ATELIER
ne trouve de ces sculptures que dans les salles de ces édifices destinées aux réceptions officielles ; l'habitation proprement dite (harem et ses dépendances) en est dépourvue. Les portes sont ornées de taureaux ailés; les autres issues sont accompagnées d'un couloir formé de lions et de lionnes posés parallèlement ; quelques obélisques couverts d'inscriptions ont aussi été retrouvés. La sculpture de la période qui a précédé la ruine de Ninive représente, outre les motifs choisis dans la vie guerrière, des scènes de la vie privée.
Le mode de couverture employé devait être la voûte et le plafond en bois ; on a reconnu l'emploi de l'arc aigu, du plein-cintre, et même de la coupole. Les salles semblent avoir reçu le jour d'en haut par une galerie de fenêtres. Certaines pièces étaient sans toit.
La brique vernissée était en usage pour la décoration extérieure, et les façades principales étaient revêtues de plaques de marbre.
A côté de l'art assyrien se développait Yarchitecture babylonienne, qui présente beaucoup d'analogie avec les constructions de Ninive. Les briques, réunies par un ciment bitumineux, remplacent le pisé. Les pièces non couvertes sont plus nombreuses ; et l'usage de la brique vernissée, plus fréquent, est appliqué même à l'exécution de bas-reliefs.
Les écrits anciens nous montrent quel degré avait atteint la civilisation babylonienne : la description de Babylone nous présente une ville entourée d'une épaisse muraille, ilanquée de tours et percée de portes d'airain. Le tracé des rues était régulier ; un pont en pierres et un tunnel en briques réunissaient les deux rives de l'Euphrate. Les monuments sont, en général, des constructions à étages en retraite les uns audessus des autres. Des canaux et des | réservoirs, établis en dehors de la ville, permettaient de répandre l'eau dans les campagnes.
Astragale, s. m. — Moulure A placée, sur une colonne, entre le fût et le chapiteau (fig. 286).
Fig. 286.
Dans les plus anciens édifices, les astragales étaient ordinairement laissés tout lisses et sans ornements. Les plus petits seuls, ceux, par exemple, qui sont au-dessous des faces de l'architrave et des chambranles, étaient taillés en grains ronds ou oblongs, comme des perles et des olives.
Les colonnes d'ordre dorique grec n'ont point d'astragale ; le chapiteau est séparé de la colonne par plusieurs petits filets auxquels on a donné le nom d'annelets.
L'ordre corinthien du monument de Lysicrates n'en possède pas non plus. Il semble que les colonnes des ordres romains primitifs étaient également dépourvues d'astragales.
Les architectes du moyen âge firent de cette moulure un membre du chapiteau.
Actuellement, la partie supérieure des fûts, dans les ordres, est terminée par un astragale qui leur appartient et non au chapiteau, à la réserve néanmoins des ordres toscan et dorique ; on évite ainsi l'évidement du chapiteau. Cet astragale se compose d'un tore, d'un filet et d'un cavet.
Menuiserie. Baguette taillée en demirond, avec un filet en dessous; Y astragale est quelquefois rapporté.
Serrurerie. Bague en cuivre ou en fer, placée sur un barreau de rampe d'escalier.
Atelier, s. m. — 1° Lieu où des ouvriers travaillent en commun.
Les ateliers à ciel découvert, tels que ceux des tailleurs de pierre, des maçons,