‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 144 sur 1134 · mètres on moins. 26.52 De 15.500 à · texte numérisé non relu

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fr. fr. fr.

FILS DE LIN

FILS DE LIN

nLANXHIS

De 20.500 à 25.500

De 25.500 à 30.500

De 30.500 à 35.500

De 35.500 à 40.500

De 40.500 à 45.500

De 45. .500 à 50.500

De 50.500 à eO.iiOO

De GO. 500 à 70.500

De 70.500 à 80.500

De 80.500 à 90.500

De 90.500 à 100.500

De 100.500 à 110.500....

De llO.iWOà 120.500....

De 120.500 à 130.500....

De 130.500 à 140.500....

De 140.500 à 170.500....

Plus de 170.500 mètres.

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Teints ou chinés. — Droit du fil retors écru, augmenté de 0 fr. 40 par kgr. au ï. G. et de 0 fr. 30 au T. M.

Glacés. — Droit du fil retors blanchi ou teint, augmenté de 0 fr. 60 par kgr. au T. G. et de 0 fr. 45 au T. M.

3' Pur. retors (par 1.000 m. de longueur en fil simple) ; 1* en échevettes ordinaires, à quatre bouts ou plus(écrus blancliis ou teints) : à simple torsion, 0 f r. 02 T. G., 0 f r. 015 T. M.; à double torsion et câblés, 0 fr. 026 T. G., 0 fr. 02 T. M. — 2° Fabriqués, en forme de mercerie, quel que soit le nombre des bouts (écrus, blanchis ou teints) : à simple torsion, 0 fr. 026 T. G., 0 fp. 02 T. M.; à double torsion et câblés, 0 fr. 032 T. G., 0 fr. 023 T. M.

4° Chaînes ourdies : 1° Ecrues : droit des fils dont elles se composent, augmenté de 40 % a" T. G., de 30 % au T. M. — 2° Blanchies : droit des chaînes ourdies écrues augmenté de 20 »/. T. G., de 13 "/o T. M. — 3° Teintes : au T. G., 0 fr. 40 par kgr. en sus du droit sur les chaînes ourdies écrues; au T. M., 0 fr. 30 en sus de ce droit.

5° Fils de coton mélangé, le coton dominant en poids : mêmes droits que pour les fils de coton pur.

Les fils de colon ne jouissent pas du régime de l'admission temporaire ; mais les droits perçus à l'entrée des fils de coton destinés à la fabrication des tissus mélangés ■en soie et coton, des tissus de coton teints en fils, des tresses, lacets, mousselines, tulles, dentelles en coton pur ou mélangé de soie et guipures, peuvent être partiellement remboursés à forfait, lors de l'export. des tissus, sous certaines -conditions. (Voy. décret du 3 mars 1892.)

Les fils de coton ne peuvent être importés que par les bureaux de douane spécialement désignés à cet effet.

Les fils de coton sont assujettis à certaines restrictions d'emballage. Les fils d'espèces et de classes différentes doivent être présentés en douane par balles ou colis séparés, de manière qu'il n'y ait dans chaque balle que des fils d'une même espèce ou d'une même classe, faute de quoi la douane est autorisée à percevoir sur le tout le droit afférent au fil le plus imposé, sans préjudice des peines qui, en cas de fausse déclaration, peuvent résulter des contraventions aux lois générales.

FILS DE LAINE. V. Filature de Laine.

FILS DE LIN

Sommaire : I. Historique de la filature de lin.— H. Filature mécanique.— III. Filature des étoupes.— IV. Maind'œuvre.— V. Commerce. — VI. Droits dédouane.

I. Historique de la filature du lin.— Le lin se file à la main ou à la mécanique. Le filage à la main est fort ancien : il s'opérait chez les Égyptiens, les Héi)reux et les Grecs au moyen du fuseau et de la quenouille; plus tard on substitua à ces instruments primitifs le rouet à une ou deux bobines.

Aujourd'hui la filature mécanique a presque com- 'plètement remplacé le filage à la main, qui n'est plus guère pratiqué que dans quelques campagnes, où l'on a conservé l'habitude de filer le lin pour la

consommation de la famille, ou pour la fabrication de fils excessivement fins destinés à la confection des dentelles.

