TERRE-NEUVE
(les coavertnres, très importante, alimente le commerce d'exportation. Construction de locomotives ponr le chemin de fer de l'État.
Termonde se trouve sur la grande ligne ferrée d'Ostende à Malines et l'Allemagne, snr la ligne Anvers-Gand par Boom; elle est encore reliée par le rail à Saint-Nicolas (Waas). Les navires de mer peuvent y remonter; un seul y est arrivé en 1900, mais la navigation fluviale y est assez importante. L'agence de la Banque Nationale a escompté, en 1900, 1 1.017 eHets, val. 11.216.000 fr.; elle a présenté à l'encaissement 11.729 effets, val. 13.266.000 fr.
TERM (Italie). V. Aciéries.
TERUASSKMEXTS. Les travaux de terrassement consistent à modifier la conflguration d'un sol, à remuer et à transporter des terres: c'est ainsi que débute toute construction, qu'il s'agisse d'une maison, d'un édifice, d'une route, d'un chemin de fer, d'une mine, etc. On exécute soit des déblais ou fouilles, soit des remblais on exhaussements.
Le travail commence d'ordinaire par la pose de piquets sur le terrain, puis comprend successivement : la fouille, le chargement, le transport, le déchargement, le réglage.
Les déblais s'exécutent à la pelle, à la bêche ou au louchetpour la terre ordinaire; pour la terre glaise et les terrains agglomérés on se sert de la pioche; le pic et la mine viennent seuls à bout des roches, contre lesquelles on emploie aussi la dynamite.
Les terres extraites de la fouille ou tranchée se transportent à la brouette, au camion, au tombereau, au wagonnet, au wagon traîné par cheval on locomotive, etc. La brouette s'emploie pour les transports moindres de 12 m.; au-delà on prend les camions et tombereaux : les wagonnets à voie portative sont bien plus économiques que les autres systèmes de transport, toutes les fois que les distances à parcourir sont un peu notables; un seul ouvrier peut transporter, avec un wagon Decauville, 15 m. cubes de terre à 300 m., soit 10 fois plus qu'ares une brouette.
Le prix de revient d'un mètre cube de fouille ordinaire est d'environ 0 Ir. 53, mais ce prix peut augmenter beaucoup si le terrain présente des difficultés et si, en outre, on a un accès difficile et des conditions spéciales.
Nous ne pouvons d'ailleurs indiquer ici les divers modes d'exécution des tranchées ou fouilles : en sous-œuvre, en abatage ou à la sape, par dépôts et emprunts, etc.
L'exécution d'un mètre cube de déblais dans les terrains do sol supérieur de Paris (terres végétales et gravats rapportés) exige un travail moyen de 30 à 55 minutes environ ponr une fouille ayant au moins 2 m. de large au fond.
Un terrassier peut, en moyenne, piocher et jeter à une hauteur de 1 m. 00, on charger en brouette, en 10 heures, en grandes tranchées, 7 m. cubes 7 de terre végétale, 5,25 de terre compacte dure et 2 seulement de roc tendre ou gypse.
Le cube des déblais s'obtient en ajoutant an volume de la fondation : 1/3 de ce cube pour tenir compte des talus; i/3 à 1/2 en plus à cause du foisonnement (augmentation de volume des terres ameublies).
L'heure de terrassier se paye, à Paris, 0 f r. 6i ; pour le travail de nuit on ajoute la moitié de ce prix.
Paul Barré.
TERRE-KEUVE. Grande île appartenant à l'Angleterre, située à l'embouchure du golfe Saint-Laurent, entre 46° 37'— 51° 39' lat. N,, 54''58'— 61'>45'
long. 0. de Paris, à 3.704 kil. du cap Finistère français. Sup. : 109.295 kil. carrés (400 kil. sur 200 à 250). Pop. : 179. :»9 hab. en 1881, 197.934 en 1891, 210.000 en 1899. Cap. : SaintJohn's, 29.000 hab. (voy. ce mot); autres villes : Harbour-Grace 6.466, Carboneau 4.127, Twillingate 3.585. Les hauteurs ne dépassent pas 1.000 m. Nombreux lacs, étangs et cours d'eaux. Climat très humide: la température moyenne à Saint- John's est de 5*, le min. de — 16»; chute des plaies : 1 m. 50 à 2 m.
Le gouverneur est assisté d'un Conseil exécutif de 7 membres au plus, d'un Conseil législatif de 15 membres au plus et d'une « Honse of Assembly » de 36 membres.
Situation financière (en milliers de Ht. st.)
Revenns 341 321 317 3G0
Dépenses 402 277 402 367
Sur les revenus de 1898, 283.748 liv. st. proviennent des douanes. La dette publiqueélait, en 1899, de 3,407.558 liv. st.
En cédant Terre-Neuve à l'Angleterre par le traité d'Utrecht (11 avril 1713), la France s'est réservé le droit d'occupation pour le séchage de la morue sur environ les deux tiers de la côte, soit 900 kil. ; cette partie du littoral a pris le nom de French Shore. Au traité de Versailles (1783) ce droit fut étendu du cap Saint-Jean jusqu'au cap Raye; il fut confirmé par les traités de Paris de 1814 et de 1815 et la convention franco-anglaise du 14 janvier 1857. Le French Shore est éloigné de plusieurs centaines de kil. dn Grand-Banc, où a lien la pèche. On ne sèche plus la morue, on la sale. En réalité, les Français ne font rien de cette longue côte, mais ils empêchent les habitants de Terre-Neuve de s'en servir. C'est une situation absurde. (Voy. Pèches maritimes.)
Sur la côte méridionale et orientale, le sol est pauvre. Il y a dans le Nord des forêts de pins alimentant de grandes scieries. En 1891, 64.494 acres (de 40 ares 1/2) de terre étaient cultivés. Les principaux produits sont les pommes de terre, les navets, le foin, l'orge et l'avoine. On comptait 6.138 chevaux, 23.8^ bêtes à cornes, 60.840 moutons et 32.011 porcs
Gisements d'hématite en exploitation à Belllsland dans la baie de la Conception, mines de fer, de cuivre, de charbon d'excellente qualité, d'or, d'argent, de plomb, de pétrole. En 1891 il y avait 53 scieries, 3 tanneries, 2 brasseries et distilleries, 2 fonderies de fer et 32 autres établissements ayant produit pour 7.615.000 fr. env. et occupé l.OoS ouvriers. En outre, 340 fabr. de conserves ont employé 4.807 personnes. La pêche occupait 14.261 personnes, les mines 1.258 et la coupe des bois 625. Le produit des pêcheries dépasse 25 millions de fr. par an. Navigation.— Le mouvement maritime au long cours a été le suivant, en milMersde t. (entrées et sorties réunies): 1885 1893 1899
Tonnage total 590 852 1.241
Navires britanniques .574 816 1065
Vapeurs 315 598 l!039
Service régulier de Port-aux-Basques au Cap- Breton en 6 heures.
Commerce extérieur. — Voici les totaux dos échanges, en milliers de liv. st. :
Importations 1,395 1.577 1.2%
Exportations 984 1.308 1.425
Les import, consistent surtout en : farine 300.000 liv. st. en 1890, cotonnades, lainages et soieries 179,000. porc salé 63.000, quincaillerie 4S.900, charbon 50.000; les