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France

Belgique

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A. Ch.\rbon.nier.

FER (Bois de). V. Bois exotiques d'ébé.msterie.

FER BATTU. Ce qu'on appelle fer battu est de la tôle de fer étamée, émaillée on vernie. Ce nom vient de ce qu'autrefois on obtenait par le battage au marteau les instruments qui en sont faits, comme aujourd'hui encore la chaudronnerie de enivre; l'industrie qui les produit s'appelle casserie. C'est vers 1820 qu'on remplaça le martelage par l'estampage et l'emboutissage, qni donnent des surfaces lisses.

Comme les pièces finies sont le pins souvent cylindriques ou coniques, on découpe mécaniquement la tôle en plaques rondes de dimensions convenables; on emboutit ces plaques l'une après l'autre sur des séries de matrices, à la presse ou au marteau-pilon. Elles ont alors la forme voulue ; on les fait recuire au feu pour leur rendre la malléabilité que l'écrasage leur a enlevée; enfin on les plane pour faire disparaître les plis produits par l'opération mécanique. Il ne reste plus alors, après avoir coupé et régularisé les bords avec une cisaille, replié ces bords, percé les trous pour les rivets on les vis des anses et des queues, qu'à étamer, vernir, peindre ou émailler l'objet.

En France, les ustensiles en fer battu se font ordinairement par l'emboutissage à froid ; dans d'antres pays, notamment en .\llemagne, on procède souvent par le martelage à chaud, qui est plus économique, mais donne des produits plus lourds.

Le fer battu est d'un emploi très général dans la fabrication des nstensiles de cuisine et dans la qnin- «aillerie.

FER-BLAXC, FERBL.WTERIE. Le fer-blauc est la tôle recouverte d'un alliage de fer et d'étain, en denx couches, l'une, superficielle, d'étain pur, l'autre, intermédiaire, de fer et d'étain alliés, qui assure l'adhérence. (V. Étam.vge.)

Les emplois du fer-blanc sont actuellement très nombreux. C'est en ce métal que sont faites les boîtes ■de conserves, beaucoup de petits ustensiles de cuisine 'de ménage, les caisses intérieures d'emballage pour ^ expéditions lointaines, quantité de jouets, etc. Le fer-blanc a été pendant longtemps de fabrication uniquement allemande. En 1710 seulement, Réaumur dévoila « le secret qui est la base du travail du fer-blanc ». Et dès cette époque, l'industrie que des Allemands avaient importée en France dans la manufacture de Beaumont-la-Ferrière (Nivernais) "^ssa d'être un monopole. En 1735, une usine fut iblie à Bain, en Lorraine. Cinq ans plus tard, une tre usine s'établissait à Paris, rue Basfroi, spéciainent consacrée à la fabrication de la batterie de usine et de la vaisselle de table. Mais la ferblanterie prit surtout de l'extension quelques années après, quand Louis XV eut décidé que ses généraux officiers n'emporteraient plus de vaisselle d'arat a l'armée, mais seulement du fer-blanc. D'après

le duc de Lnynes {Mémoires, p. i:i2, tome XVI), un service complet en fer-blanc coûtait alors 2.000 livres environ.

Les rares artisans qui confectionnaient des ustensiles en fer-blanc ne faisaient que les plats, les assiettes, les lampes, les lanternes, les abat-jour. On les appelait ferblanquiers. Ils faisaient partie de la communauté des taillandiers. C'étaient, en général, de petits industriels ayant fait un apprentissage de ij années payé 500 livres.

Le fer-blanc est utilisé maintenant dans la fabrication des ustensiles de cnisine et de ménage, qu'on produit à un prix minime et qni offrent les pins importants avantages du cuivre: baignoires, seaux, 1 arrosoirs, ustensiles de cnisine, boîtes, lanternes en fer-blanc et en zinc; les cafetières, les lampes à espritde-vin, les moules pour pâtissiers, confiseurs, glaciers et chocolatiers; les plateaux, fontaines, réchauds, bougeoirs, encriers, jouets d'enfants, etc., le tout brut, poli ou verni. Les bouilloires, cafetières et autres récipients à liquides sont en plusieurs parties découpées aux cisailles ou à l'emporte-pièce puis soudées. En général, les nstensiles de ménage se fabriquent mécaniquement avec des machines spéciales dont le nombre est considérable, et dont l'utilisation permet de produire ces objets en quantité, à des prix très bas.

L'industrie qui est née de cette utilisation du fer est la ferblanterie, qui n'utilise pas seulement le fer-blanc, mais aussi le laiton, le zinc et la tôle galvanisée. Son importance augmente chaque jour en France. Les export, sont considérables. Cependant, les produits allemands, à meillenr marché (à cause du moindre prix du fer), l'emportent malgré des infériorités de forme; ils ont fermé à notre industrie — si développée en Franche-Comté, où elle s'est perfectionnée, — de nombreux débouchés américains et belges.

Les fabriques de ferblanterie occupent à Paris une population active (1896) de 1.269 personnes, dont 1.166 du sexe masculin. On y compte 127 petits patrons travaillant seuls ou ouvriers à façon ; 24 établissements occupent de 5 à 10 ouvriers, 10 jusqu'à

20, et 2 jusqu'à 50, suivant la saison. Il existe enfin une usine qni occupe plus de 120 ouvriers et utilise parfois le travail de 200 personnes. Dans la banlieue de Paris (département de la Seine), les fabriques de ferblanterie sont moins importantes. On en compte

21, avec 28 petits patrons on ouvriers à façon, soit ensemble 237 personnes. La ferblanterie occupe dans toute la France environ 35.000 personnes diversement réparties suivant les usines: le Nord, 1.293, dont une usine de plus de 100 ouvriers; la Somme, 575, dont une usine de 50 personnes.

Commerce. — La ferblanterie donne lien à an commerce très important comme détail, dans les magasins d'astensiles et articles de ménage, chez les petits quincailliers et dans les bazars, qni se développent de plus en plas.

Les statistiques des Douanes montrent que la fabrication étrangère a, en France, des débouchés importants. Les import, de fer étamé, fer-blanc, etc., ont été, en effet, en moyenne, de 2.369.456 kilog. (1877-86) et de 2 millions 720.881 kilog. (1887-96). dont lesvaleurs totales étaient respectivement 1 .223.419 (1877-86) et 909.818 fr. Ces import, se sont surfont accrues depuis 1893. En 1887, elles étaient de 1.856.513 kilog., en 1890 de 2.109.691, en 1892 de 2.^2.846. Elles se sont élevées en 1893 à 3.097.230 kilog., en 1894 à 3.697.748, en 1896 à 4.426.941 et en 1897 à 6.415.800, râlant 1.796.441 fr. Pour 1898, l'import a été de

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