules rayonnantes et isolé des avillons destinés aux autres malades ; mtôt, comme à l'hôpital de Charenton, n petit bâtiment spécial renferme les )ges de force et est réuni à la section es agités par une salle de bains, affectée l'usage commun de ses pensionnaires.

Toutes les cellules de ces malades sont apitonnées intérieurement ; les serrures ont logées dans l'épaisseur du bois et chambranles des portes ont leurs ngles arrondis pour empêcher les aliéés de se blesser.

Cabaret, s. m. — Ce mot désignait îtrefois un lieu fermé de barreaux; est ce qui a fait nommer cabaret les ablissements où l'on vend du vin, des jueurs et des comestibles.

Les cabarets datent au moins du c siècle et sont antérieurs aux restaunts.

Cabestan, s. m. — Treuil à axe rtical qui sert à exercer des efforts ms le sens horizontal.

La figure 659 représente un cabestan mposé d'un châssis inférieur, muni une traverse intermédiaire, dans lamelle est pratiqué un orifice, qui donne ssage à l'un des tourillons du treuil ;

la partie supérieure du cylindre passe dans deux encoches semi-circulaires, taillées dans les traverses d'un second châssis porté au-dessus du premier par quatre poteaux ; le treuil se termine par une tête que traversent de longues barres

horizontales en nombre pair et sur lesquelles des hommes agissent perpendiculairement pour faire tourner le cabestan. Autour du treuil est enroulé un câble ; mais on ne l'y fixe pas par son extrémité; un des brins s'enroule au fur et à mesure que l'autre se déroule. La charpente, posée sur le sol, est retenue par des cordages à des piquets fixes.

Cet engin est d'un usage fort ancien, car Aristide en parle dans son ouvrage sur la mécanique, et Vitruve en fait mention sous le nom cYergata.

Le cabestan peut être employé au déplacement des fardeaux les plus considérables. Nous citerons, comme exemples historiques de masses très pesantes mues par cet appareil, les obélisques de Rome, le fameux rocher qui sert de piédestal à la statue de Pierre le Grand, à Saint-Pétersbourg, et l'une des grosses pierres qui forment les angles du fronton du Panthéon, à Paris, etc.

Cabinet, s. m. —- On désigne ainsi, dans les habitations, certaines pièces affectées à différents usages.

Les demeures des anciens, et particulièrement les maisons romaines, renfermaient diverses pièces auxquelles étaient affectés différents noms et que nous pouvons comprendre sous la désignation générale de cabinet.

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Toutefois, le mot tablinium semble être celui dont le sens répond le mieux à la signification un peu vague que nous attachons nous-mêmes au mot cabinet (voy. Tablinium).

Nous allons passer en revue les principales pièces auxquelles on donne le nom de cabinet.

1° Cabinet d'aisances : cette pièce, appelée encore garde-robe, privé ou watercloset. exige, au point de vue de la commodité et de la salubrité, des dispositions spéciales, au sujet desquelles nous devons entrer dans quelques développements.

Le cabinet tf aisances peut être compris dans l'intérieur de l'habitation ou placé au dehors.

Dans le premier cas, un petit, vestibule ou pièce d'accès doit précéder le privé proprement dit, si cette pièce ne s'ouvre pas directement à l'extérieur. Il est bon que ce vestibule ait une baie spéciale donnant de l'air et de la lumière. Le cabinet doit être pourvu également d'une fenêtre servant à l'éclairage et à la ventilation et garnie d'un châssis vitré ; l'exposition au nord est la meilleure dans nos pays. Un siège (voy. ce mot), établi suivant divers systèmes, communique, par un tuyau, avec la fosse d'aisances qui sert de récipient.

Les enduits doivent, autant que possible, avoir pour base des matériaux imperméables. Il est bon de faire partir un conduit de ventilation de la partie la plus élevée du plafond ou de la voûte qui recouvre la pièce. Le sol est parqueté ou carrelé. Les tuyaux de chute en poterie ou en fonte, ayant les premiers 0m,2o de diamètre, et les seconds 0m, 20, sont scellés avec des colliers en métal dans les angles des murs ou noyés dans leur épaisseur. La porte doit s'ouvrir, de préférence, en dedans du cabinet et être garnie d'un verrou à l'intérieur. Les dimensions, en plan, d'un cabinet privé sont, au minimum, lm,10 sur 0m,80. Les privés doivent recevoir jour et air au moven d'une baie de dimensions suffi-

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santés. Au dernier étage, ils peuvent être éclairés et aérés par une trémie fermée à son extrémité par un châssis à tabatière. Il est admis qu'un cabinet peut servir à l'usage de quatre logements au plus.

