‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 221 sur 278 · CASEMATE · texte numérisé non relu

CASEMATE

La disposition des cascades naturelles présente de sérieuses difficultés, parce

qu'il importe de cacher les moyens employés pour produire les effets cherchés. Il y a deux procédés principaux : faire tomber l'eau par filets ou par masse.

Cn te dernière façon produit une impression plus forte, surtout lorsque les eaux, limpides, claires et transparentes tombent d'une assez grande hauteur. La quantité et la variété des chutes, la diversité des arbres et des buissons suspendus contribuent extrêmement à la beauté de la cascade; il en est de même des effets de lumière produits sur les eaux par les rayons du soleil, et particulièrement du soleil couchant.

On peut aussi remarquer, d'une manière générale, que l'aspect sérieux est obtenu à l'aide de roches brutes, l'aspect agréable, au moyen de vertes plantations.

Casemate, s. f. — Architecture militaire. Lieu voûté à l'abri des bombes et dans lequel on place les munitions et les approvisionnements.

Les casemates servent aussi à loger

^)7 - CASERNE

les blessés et les hommes qui ne font pas le service des pièces sur un rempart armé de canons. L'emploi de ces abris date du xvie siècle.

Caserne, s. f. — Bâtiment affecté au logement des troupes et qui sert à loger de l'infanterie, de la cavalerie ou de l'artillerie.

Les casernes doivent contenir des chambrées, un réfectoire, des cuisines, des salles d'armes et de réunion, une prison et une salle de police voisines du corps de garde, une chapelle, une ou plusieurs cours; les communications doivent être établies par des escaliers larges, faciles et bien éclairés ; les immondices doivent être enlevées par un courant d'eau permanent. Autant que possible, le fer et la maçonnerie doivent seuls entrer comme matériaux de construction pour les murs, les voûtes, les charpentes. Les casernes de cavalerie, et particulièrement celles qui sont destinées à L'artillerie et au train, exigent des dépendances telles que forges, remises, charronneries, etc.

L'usage des casernes ne semble pas I remonter au-delà des Romains. Ceux-ci | désignaient par le mot castrum, nonseulement ce que nous appelons aujour- ; d'hui un camp, mais aussi ce que nous nommons caserne.

La ville de Rome possédait un grand I nombre d'édifices de ce genre. Il y en avait un particulièrement appelé le camp prétorien (castra prxtoriana), qui était un camp permanent ou une caserne destinée à loger la garde prétorienne. Il était primitivement établi en dehors de l'enceinte et fut compris plus tard à l'intérieur, à l'époque où Aurélien la lit reculer. Il subsiste de ce camp une partie du mur en briques qui l'enfermait avec une des portes placée près de la porta Pia.

D'autres villes possèdent aussi des restes d'édifices de ce genre.

On a découvert à Poinpéi un édifice qui fut regardé tout d'abord comme le

CASERNE

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portique du théâtre, derrière le proscenium duquel il se trouve placé ; mais on a reconnu, depuis, qu'il devait être occupé par des troupes, et on Ta appelé camp ou quartier des soldats. On y a trouvé, en elïet, un grand nombre de chambres presque toutes semblables entre elles, distribuées au rez-de-chaussée et au premier étage autour des portiques ; une cuisine avec des fourneaux disposés pour préparer les aliments

d'une grande réunion d'hommes, des armures , trois squelettes de prisonniers, dont les pieds étaient passés dans des ceps, et entin certaines dispositions détaillées ci-après et qui permettent de penser que cet édifice devait servir de caserne.

