V. Brésil
FERîVAlvi)0-PO. Possession espagnole du golfe de Guinée, entre 3» 12' 1/2 et 3° 48' 1/2 de lat. N. et 14° 38' et 13» 11' long. E. De l'extrémité N. (Punta de los Frailes) jusqu'à l'extrémité S. (Punta de Santiago) , l'île a env. 35 milles de longueur; sup. : 2.000 kil. carrés ; pop. : 50.000 hab.
Le pays est très accidenté. La capitale, Santa Isabel, est bâtie sur un plateau à 30 m. au-dessus de la mer, au bord d'une baie spacieuse. L'île produit du coton, de l'indigo, du sucre, du cacao, du café,, du maïs, du quinquina, des oranges, des fruits des \ tropiques et des bois'précieux. Par sa situation privilégiée dans le golfe de Guinée et par la richess. du sol, elle est appelée à une grande production. Ll climat est plus sain que celui des Antilles; les maladies dominantes parmi les 200 Européens qui y habitent sont les fièvres intermittentes, qui disparaissent dès qu'on s'éloigne de la côte. Le travail est fait par des nègres recrutés dans le golfe de Guinée; ils s'engagent pour trois ans, au bout desquels ils retournent quelque temps dans leur pays>. pour se rengager ensuite. Leur salaire est de deux à trois piastres par mois avec la nourriture, qui consiste généralement en 750 gr. de riz par jour.
L'eau-de-vie de cana (de canne), qui revient à Fernando Po à 75 fr. la barrique de 30 arrobes (1 arrobe = 16 1. 133), se vend 400 fr. dans le golfe de Guinée. La livre (460 gr.) de tabac en feuilles se vend 3 pesetas en moyenne. Les cotonniers fournissent dès la première année une demi-livre nette de coton par plante; la deuxième année, une livre»