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venne 1894-98. 235.100 573.900 222.300 1.031.300 — 1889-93. 211.700 3:32.000 209.500 953.200

.augmentation de la

2* période 23.400 41.900 12.800 78.100

r la 1", soit.... 117. 7.9 7. 6»/. 8,2 7.

Tandis que les approvisionnements faits par la Grande-Bretagne et l'Europe continentale dépassent largement ceux de 1897, les approvisionnements des États-Unis baissent d'une façon très sensible. L'industrie américaine a eu à sa disposition 285 millions 400.000 kilog. en 1897 et seulement 171 millions 700.000 kilog. en 1898. Cette diminution de 40 ° „ ne tient pas à l'état de l'industrie lainière aux États-Unis, mais à la mise en vigueur du tarii Dingley, en vue de l'application duquel on a fait i n 1897 des import, de laine très supérieures aux i soins normaux des fllatures américaines.

Les relevés des Douanes nous fournissent les chiC: s suivants, des quantités de laines qui, importées, sont restées en France et ont été mises à la disposition de l'industrie de 1893 à 1898 :

.\nnée» Par 1.000 Vilog.

1893... 193.633 1894... 199.817 18œ... 158.949 A ces chiffres il convient peaux et celles des moutons boucherie, savoir :

Années Par 1.000 kilog.

1894... 31.113.3 1895... 27.985,5 1896... 29.413,3 Soit une moyenne de 30 laines de peaux en suint.

Années Par 1 .000 kilog.

1896... 189.243 1897... 159.325 1898... 179.543 d'ajouter les laines de étrangers passés par la

Années Par 1.000 kilog.

millions de kilog. de

EnGn, le mouvement d'entrée et de sortie des moutons vivants permet d'évaluer la quantité de laine qu'ils ont dû fournir à notre industrie :

Année» Par 1.000 kilog. Années Par 1.000 kilog.

Ces chiffres sont à peu près stationnaires depuis 3 ans et en diminution sur les années précédentes.

Nous aurons le total général des diverses sortes de laine mises à la disposition de l'industrie française en additionnant les chiffres trouvés pour ces diverses catégories et en y ajoutant le produit de la tonte française, évalué pour 1898 à 43 millions de kilog. :

Années Par 1.000 kilog. Années Par 1.000 kilog. 1893... 252.760 1896... 264.420,7

Ces chiffres démontrent que notre industrie lainière ne se développe pas depuis 5 ans, puisque le total de la laine qu'elle met en œuvre reste sensiblement stationnaire.

Mais ce sont là les quantités de laine brute ; il faut rechercher ce qu'elles donnent de laine lavée à fond et dégagée de toute impureté, c'est-à-dire de matière première utilisée correspondant à la quantité de fils produits. Voici, pour les années 1893 à 1898, les quantités de laine lavée à fond restées ea France pour la consommation industrielle:

Années Par 1.000 kilog. Années Par 1.000 kilog. 1893... 105.000 1896... 109.050 1894... 103.000 1897... 94.273

Ce chiffre de 1898 représente à peu près la consommation industrielle de la laine en France depuis une dizaine d'années ; il démontre que dans cet espace de temps l'industrie lainière n'a pris chez nous aucun développement.

Laine peignée. — Le peignage n'est qu'une opération préparatoire à la filature, et pendant longtemps il n'en a été en France qu'une partie accessoire, chaque filature possédant les peigneuses nécessaires à l'alimentation de ses broches, comme elle possède des bancs à broches et des assortiments de préparation. Peu à peu, de grands établissements de peignage se sont fondés ; ils ont réalisé de telles économies de prix de revient, que les Glateurs ont successivement renoncé à faire eox- mêmes le peignage ; depuis dix ans toute la laine destinée à la filature de peigné passe par les 6 on 8 grands ateliers de peignage établis à Croix, à Roobaix, à Tourcoing, à Reims et dans la région de Fourmies: de sorte qu'aujourd'hui l'industrie du peignage est en France, comme en Allemagne, une industrie connexe du commerce des laines plutôt qu'une industrie accessoire à la filature.

L'industrie du peignage est actuellement constituée de façon à pouvoir traiter, en dix mois de travail plein, la totalité des laines qui alimentent notre marché. Tant que la saison des import, directes des laines d'Australie et de la Plata dure, nos usines de peignage trouvent une large alimentation ; mais lorsque ces laines d'import. directe sont épuisées, il faut vivre sur les approvisionnements qui se font aux ventes de Londres. Aussi, dès qu'un arrêt des affaires, une dépréciation des fils et des tissus viennent restreindre les achats à Londres, la situation des peignages devient diflBcile et leur