Le plan (fig. 755) indique la disposition du rez-de-chaussée, expliquée par la légende suivante : 1. Entrée sur la rue qui passait derrière Yodeum ou

Fis. 755.

petit théâtre. — 2. Escalier montant au balcon du premier étage. — 3. Palier en marbre qui conduisait sapostscenium du grand théâtre. — 4. Rampe qui monte au sol du forum triangulaire ou hécatonstylon, découvert après l'édifice qui nous occupe. — 5. Portique de soixante-douze colonnes d'ordre dorique, peintes alternativement en rouge

et en jaune ; celles qui formaient les axes sont en bleu. De nombreux piédestaux trouvés entre les colonnes supportaient sans doute des statues. — 6. Por- I ii lut4 ionique qui pouvait être fermé par des portes, ainsi que l'indiquent encore les trous de scellement pour les crapaudines. — 7. Autre portique communiquant à la cuisine et à des pièces 8 et 9

CASERNE

CASERXE.

qui semblent avoir servi de magasins.

— 10. Escaliers montant au balcon du premier étage. — 11. Suite de tablinum dans lequel on a trouvé des casques et différentes parties d'armures dont plusieurs étaient ornées d'incrustations en argent. — 12, 13. Chambres. — 14.

Puits. — 15. Porte de communication avec un petit portique. — 16. Portique adossé au mur de Vodeum. — 17, 18 et 19. Parties dépendantes du petit théâtre. — 20. Logement du gardien. — 21. Cuisine. — Une galerie saillante ou balcon en charpente faisait communiquer entre elles les chambres du premier étage. On a retrouvé les empreintes que les bois calcinés de cette partie de l'édifice avaient laissées dans les cendres qui les enveloppaient, empreintes qui en constituent, en quelque sorte, les moules. On a trouvé à Baies, à la villa Adrienne, à Otricoli, des constructions composées d une suite de petites chambres voûtées qui étaient réservées au logement des soldats.

A la villa Adrienne, ces chambres, occupées par la garde particulière de l'empereur, ne communiquaient entre elles que par une galerie extérieure en bois que Ton pouvait fermer ou faire occuper par une sentinelle.

En comparant cet édifice avec ceux qui ont été découverts dans les endroits cités plus haut, on peut conclure que les casernes des Romains devaient consister ordinairement en une longue file de chambres divisées en plusieurs étages, auxquelles on montait par un escalier de bois. Il n'y avait point de communication entre les chambres, mais une espèce de balcon extérieur régnait en avant et formait une galerie commune et découverte sur laquelle s'ouvraient toutes les portes. Tantôt les chambres étaient voûtées très solidement ; tantôt elles étaient surmontées de plafonds de bois.

Au moyen âge, l'organisation des armées ne comportait pas le logement des soldats dans des édiiices spéciaux.

Plus tard, le système des armées per manentes ayant été adopté, on répartit les troupes dans les maisons des habitants. Les inconvénients que présentait ce système de casernement y firent promptement renoncer. On plaça dès lors les soldats dans les maisons contiguës d'un même quartier de la ville, d'où Ton délogeait les habitants. C'est de là qu'est venue la dénomination de quartier, donnée, depuis cette époque, aux bâtiments réservés à l'usage des troupes. Les subdivisions des quartiers étaient des cantons. Ce dernier mode de logement des soldats a duré très longtemps, concurremment avec l'emploi d'édifices spéciaux.

Les plus anciennes casernes existant en France se trouvent à Amiens et à Stenay. Ce sont de petits bâtiments étroits et peu élevés. Le rez-de-chaussée est occupé par des chambres ayant une entrée directe à l'extérieur ; on accède par un escalier très raide au premier étage. Les constructions de ce genre, datant de la fin du xvie et du commencement du xvne siècle, ont, pour la plui part , disparu. Sous le règne de Louis XIII. on construisit des casernes, comme à la citadelle du Havre, au i château de Brest, par exemple, où les chambres des soldats sont plus spacieuses, et où les bâtiments sont terminés par des pavillons d'officiers.

A ces édifices succédèrent bientôt

ceux qui furent construits sur le type

Va a ban. Notons en passant que cette

j désignation n'est pas exacte : Vauban

n'est pas l'inventeur du type qui porte

i son nom; il le trouva appliqué d'une

manière générale dans le Nord, et ne fit

j que le perfectionner en profitant de

l'expérience acquise.

