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CADENAS

CADRAN

On a trouvé un assez grand nombre de cadenas similaires en Asie, notamment en Syrie, mais on est d'accord pour reconnaître que ces objets n'ont pas le caractère asiatique et qu'ils semblent, au contraire, être de style grec ou romain.

Les Romains désignaient, sous le nom de sera, une sorte de cadenas ou serrure mobile employée à la fermeture des portes. Cette espèce de cadenas était passée dans un piton ou maintenue en place par quelque pièce analogue fixée elle-même aux montants de la porte.

Le British Muséum possède le corps ou cylindre d'un cadenas tout à fait semblable à une serrure de ce genre, que l'on a trouvée avec sa clef, à Rome, dans un tombeau, et dont la figure 671 (1) re-

Fig. 671.

présente une vue sur la longueur et une vue sur la largeur. Sur cette dernière face, on voit le trou de la clef et un orifice par lequel une branche recourbée, pareille à celle de droite, entrait dans le cadenas.

Dans un cadenas ordinaire, la boîte qui renferme le pêne se compose d'un palastre et d'une couverture réunis par

Fig. 672.

une cloison ; cette dernière pièce est traversée, d'un côté (fig. 672), par la queue de l'anse, dont l'autre extrémité, entrant dans la partie supérieure de la cloison, est munie d'une encoche qui

(1) Antony Ricli, Antiquités m, naines et grecques.

reçoit le pêne. La clef, forée ou à bouton, entre par la couverture.

Le système que nous décrivons ici, pour le cadenas commun, est ancien ;

Fig. 673.

plus généralement, l'anse n'a pas de queue, et s'ouvre à charnière (fig. 673). La forme donnée à ce genre de serrure est très variable ; il y a des cadenas ronds, ovales, en écussons, en cylindres, en triangles, en cœur, en boule, etc. ; on en fait à secret, et à combinaison. Ceux de ce dernier genre n'ont pas de clef ; ils sont formés par la réunion de

Fig. 674.

plusieurs viroles portant des lettres de l'alphabet ou d'autres signes (fig. 674) ; s'il y a, par exemple, trois viroles, le cadenas ne peut s'ouvrir que quand les trois lettres ou signes déterminés sont sur une même ligne, dont la direction est tracée sur chacune des plaques qui termine la pièce.

Cadette, s. f.

ployée au pavage.

Pierre carrée em-

Cadran, s. m. — 1° On désigne ainsi, dans les horloges telles que celles des églises, des mairies, etc., la partie extérieure sur laquelle se meuvent les aiguilles.

Les cadrans sont généralement faits de plaques de tôle ou de plomb laminé,

CADRAN

qu'on recouvre de plusieurs couches de blanc et sur lesquelles on peint en noir

*39 — CADRAN

comme celui que représente en coupe et

Fig. 675.

des chiffres romains marquant les divisions du temps (fig. 675).

C'est à partir du commencement du xie siècle que des cadrans furent établis sur les beffrois et sur les clochers des églises (voy. Beffroi). On les décorait souvent d'emblèmes et de figures ; on les surmontait même d'auvents destinés à les garantir contre la pluie. L'un des cadrans les plus célèbres pour son ornementation est celui de la tour du Palais de justice, à Paris (voy. Horloge).

Aujourd'hui, on met des cadrans sur la plupart des édifices publics ; on en place même à l'intérieur, comme dans les gares de chemins de fer.

2° Cadran solaire : appareil indiquant l'heure par la position que prend, sur une surface portant des lignes horaires, l'ombre d'une tige ou style en fer. Cette ombre étant ordinairement accompagnée d'une pénombre et, par suite, confuse et mal déterminée, on place à l'extrémité du style une plaque métallique, au centre de laquelle est percé un petit orifice circulaire : la lumière solaire, passant par ce trou, produit une image contrastant avec l'ombre.

Le cadran solaire que nous donnons figure 676 est un cadran vertical établi sur un mur ; mais on en fait aussi sur plan horizontal.

L'invention des cadrans solaires serait due aux Chaldéens ; les Grecs en firent aussi usage ; tantôt ils les établissaient sur une surface plane, tantôt ils les formaient d'une portion concave de sphère

Fig. 676.

en élévation la figure 677 ; ce cadran se voit sur le rocher de l'Acropole d'Athè-

Fig. 677.

nés, près du monument choragique de Trasyllus ; le style est placé au milieu du demi-cercle qui termine le bord supérieur ; les lignes gnomoniques sont tracées dans la concavité. Ces appareils étaient décorés de moulures ou de griffes de lion les terminant par le bas .

Les Romains construisirent aussi des cadrans solaires. Au moyen âge on s'en servit également et au xvie siècle on les multiplia : on en plaça dans les châteaux, sur les murs des édifices publics •et dans les monastères.

3° Les charpentiers donnent le nom de cadran ou cadranure à une maladie

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