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CENDRIER

La cendre bleue ou cendre d'azur- es1

le produit dune pierre bleue, tendre.

granuleuse, presque réduite en poudre.

qu'on trouve dans les mines de cuivre, en Pologne et en Auvergne.

On emploie beaucoup de cendre bleue dans la détrempe, pour les ciels et les décorations de théâtre. Elle peut se substituer à l'outremer.

Un des procédés chimiques qui permettent de composer la cendre bleue est le suivant : on mêle trois parties de bon sable blanc cristallisé, bien séché au feu. deux parties de nitre.une partie de limaille de cuivre, une partie de sel commun décrépité et une huitième partie de sel ammoniac. On fait fondre le mélange dans un creuset, on verse la matière dans l'eau froide, on la lave et on la tamise. L'eau étant décantée, on fait sécher la poudre bleue, qu'on réduit en poudre impalpable.

La cendre verte provient de la décomposition du sulfate de cuivre par l'arsénite de chaux. Cette couleur ne s'emploie que dans la peinture en détrempe.

La cendre de houille est une matière provenant des résidus laissés par la combustion de la houille et que l'on emploie dans la composition de certains mortiers. Les cendres destinées à cet usage doivent être pures, exemptes de parties terreuses et de houille imparfaitement brûlée : on les passe, dans un état bien sec. au blutoir ou au tamis de 36 mailles par centimètre carré. Quand cette opération, qui doit avoir lieu dans un endroit couvert, est terminée, il faut que la cendre soit parfaitement tenue à l'abri de la pluie et de l'humidité, soit dans les magasins de l'entrepreneur, soit dans le transport, soit à pied d'oeuvre : car toute cendre mouillée doit être rejetée comme impropre à la confection de bons mortiers.

Cendre (Té tain voy. Potée).

Cendre gravelée voy. Eau seconde .

Cendrée, s. f. — Cendre provenant

des fours à chaux que Ton chauffe avec de la houille.

On en fait un mortier appelé mortier île cendrée et qui se compose de 3 parties de chaux vive pour 2 parties de cendrée. Pour fabriquer ce mortier, on éteint la chaux, on la réduit en poudre fine et on la bat avec la cendrée, sans ajouter d'eau : on obtient, au bout de plusieurs jours, une pâte grasse et fine. Ce mortier est excellent employé à l'air. On en fait usage dans le nord de la France, où on l'appelle cendrée de Tournai

Il y a un autre mortier qu'on nomme mortier de cendrée de Nîmes; il provient de ce qui reste au fond du four, lorsque l'on a ôté la chaux. On mouille légèrement ce résidu : on le passe au crible et on le corroie une fois par vingt-quatre heures pendant quatre ou cinq jouis avec un rabot et en y mettant très peu d'eau. On emploie ce mortier aussitôt après sa confection. Il est bon pour les constructions dans l'eau (1 .

Cendrées : Les plombiers nomment ainsi les écumes de plomb en fusion.

Cendreux, ad]. — Les serruriers

disent qu'un fer est cendreux quand, après le polissage, il parait piqué de petits points qui révèlent la présence, dans la masse, de matières étrangères.

Cendrier, s. m. — 1° Partie d'un fourneau de cuisine située sous la paillasse et qui reçoit les cendres.

Le cendrier est bourde et carrelé en carreaux de terre (voy. Cheminée. Fourneau).

Les cendriers de fourneaux de cuisine, faits en plâtras et plâtre avec fantons et enlretoises, se mesurent au mètre superficiel et s'évaluent à 50 p. 100 de légers, dans le règlement du prix des ouvrages de maçonnerie. On compte, en plus, les trous et scellements de fantons et entretoises, évalués à 0.05 de légers.

(1; Th. Château, Teduiologie du bâtiment.

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