FILATURE DE LAINE

FILATURE DE LAINE

alimentation est menacée. Autrefois on peignait la laine chez le fixateur, en vue de produire tel ou tel genre de fil ; on savait toujours, au moment d'entrer une partie de laine au peignage, à quel numéro et à quel genre de fil cette partie était destinée, et on la travaillait en conséquence. A cette époque, d'ailleurs, le triage de la laine était fait avec grand soin ; on trouvait dans la même toison une douzaine de finesses différentes, et chaque partie mise au peignage était composée, selon sa destination en filature, d'un seul de ces numéros ou d'un mélange approprié de ces qualités diverses. Aujourd'hui, il n'eu va plus de même : le peignage opère, non plus pour le compte du filateur, ou du moins c'est le cas exceptionnel, mais pour celui du négociant en laines, qui vend sa laine non plus en suint ou en lavé, mais en peigné. Les toisons sont déhordées et mises telles quelles au peignage. Le triage est devenu insignifiant et se borne à l'élagage des bas-fins. 11 en résulte que le peignage dépend en réalité du commerce des laines, dont il devient parfois l'associé pour s'assurer du travail. Jusqu'ici les peigneurs français, tout en participant, en compte à demi, à certaines affaires d'import., n'ont pas subordonné les intérêts de leur entreprise industrielle à ceux d'opérations spéculatives sur la laine ; mais en Allemagne il en a été autrement : les Sociétés de peignage y sont devenues en même temps de grands importateurs de laines. Nous croyons qu'en agissant ainsi les manufacturiers allemands ont faussé leur rôle; ils ont en tout cas joué un jeu fort dangereux, en étendant le sort de leur industrie à des opérations commerciales qui comportent toujours un grand aléa.

Cela dit, voici le mouvement de nos export, de laines peignées :

Années Par 1.000 kilog. Années Par 1.000 kilog.

Il y a donc une augmentation très sensible, qui ^ suivi une diminution accentuée de 1895 à 1896 ; ■mais c'est plutôt un progrès de notre commerce des laines avec l'étranger qu'un véritable progrès industriel.

La plus grande partie des laines peignées que nous exportons sont à destination des pays du Nord, Russie, Allemagne et Belgique. La part de ces trois pays est de 17 millions de kilog. sur 19 pour 1898 ; mais quelle quantité reste en chacun, c'est difficile à établir. Les relevés de la Douane française attribuent 15.600.000 kilog. à la Belgique, qui n'en garde à peine qu'un million de kilog. \ le reste transitant à destination de l'Allemagne, et, par l'Allemagne, de la Russie. Mais quelle quantité reste en Allemagne et quelle va en Russie ?

D'après le relevé officiel des Douanes de l'Empire allemand, l'Allemagne aurait importé de [France, en 1898, 3.088.800 kilog. de laines peignées. Au relevé des Douanes françaises, l'Allemagne ne figure que pour 1.035.400 kilog. ; la différence, 2.643.400

1. Presque tous les fils exportés de Roubaix et de Tourcoing à destination des pays de l'Europe continentale sont dirigés sur les gares belges de la frontière et sont réexpédiés de là vers le véritable pays de destination. Ce mode de procéder a pour but de profiter des tarifs d'export. des chemins de fer étrangers, plus avantageux que ceux des chemins de fer français, ou même de

ertains tarifs français établis en vue d'attirer du transit en France. C'est une considération qu'il faut avoir toujours présente à l'esprit quand on lit les chiffres du commerce extérieur de la Belgique.

kilog., a dû arriver en Allemagne par la Belgique. Il resterait donc pour la Russie 12 millions de kilog. en chiffres ronds, représentant environ 40 millions de francs.

On répartit comme suit les différentes natures de laines peignées qui forment nos export, pour l'année 1898 :

Laines d'.\ustralie 25 %

— de la Plata 53 */,

— de France 10 %

— - autres, croisées, etc 10%

Le prix moyen des peignées exportées a été de 4 fr. 06 en 1898 contre 3 fr. 65 en 1897, soit une hausse de 8,40 °/,, qui doit être abaissée en réalité à 8 Vo, exactement la hausse moyenne des laines brutes.

Production de la filature de l.\ine et Commerce DES FILS. — Nous donnons d'abord la quantité de laine lavée à fond qui a été transformée en fils, dans les années 1895 à 1898 :

Années Par 1.000 kilog. Années Par 1.000 kilog.

Ces chiffres montrent que la production de la filature de laine tend à s'abaisser.

Il convient toutefois, pour avoir le chiffre de la production totale de la filature de laine pure ou mélangée, d'ajouter aux nombres qui précèdent les produits d'effilochage et de coton mêlés à la laine; on obtient :

Années Par 1.000 kilog. Années Par 1.000 kilog.

Ces 89 millions de kilog. pour 1898 représentent aux prix actuels 500 millions de fr. environ.

Voyons maintenant dans quelles conditions se trouve, à l'heure présente, l'industrie de la filature de laine au point de vue des résultats de son travail. Il nous faut donner d'abord les moyennes, en fr. et au kilog., des prix des filés et des façons de filature pour les dernières années :

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