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ANANKAION

employaient fréquemment, pour la construction de leurs voûtes, des poteries creuses, ayant l'aspect d'urnes ou d'amphores, destinées à alléger la maçonnerie. L'église de Saint-Vital , à Ravenne, bâtie sous le règne de Justinien, offre, dans sa coupole, un curieux exemple de ce procédé de construction. La partie inférieure de la voûte, depuis sa naissance jusqu'au sommet des fenêtres en arcades, c'est-à-dire sur une hauteur de 4 mètres environ, est formée par plusieurs rangs de vases en terre cuite, ayant la forme indiquée à gauche (lig. 100), et qui sont placés perpendiculairement les uns au-dessus des autres, en sorte que la pointe de{ celui

Fig. 100.

du dessus entre et s'enclave dans l'orifice de celui de dessous. Le reste de la coupole , depuis les axes jusqu'au sommet, est formé d'un double rang de vases plus petits ou plutôt de tubes , ainsi qu'on le voit à droite de la figure. Ces tubes, posés presque horizontalement et enfilés l'un dans l'autre, forment une ligne spirale qui, commençant au-dessus des fenêtres, va, en s'élevant insensiblement, aboutir à la clef. Vers les reins de la voûte, cette spirale est fortifiée par un second cordon de ces mêmes tubes , ainsi que par plusieurs rangs d'urnes ou d'amphores plantées debout ; le tout est recouvert, tant en dedans qu'au dehors, d'un mortier qui donne à cette maçonnerie, extrêmement légère, une solidité qui, depuis douze siècles, ne s'est pas démentie.

Ampilly (Pierre d'). — Calcaire oolilhique, dur, gris ou rougeâtre, qui provient des carrières de Pierre-Chèvre, commune iïAmpilhj-le-Sec, arrondissement de Châtillon.

Cette pierre porte de 0m,60 à lm,40 de hauteur d'assise et pèse de 2,330 à 2,350 kilogr. le mètre cube. Elle s'écrase sous une charge de 435 à 505 kilogr. par centimètre carré.

Amussis. — Nom que les Romains donnaient à un instrument employé par les charpentiers et les maçons, pour vérifier si la surface de leur ouvrage était parfaitement plane.

C'était une tablette ou une règle de fer ou de marbre poli, frottée de craie rouge, de manière à marquer la plus légère inégalité sur la surface où on la promenait (1).

Anagraphe, s. m. — Mot provenant du grec et qui désignait, chez les anciens, une formalité imposée à l'acquéreur d'immeubles et que l'on peut comparer à notre enregistrement (voy. ce mot).

L'aliénation était mentionnée sur un registre publié par un fonctionnaire et donnait lieu à la perception de droits plus ou moins élevés.

Analogie, s. f. — Dans le règlement des mémoires on opère par analogie, quand on applique un prix ou une plus ou moins-value non prévue par un cahier des charges ou une série de prix, mais que l'on fixe par rapport à un autre prix qui est prévu, lorsque les ouvrages ont entre eux quelque ressemblance ou conformité.

Anankaion. — Mot grec employé, dans l'antiquité, d'après Snidas, pour désigner les prisons où l'on enfermait les esclaves rebelles et les affranchis qui devaient être replacés en servitude pour avoir manqué à leurs devoirs.

(1) Daremberg et Saglio, Dict. des antiquités grecques et romaines.

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