Ce n'est qu'au commencement du XIX" siècle que la filature de lin prit naissance. Depuis trente ans déjà le coton et la laine se filaient sur des machines, et ce progrès avait développé d'une façon extraordinaire l'industrie de ces textiles. On avait essayé ■ d'appliquer au filage du lin le principe des machines j à coton et à laine, et on ne compte pas moins de ] neuf essais différents entrepris dans cette voie jus- ^ qu'en I8I0. Malheureusement, les résultats obtenus ' par les inventeurs n'étaient guère pratiques. Napoléon P'jdont l'objectif était toujours de lutter contre l'industrie et le commerce de l'Angleterre, pensa qu'un des meilleurs moyens d'affranchir la France du tribut qu'elle payait à l'industrie cotonnière an- \ glaise, serait d'utiliser mécaniquement le lin, ce textile national, qui était depuis si longtemps une des richesses de l'agriculture française. Par décret du 7 mai 1810, il promet un prix d'un million de fr. « à l'inventeur, de quelque nation qu'il puisse être, de la meilleure machine propre à filer le lin ». Ce décret devait être traduit dans toutes les langues et envoyé aux ambassadeurs, ministres et consuls, pour être rendu public dans les pays étrangers.

Le programme du concours parut quelques mois plus tard ; il accordait aux inventeurs un délai de ■ trois ans au bout duquel les machines devaient être construites et prêtes à fonctionner.

Le 18 juillet 1810, un premier brevet, contenant les principes fondamentaux de la filature mécanique! du lin, était pris par un Français, Philippe de Gi- ; rard. L'invention de Philippe de Girard reposait sur i la décomposition des fibres textiles du lin par l'eaa chaude.

Il se mit immédiatement à l'œuvre, fit construire ses macliines, intéressa à son œuvre ses parents et ses amis et parvint, à force de sacrifices d'argent, à monter en 1812, rue Meslay, à Paris, une filature comprenant 2.000 broches. Quelque temps après, à l'aide du géologue Constant Prévost, il créa un second établissement, rue de Charonne.

Malheureusement les désastres de la fin de l'Empire empêchèrent de tenir les promesses du décret, et, à bout de ressources, poursuivi parses créanciers, Pliilippe de Girard s'expatria et alla fonder en Autriche, à Hirtenberg, près de Vienne, une filature de lin (1817).

C'est à Hirtenberg que Philippe de Girard inventa la première machine à peigner. De 1823 à 1827, plusieurs filatures de lin, d'après le système de Girard, furent montées à Lille et dans les environs; mais, ne faisant que de mauvais produits, elles durent fermer l'une après l'autre.

Pendant ce temps, l'Anglelerre, vers 1824, avait commencé à installer à Leeds des filatures de lin ; cette industrie fit de rapides progrès : au bout de trois ans, on comptait à Leeds 19 filatures de lin où tournaient 36.000 broches; en moins de dix ans, plus de 100 filatures furent mises en activité en Angleterre.

Ce ne fut que vers 1834 que la filature de lin, née en France, y fut réintroduite, grâce aux efforts de MM. Scrive-Labbe de Lille et Féray d'Essonnes, qui rapportèrent d'Angleterre les modèles des machines à filer.

La Belgique et l'Allemagne ne vinrent qu'après la France pour l'établissement des filatures.

FILS DE LIN

FILS i)K LIN

Quant à la Russie, Philippe de Girard Ini-mème, ayant dû quitter son usine de Hirtenberg, y monta en Pologne, vers 1825, une importante affaire de filature, tissage et blanchiment, qui a prospéré et autour de laquelle s'est créée la ville actuelle de Girardow.

Voici quelques chiffres qui donneront nne idée de l'importance de laQlature de lin dans les principaux pays d'Europe :

Allemagne

Années 187i...

Broohos 138.000 326.538 286.556 299.089

A utriche-Hongrie

il'*. 670

Belgique

ls:{6.

Ivi2.

isftO.

France

Grande-Bretagne

Années Broches

Hollande

Italie

Irlande

Russie

II. Filature mécanique.— La filature mécanique du lin reçoit le lin roui et teille, auquel elle fait subir un certain nombre d'opérations successives que nous allons résumer ci-après:

Peignage. — Le peignage consiste à diviser, an moyen d'aiguilles plus on moins fines, les filaments du lin teille, à les paralléliser et à enlever le plus possible la paille et la chènevotte qui subsistaient encore à travers les fibres. Le déchet produit par ce travail s'appelle étoupe.