Les casernes édifiées d'après le type de Vauban sont des bâtiments simples ou I doubles composés d'un certain nombre de cages d'escalier ayant une entrée sur chaque façade et contenant chacune deux escaliers d'une seule volée don- | nant accès, à chaque étage, à deux

CASERNE

CASERNE

chambres situées Tune à droite, l'autre à gauche.

Les chambres, destinées à un certain nombre d'hommes, renfermaient plusieurs lits à trois places, l'un des occupants étant supposé de garde.

Les casernes ainsi construites devinrent d'un emploi général dans les places de guerre de la frontière dès les premières années du xvme siècle.

Bientôt on vit apparaître les casernes à corridor intérieur, placé dans Taxe longitudinal du bâtiment. Telles sont les casernes de Courbevoie, de Rueil et de Saint-Denis, élevées vers 1756. Vinrent ensuite les casernes à grandes chambres, sans mur de refend, placées dans la longueur du bâtiment. Ont été construites sur ce type, à Paris, en 1770, les casernes de la rue Verte, de Babylone, de la Nouvelle-France, de Popincourt, de la Courtille, etc.

Les galeries extérieures, comme dans les casernes dites à Y espagnole, et sur lesquelles ouvrent les chambres, furent un moment adoptées ; mais on constata que l'inconvénient présenté par les grands corridors, et qui consiste en vibrations capables de disjoindre les cloisons et de lézarder les voûtes, est plus considérable avec ces corridors établis sur la façade qu'avec ceux qui sont placés à l'intérieur.

Enfin, en 1788, eut lieu un concours de projets de casernes d'infanterie et de cavalerie. Dans le programme qui fut proposé, les chambres sont disposées par quatre, donnant sur un escalier à double rampe; les lits sont pour deux hommes ; les rez-de-chaussée sont élevés partout de 1 mètre au-dessus du sol ; les sous-officiers, les caporaux et les soldats ont des salles de police spéciales ; des cuisines séparées, avec fourneaux économiques, sont adoptées. On renonce aux corridors intérieurs et aux galeries couvertes. Dans les casernes de cavalerie on établit les chevaux tête à tète, avec des passsages de 2 mètres de quinze en quinze chevaux.

La Révolution qui commençait empêcha l'exécution de ce concours; mais on voit, par les conditions du programme, que les besoins divers du casernement étaient déjà bien appréciés.

Sous la République et sous l'Empire, cette question ne put être résolue ; le corps du génie eut à s'occuper principalement d'approprier le mieux possible, au logement des troupes, la grande quantité d'hôtels, de châteaux, d'établissements religieux qui furent mis à sa disposition.

Sous la Restauration, on étudia particulièrement les casernes à l'épreuve de la bombe dans les places fortes.

Cette question avait déjà préoccupé les constructeurs vers le milieu du xvne siècle. Vauban avait indiqué l'utilité de voûter les rez-de-chaussée des casernes ordinaires. Des voûtes ogivales , essayées pour des magasins à poudre, ne se montrèrent pas assez résistantes.

Vauban avait proposé pour ces petits édifices : une voûte de 3 pieds d'épaisseur à la clef, pour une portée de 25 pieds, recouverte d'une chape inclinée à 45° et d'une couche de terre de 3 pieds à l'endroit le moins épais, sur laquelle on pose une toiture pour le rapide écoulement des eaux pluviales. Des magasins à poudre construits d'après ces données ont très bien résisté au choc des bombes.

Mais ces constructions, très coûteuses, étaient insuffisantes, par leurs dimensions, pour loger des soldats. Jusqu'alors on avait mis ces derniers à l'abri dans les souterrains des bastions, humides et privés d'air.

On essaya d'abord les bâtiments avec voûtes ogivales, divisées en deux par un plancher, puis les voûtes en plein cintre, les voûtes d'arête recouvrant le rez-dechaussée et percées pour le passage des escaliers conduisant au premier étage.

