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Voici, d'après le rapport du consul anglais à Florence, la répartition des brochets entre les diverses régions en 1876 et en 1893 :
Piémont ,
Ligurie
Lombardie
Vénétie
Toscane
Campanie
Une partie notable de cette augmentation est due à des industriels étrangers, principalement des Suisses, attirés par la fermeture du marché italien aux fils étrangers. Aujourd'hui on paraît s'apercevoir que cet enclos n'a pas l'étendue qu'on lui avait attribuée : il y aurait surproduction, et l'augmentation de l'export. des fils serait plutôt un signe d'embarras que de prospérité.
Suisse. — Nous n'avons pu nous procurer une statistique du nombre des broches de filature existant actuellement en Suisse. Les industriels paraissent craindre de faire étalage, aux yeux de leurs protectionnistes voisins, de leur puissance de production. Mais il est de notoriété publique que ce petit pays, compensant par l'entente des affaires, la puissance de travail de ses habitants et l'aménagement de ses chutes d'eau, les nombreux désavantages de sa situation continentale, a su prendre dans l'industrie cotonnière une des premières places. En 1878, on estimait que la Suisse possédait 1.300.000 broches de filature de coton : il est difficile de lui en attribuer plus aujourd'hui. En effet, la consommation du coton dans les six années de 1891 à 189G a été en moyenne de 23 millions 319.200 kilog., et pour l'année 1896 seule de 24.194.000; et la filature suisse étant consacrée surtout aux numéros fins, si on lui attribue une consommation de 15 kilog. par broche, égale à celle de l'Angleterre, on arrive à un total de 1.500.000 broches environ. Mais ce qui est remarquable, c'est que la Suisse a exporté 6.000.000 de kilog. de fils de coton en 1896, soit plus d'un quart de sa consommation de coton brut.
Allemagne.— U est difficile de savoir avec exactitude le nombre de broches existant à l'heure actuelle dans l'industrie cotonnière de l'Empire d'Allemagne. En 1893, d'après le Leipziger Monatschrift fiir
FILS DE COTON
FILS DE COTON
l.SU.STïO broches.
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Textilindustrie, la filature de coton était ainsi répartie :
Prusse
Alsace- Lorraine
Bavière
Saxe
Wurtemberg. ..
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est à remarquer qu'en 1878 on attribuait à TTÏemagne i.fôO.OOO broches, y compris celles de l'Alsace-Lorraine : il y aurait donc depuis cette époque une augmentation de 1.400.000 broches, en dehors de l'Alsace-Lorraine, qui ne paraît pas avoir développé son industrie cotonnière depuis la séparation d'avec la France. La consommation du coton brut est devenue considérable; la voici en milliers de M. pour les dernières années (il faut tenir compte de la diminution de valeur de cette matière première depuis 10 ans): 1887, 203.000; 1888, 190.000; 1889, 250.802: 1890,255.133; 1891,210.024; 1892, 174.559; 1893, 197.637; 1894, 179.656; 1895, 201.933; 1896, 201.056.
En quantité, pour l'année 1896, la consommation a été de 247.600.000 kilog. Sous le rapport du commerce extérieur des filés, l'import. est toujours très supérieure à l'expert. Le système douanier allemand, avec ses droits de peu d'importance sur les fils de numéros fins, et lourds au contraire sur les gros numéros, a favorisé la filature indigène de ces derniers, d'où la grosse consommation de coton par broche'.
Belgique. — La Belgique n'est pas une quantité négligeable dans la nomenclature de l'industrie cotonnière : la puissance de sa filature, estimée en 1878 à 800.000 broches, peut être aujourd'hui de 1.000.000 de broches. Dans les quatre années de 1893 à 1896 la moyenne de l'import. du coton a été en valeur de 27.000.000 de fr., équivalant à peu près an même nombre de kilog. Cette industrie, comparée avec celle de la France, en tenant compte des populations et des territoires des deux pays, parait plus importante. Cependant le régime douanier est libéral et les import, de tissus de cotons anglais se font sur une large échelle : mais d'un autre côté les export, compensent largement les import. (Voy. Tissus DE COTON.) Nous avous dit que l'industrie cotonnière belge paraît plus importante que sa sœur française: c'est en effet plutôt une apparence qu'une réalité, car nous avons pu constater que le département français du Nord seul dépasse le pays limitrophe pour l'importance de ses filatures : et la comparaison est plus juste portant sur ces deux contrées voisines et si rapprochées par les mœurs I industrielles de leurs habitants.
I 1. Noos empmntons a l.i Freihandels Correspondent l.i st.i-
tistiiiDe sairante du nombre des broches (par milliers) et du i nombre de» balles (par milliers) annaellement consommées : tntiti
AUemapne 5.065
Autriche-Hongrie . 2.070 i Pologne russe 508
Suisse 1.7U
' Hollande 245
Belgique 605
10. m 1.842 1.3.126 2.330 14.839 2.739 En onze ans, le nombre des broches a augmenté de prés de moitié CB Allemagne, de même la consommation du coton brut ; r.\utriche-Hongrie, la Belgique, la Pologne russe sont également en progrr'?. Des filatures ont été créées, par des industriels et des capitalistes allemands, à Lodi, en Pologne.
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Espagne. — Nous ne dirons qu'un mot de ce pays pour n'oublier aucun voisin de la France. L'industriecotonnière y a pris un développement assez considérable dans la Catalogne. Le nombre des broches,, évalué à 1.750.000 en 1878, peut être aujourd'hui de 2.000.000. Les droits de douane élevés ont restreint l'entrée des fabriqués étrangers. L'import. des tissnsa diminué de plus de moitié en valeur de 1889 à 1896. Les importantes colonies espagnoles donnaient un aliment précieux à l'industrie métropolitaine. Malheureusement les révoltes de Cuba et des Philippines ont restreint le débouché dans ces dernières années et la prospérité de la filature s'en est ressentie. Depuis, la perte de ces colonies a portéun coup sensible à l'indu-strie cotonnière espagnole.
Russie. — On peut comparer la croissance rapidede l'industrie cotonnière en Russie à celle que nous, avons constatée aux États-Unis: deux pays aux étendues immenses se peuplant progressivement, tous deux cherchant à réserver à leur jeune industrie leur marché intérieur. La Russie peut être plus, favorable à une tentative de ce genre à cause de sa main-d'œuvre peu exigeante et de sa mainmise sur la moitié de l'Asie.
En 1843, la Russie ne comptait que 350.000 broche» de filature de coton produisant 36 livres anglaises de fil par an. En 1892, on estimait le nombre des broches à 4.331.500. Depuis 1879, l'augmentation a été d'environ 50 •/,. Actuellement on estime que le nombre des broches a été porté à 5.000.000, et comme de nombreux établissements travaillent jour et nuit, on peut compter l'équivalence de 6.500.000' broches travaillant la journée ordinaire d'Europe.
GCST.WE ROY HLS, Membre de la Commission des valeurs de Douanes. Droits de douane. — Voici le tableau des droits dedonane imposés ans fils de coton (par 100 Icgr. X.) : 1» Par, mesurant an J/2 kgr. (simples) :
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