Quand les cabinets sont construits en dehors de l'habitation, on recouvre généralement le sol d'un dallage avec joints en ciment, en y ménageant une pente dirigée vers un trou d'écoulement qui communique, par un tuba, avec le tuyau de chute, suivant le système de lunette employé pour remplacer le siège (voy. Lunette).

Dans les campagnes, les cabinets d'aisances sont à peu près inconnus, à cause de la répugnance que le paysan éprouve à utiliser les matières fécales comme engrais. Il est, en outre, très difficile de trouver des ouvriers qui retirent les matières des fosses d'aisances, lorsqu'elles y ont été déposées. Il y a donc lieu de rechercher quels sont les moyens Les plus commodes pour le fermier d'arriver à faire exécuter cette besogne par ses propres ouvriers.

M. Charpentier (1) propose plusieurs solutions, soit qu'on veuille employer les matières à l'état liquide, soit qu'on les fasse absorber par les terres ou par les fumiers de ferme ou bien encore que les liquides soient recueillis à pari et les matières solides converties en pou-, drette. Le procédé le plus simple consiste dans l'établissement d'une fosse creusée en terre avec une profondeur de 1 mètre à lm,50. Un abri serait placé pour les gens de la ferme, à l'une des extrémités, le reste étant recouvert da planches. On jetterait, de temps ci temps, dans la fosse des terres destinées à absorber les matières : puis, ces terres seraient retirées pour être trans portées dans les champs comme engrais. Au besoin, on garnirait le fond e les parois de cette fosse de revêtement en maçonnerie hydraulique.

(1) L. Moll, Encyclopédie pratique de Cngr culture.

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Les fosses mobiles . qui sont d'un usage fréquent à Paris, pourraient être adoptées dans les campagnes. L'appareil se compose d'un tonneau en bois fort, percé, sur l'an de ses fonds, d'une ouverture que Ton ferme au moyen dun tampon lors de l'enlèvement. Ce tonneau, placé au-dessous d'un siège d'aisances, reçoit les matières par un tuyau.

Fig. 660.

comme le montre la figure 660. Ce tuyau est pourvu, à sa partie inférieure, d'un manchon de 0m.2o à 0m,30 qui lui forme enveloppe et peut glisser sur une longueur de 0m,20 à 0m.2o, de manière à pouvoir descendre jusqu'à l'ouverture, qu'il recouvre entièrement de façon à ce que les matières s'écoulent sans épanchement. Quand le tonneau est plein, on fait remonter le manchon pour faciliter l'enlèvement. Il suffit de deux tonneaux de 1 hectolitre chacun, avec enlèvement tous les quinze jours, pour une ferme de dix personnes. La figure 661 montre l'installation complète du cabinet. Le tonneau, placé dans

une fosse peu profonde, est supporté par deux barres de fer placées en travers d'une cuvette construite en maçonnerie hydraulique, destinée à recevoir

Fig. 661.

les liquides qui pourraient s'épancher et à en empêcher la tîltration. Dans les campagnes, on peut simplement poser le tonneau sur deux traverses de bois.

Dans le cas d'un cabinet construit à part, comme cela se présente fréquemment dans les habitations agricoles, on pourrait élever le siège et le pourvoir de quelques marches, afin que le tonneau soit placé au niveau du sol et puisse être plus facilement enlevé, ce qui est important, eu égard à la mauvaise volonté que montre le cultivateur, quand il s'agit d'employer ces matières. Voici un autre mode de construction

Fig. 662.

très simple, qui permet d'éviter tout transport immédiat des matières fécales

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et de les mélanger aisément aux fumiers (Tétanie, de manière à les améliorer. La fosse des fumiers étant munie d'une citerne à purin, on place le cabinet d'aisances près de cette citerne, de manière h ce que les matières viennent se mélanger au purin (fig. 662). Toutefois, au moment de l'emploi de ces liquides, il faut ajouter une assez grande quantité d'eau et remuer fortement toute la masse. Ces liquides servent à l'arrosage des fumiers. Toute cette construction doit être exécutée en bonne maçonnerie hydraulique.