Le type de caserne à V épreuve de 1820 se rapproche du type de Vauban, à l'exception près du double escalier dans chaque cage et du mur de refend longi-

CASERNE

CASERNE

tudinal. Les étages sont recouverts par une série de voûtes cylindriques accolées qui offrent. une grande résistance au choc des projectiles. Il importe seulement que la cohésion des mortiers soit très grande, que le décintrement soit bien fait et qu'il n' existe aucune fissure si petite qu'elle soit. La caserne de Marchiennes, à Douai, a été construite d'après ce type.

A la même époque, on s'occupait des casernements ordinaires. Le général Haxo proposait un projet-type différant peu de celui de Vauban et pour lequel le colonel Émy présenta quelques améliorations. Le colonel Relmas fit paraître, en 1823, un travail qui eut une grande influence sur tous les projets de casernes exécutées pendant vingt-cinq ans. La disposition qu'il proposa est intermédiaire entre le type de Vauban et celui à corridor intérieur : en effet on y trouve deux escaliers du premier type, réunis pour en former un seul d'aspect monumental. De plus, pour éviter les corridors, les chambres communiquent entre elles, ce qui leur crée une servitude. Le type Relmas a été adopté presque partout, surtout pour les casernes à répreuve, parce qu'il consacre l'équidistance des baies qui détermine la largeur des escaliers et permet de conserver la même ouverture pour toutes les voûtes.

Quant aux casernes de cavalerie, elles ont subi, depuis la Restauration, d'importantes modifications, et leur disposition a réagi sur l'aménagement adopté pour les casernes d'infanterie. Tout d'abord, le règlement du 17 août 1824 n'admettait qu'un espa.ce d'un mètre par cheval ; celte dimension fut portée à lm,45 par un arrêté du ministre de la guerre, en date du 23 décembre 1840 :

la largeur des écuries simples fut fixée à 6 mètres: celle des écuries doubles, tête à tête, à 12 mètres ; celle des écuries doubles, croupe à croupe, à 10m,40 ; la hauteur des écuries, à 5 mètres : ce! If des fenêtres, à 3 mètres. Le cube d'air

produit par ces chiffres est de 43m,50, par cheval.

Enfin, le type du 8 novembre 1843 décide que le casernement doit être formé d'écuries doubles, où les chevaux seront tête à tête, au nombre de 100, et séparés en 3 fractions par deux escaliers de 3m,90 de largeur. Au-dessus seront logés les hommes de l'escadron et, en arrière, dans une écurie simple , les 52 chevaux formant à cette époque le complément. Ce type a l'inconvénient de réserver trop d'emplacement aux hommes et d'occasionner une très grosse dépense.

Depuis 1854, on a construit des écuries à 4 rangs, en utilisant les deux murs de façade de ces bâtiments pour y accoler des écuries simples. On économise ainsi le terrain et les constructions sont plus solides, ayant leur corps principal pourvu de bas -côtés.

L'École militaire possède des casernes de cavalerie ainsi établies.

Une bonne répartition du logement des hommes permet une grande économie de terrain, pour l'écurie même, sur

le type de 1843. La figure 756 représente, à l'échelle de 0m,0015 pour mètre, le plan d'une écurie à 4 rangs qui, avec quatre cages d'escaliers, peut loger 148 chevaux, l'étage au-dessus pouvant recevoir 144 hommes et, au besoin, l'étage mansardé, 106 hommes.

On voit que, pour arriver à ce résultat, il faut revenir aux errements de Vauban pour le logement des hommes.

CASERNE

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Les casernes d'infanterie construites depuis 1852 se sont ressenties de l'effet produit par les casernes de cavalerie.

Auparavant le type Relmas avait seul la vogue. On trouva trop grand l'espacement des fenêtres, les entr'axes étant de 6 à 7 mètres ; on le réduisit à 4m,60, lors de l'édification de la caserne Napoléon, à Paris, avec des chambres de 6m,40, avant alternativement une et deux fenêtres. Mais on a beau essayer des combinaisons d'entraxes de 4m,20

à 4m,60, avec un certain nombre de chambres simples ou doubles, de 5m,80 à 6m,50, tantôt les chambres sont trop étroites, ouïes fenêtres sont mal placées, ou il y a trop de chambres entre deux escaliers. Aucune combinaison ne vaut celle à laquelle on est arrivé pour les quartiers de cavalerie et qui représente le type de Vauban, avec 3 fenêtres pour deux chambres, débouchant chacune sur un escalier.

