‹ Dictionnaire des termes employés dans la constructionChapitre 23 sur 278 · AFFLEURER · texte numérisé non relu

AFFLEURER

milieu ou dans Tune de ses parties, si les solives qui le composent sont trop faibles pour leur longueur, ou trop surchargées, ou bien encore si l'un des murs qui supporte les extrémités vient à tasser.

Pour éviter les désordres tels que les fractures des voûtes ou L'irrégularité du niveau des planchers, résultant de Y affaissement inégal, il importe de laisser les fondements tasser et les mortiers prendre corps, avant d'élever la construction hors de terre.

Les ouvrages de terrasse et les chaussées de chemins faites en terre rapportée s'affaissent considérablement.

De même, dans le jet sur berge de terres extraites d'une fouille, le tassement nécessite quelquefois un repiochage avant le chargement sur tombereaux, camions ou brouettes.

Affamé, part, passé. — Se dit, en général, d'un bloc de pierre, de marbre ou de bois, qui, après Yébauchage (voy. ce mot), n'a plus assez de matière pour qu'on puisse donner au travail fini les dimensions prévues.

Affichage, s. m. — Les anciens employaient certains procédés ^affichage pour les annonces qui devaient être portées à la connaissance du public. Les Grecs désignaient par les mots leucôma et sanis, les Romains, parle mot album, les tablettes, écriteaux et portions de mur couverts d'un enduit blanc sur lesquels ces annonces étaient inscrites en rouge ou en noir. Les lignes devenues inutiles, que Ton pouvait d'ailleurs aisément effacer, étaient supprimées par une couche nouvelle de blanc.

Ces affiches étaient naturellement exposées dans les endroits les plus fréquentés et aux places les plus apparentes, de manière à ce que le public pût facilement en prendre connaissance. Le forum était ordinairement le lieu choisi 1>o\iy Y affichage. Quelquefois les tablettes étaient appendues aux colonnes des

temples ou des portiques. Dans certains cas , on blanchissait même certaines parties de murs, auxquelles on donnait un aspect architectural et qui n'avaient d'autre destination que de recevoir des annonces.

Affiler, v. a. — Quand un outil a été aiguisé (1) sur la meule tournante ou fixe, son tranchant est composé d'une série de petites dents, formées par les grains du grès, et se présente sous l'aspect d'une petite frange ou lame d'acier très-mince et très-étroite, à peine adhérente , appelée bavure ou morfil ; ce morfil empêcherait l'outil de couper; on le fait tomber, en passant le tranchant sur la pierre à l'huile. Cette pierre, dite affiloir, est un calcaire compacte à grains très-fins. A son défaut, l'on peut se servir de certaines ardoises.

On dit qu'on affile les dents d'une scie qui ne coupe plus, quand on les aiguise à la lime. On se sert, pour cela, de limes triangulaires (tiers points) et de limes rondes (queues de rat) ; avec les premières, on affile le bout du tranchant des dents ; avec les secondes, on approfondit les parties arrondies entre les dents de scie.

Affiloir, s. m. — Voy. Affiler.

Affleurer ,

même surface ,

?. a. — Mettre à la soit d'un seul côté

Fig. 56.

(fig. 56), soit sur deux parements, sans aucune saillie de l'un sur l'autre, deux corps contigus.

Affleurer un plancher : mettre de niveau toutes les solives qui le composent.

Affleurer une porte : en aplanir toutes les parties, de façon à ce qu'elles forment une seule surface.

(1) Emy, Traité de charpente.

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