On donne aussi le nom de cabinets

Fig. gg:ï.

d'aisances ou water-closets à des locaux

spéciaux, disposés dans les gares et stations de chemin de fer pour l'usage des voyageurs et qui sont tantôt isolés, tantôt attenants au bâtiment principal. Ces water-closets comprennent des cabinets distincts pour les deux sexes, situés dans des pièces séparées Tune de l'autre et ayant chacune une entrée particulière.

La partie réservée aux hommes contient, outre les cabinets fermés, un certain nombre d'urinoirs, ainsi que le montre la figure 663, qui représente le plan et la coupe d'un de ces établissements. La pièce est rectangulaire et construite au-dessus de la fosse, qui reçoit directement les matières provenant des lunettes et les liquides des urinoirs. Ceux-ci sont au nombre de cinq et forment de petites stalles de lm,50 de hauteur, 0m,65 de largeur et 0m,4o de profondeur. Les séparations et les parois, jusqu'à une certaine hauteur, sont faits en matériaux inattaquables par les urines (voy. Urinoir). Il est préférable de diriger les liquides vers un canal d'écoulement et non dans la fosse d'aisances, qui serait trop fréquemment remplie dans les water-closets importants.

Les cabinets fermés sont au nombre de trois; ils sont pourvus de lunettes, avec sol en pente vers un orifice, qui communique avec le tuyau de chute. Les murs sont en briques ; la partie supérieure est à jour; la ventilation est établie par un tuyau adossé au mur du fond.

La figure 664 représente le plan de

Fig. GGi.

<<il>inets dans lesquels on a ménagé la

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séparation des deux sexes au moyen d'un compartiment divisé lui-même en deux parties : la première ne renfermant que des urinoirs et possédant sur la voie une entrée masquée par une clôture en menuiserie; la seconde contenant des urinoirs et des sièges et ayant son entrée du côté opposé à la voie.

Dans le plan que représente la figure 665, la séparation des sexes est également établie par des urinoirs à

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Fig. 665.

doubles compartiments. L'un de ces derniers a, de même, son entrée masquée par une clôture du côté de la voie. Les cabinets renfermant les sièges ouvrent directement sur l'extérieur.

Les établissements publics tels que les hôpitaux, les maisons d'éducation, etc., ont pour cabinets d'aisances des installations spéciales auxquelles on donne plus généralement le nom de latrines (voy. ce mot).

Législation. En vertu de l'ordonnance du 20 novembre 1848 concernant la salubrité des habitations et de l'instruction, de même date, concernant les moyens d'assurer la salubrité des habitations, les conditions suivantes sont imposées pour l'établissement d'un cabinet d'aisances : ventilation par des ouvertures ou par des tuyaux d'évent convenablement disposés; sol imper- 'méable.

2° Cabinet d'antiquités et de médailles : je doit être une salle rectangulaire,

«t-à-dire plus longue que large et Jour laquelle l'exposition la plus conve-

nable, dans nos pays, est celle du levant. Le long des murs on dispose des armoires à vitrines, dans lesquelles seront placés les bronzes et autres objets; ces armoires contiendront aussi des tiroirs où seront renfermées les médailles. L'axe de la pièce sera occupé par des tables de marbre, sur lesquelles seront exposées de même les curiosités de la collection. Le caractère général de la décoration doit être sévère ; les formes seront simples et accentuées.

3° Cabinet d'étude : pris dans ce sens particulier, le terme cabinet désigne une pièce consacrée à l'étude et au travail et qui est, par cela même, une des pièces essentielles et constitutives des appartements modernes.

La condition principale qui se présente, pour la disposition à donner au cabinet d'étude, est l'éloignement de tout bruit. Dans les grands appartements, il est accompagné d'autres pièces qui prennent les noms suivants :

V anti-cabinet, servant de salle d'attente ; V arrière-cabinet, diminutif du grand cabinet, consacré spécialement à la tranquillité et au travail du maître. La simplicité dans l'ornementation et dans l'ameublement doit seule être admise dans ces pièces.

Le cabinet proprement dit, destiné à la réception, varie de grandeur et de décoration, suivant la nature des occupations de son propriétaire. Toutefois, une ornementation simple et noble, différente de celle du salon, doit toujours y être adoptée.

4° Cabinet d'histoire naturelle : cette pièce, si elle est comprise clans un appartement privé, doit être séparée des salles destinées à la réception. Des armoires à vitrines y sont affectées aux différentes classes d'objets que doit renfermer la collection.

La partie inférieure de ces armoires, faite en avant-corps, présente une sorte de buffet, sur la tablette duquel on peut poser ces objets, soit pour les placer ensuite dans les vitrines, soit pour les

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