Toutefois, nous donnerons ici (lig. 757)

Fig. 757.

à l'échelle de 0m,002 pourmètre, le plan du deuxième étage de la caserne de la garde de Paris, située rue de la Banque. Les chambres habitées par les hommes sont distribuées tant sur la façade de la rue que dans les bâtiments donnant sur la cour. Ces chambres ont une porte ou- Miinl sur un couloir de communication et sont éclairées par des fenêtres dou-

bles. Un large escalier à plusieurs rampes et paliers de repos donne accès aux différents étages. Le bâtiment de La façade renferme, en outre, des chambres d'officiers et de sous-ofliciers. Les cuisines, avec un escalier de service, sont disposées dans le bâtimenl du fond de la cour.

De toutes les considérations qui pré-

CASIER

CASIER

cèdent , considérations extraites d'un travail publié dans la Revue d'architecture de M. César Daly, par M. Cosseron de Villenoisy, chef de bataillon du génie, on peut conclure ceci que Ton s'accorde généralement à admettre :

1° Le principe posé par Vauban de la rapide évacuation des casernes ;

2° Que pour un bon effet architectural les entraxes doivent être compris entre 4m.20 et 4m,o0:

3° Que les écuries à quatre rangs sont commodes et économiques, préférables à celles à deux rangs; mais que, pour une bonne aération, il ne faut loger d'hommes qu'au-dessus des deux travées centrales.

Casier, s. m. — Assemblage de planches verticales et horizontales (montants et rayons) formant des cases où l'on peut classer des livres, des papiers, des objets de collection, etc.

Les bureaux, les bibliothèques, les salles de musées, les magasins sont pourvus de casiers adossés aux murs et qui sont ouverts ou fermés par des, châssis vitrés.

La figure 758 représente un casier

forme du joint, que l'on peut appeler : à mi-bois et à double rainure.

dans lequel l'assemblage des bois empêche leur déformation. Le détail perspectif [fig. 759j fait comprendre la

Fig. 759.

Certains casiers sont garnis de fermetures mobiles (fig. 760; qui ont pour effet d'empêcher l'introduction de la poussière. Ces fermetures sont composées de deux parties réunies par une char-

CASIER

CASIER

nièrc et dont Tune fait abatant ; cette planchette se relève horizontalement et

Fig. 760.

glisse dans une rainure formée par un tasseau qui se retourne en encadrement; la partie verticale de ce tasseau, vue en

Fig. 761.

coupe dans le plan, arrête la partie mobile, quand on la rabat. Le détail de la charnière est donné par la ligure 761.

Par analogie, on donne quelquefois le nom de casiers à certaines cavités disposées par rangées et destinées à recevoir différents objets.

Dans les bains antiques, la salle dite apodyterium, qui servait au déshabille-

ment, était garnie, sur son pourtour, de petites niches destinées à recevoir les vêtements des baigneurs.

La salle propre à cet usage, dans les bains de Pompéi, renferme ainsi une série de casiers dont une suite de petites statues en terre cuite occupent les

Fig. 762.

intervalles, comme le montre (fig. 762) une coupe faite sur Tune des niches et tirée de l'ouvrage de Mazois sur les Raines de Pompéi.

Ces statues, cariatides ou atlantes, sont peintes en rouge, avec les cheveux et la barbe noirs. Certains auteurs, ne voulant pas voir dans la pièce que nous indiquons ici celle qui était réservée au déshabillement, ont dû chercher une destination à ces casiers ; ils ont supposé qu'on y déposait les vases à huiles el à parfums propres à l'usage des baigneurs : « Cette supposition, dit Mazois, n'est pas admissible, car le nombre des casiers et leur dimension auraient suffi pour y déposer les huiles et les

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