Le peignage peut s'opérer à la main : dans ce cas, l'onvrier se sert de trois peignes garnis d'aiguilles ^e plus en plus fines et de plus en plus serrées, sur lesquelles il promène les poignées de filasse.

Le peignage mécanique s'opère sur des machines dont le principe a été trouvé par Ph. de Girard. Le lin, serré entre deux plaques de fer, vient se placer entre deux tabliers sans fin verticaux, garnis d'aiguilles qui, par leur mouvement de rotation, opèrent le peignage. La combinaison des divers mouvements de la machine permet de faire passer le lin par des séries de peignes de plus en plus fins et de l'attaquer d'abord par l'extrémité pour le peigner progressivement jusqu'en son milieu. Le débourrage ^es peignes s'opère soit au moyen de brosses cylindriques, soit au moyen de lattes qui les débarrassent des étoupes. Les étoupes sont recueillies dans des sacs et classées suivant leur finesse en n" 1,2, 3,4.

Repassage. — Le peignage à la mécanique, quoiqu'il soit assez parfait, demande cependant un supplément de manutention dont l'un des buts est le triage on classement du lin suivant son état de finesse ou de propreté. Ce travail s'opère sur deux peignes fins et s'appelle repassage. Les étoupes fines qui en proviennent se désignent sous le nom de repassures. On forme ensuite avec des cordons de hn peigné des paquets de 10 kilog.

^ Préparation. — L'opération que subit le lin dans 1 atelier des préparations a surtout pour but d'en former un ruban continu et le plus régulier pos-

sible, tout en parallélisant et divisant les fibres et en les débarrassant de la poussière et de la paille qu'elles peuvent encore contenir.

Étaleuse. — C'est sur cette machine que se forme le ruban de lin destiné à devenir du fil. L'ouvrière place, sur 4, 6 on 8 cuirs sans fin, les cordons de lin les uns après les antres, en ayant soin de recouvrir en partie chacun d'eux par l'extrémité antérieure du suivant. Le mouvement des cuirs sans fin amène les rubans ainsi formés dans un appareil d'étirage tel que nous en observerons dans tontes les machines de préparation. Cet appareil d'étirage se compose essentiellement de deux paires de cylindres animés d'un mouvement de rotation, la seconde paire possédant une vitesse supérieure à celle de la première. Il résulte de cette différence de vitesse que les filaments engagés dans la première paire de cylindres sont étirés, c'est-à-dire qu'ils glissent les uns sur les autres, et que le ruban qu'ils constituent s'allonge d'autant pins que la différence des vitesses des cylindres est plus grande. Pour empêcher le flottement des rubans pendant le parcours de la distance entre les deux cylindres, et aussi pour paralléliser les fibres, les alSner et les débarrasser de la paille et de la poussière, on les fait reposer sur des barrettes garnies de petits peignes en acier appelés gills.

Au sortir du second cylindre les divers rubans étirés se réunissent en un seul, qui vient s'amasser dans un récipient cylindrique ou pot en tôle. Un compteur à sonnerie indique la longueur du ruban obtenu. Cette réunion des rubans en un seul s'appelle doublage.

On fait alors subir aux rubans obtenus à l'étaleuse diverses préparations qui se résument dans les deux opérations préliminaires de l'étirage et du doublage. Plus on fait de doublages, plus on a de chances d'avoir, en fin de compte, un ruban régulier et d'une égale épaisseur dans tonte sa longueur, les parties plus épaisses des rubans primitifs venant compenser les parties les plus minces.

Ces préparations s'opèrent sur des machines appelées étirages, dont le principe est le même que celui de la machine à étaler et dont les gills sont de plus en plus fins.

On dit que le doublage est 6, 10, 12, etc., quand on réunit en un seul. G, 10, 12 rubans, etc. On fait ordinairement passer les rubans obtenus à la table à étaler sur trois ou quatre étirages successifs qui donnent alors un ruban très aminci.

Banc à broches. — Ce rnban très aminci est alors transporté derrière le banc à broches, qui n'est en somme qu'un métier à filer en gros.

Le banc à broches est une machine d'étirage comme toutes celles de préparations; toutefois on n'y opère pas de doublage, et après avoir passé entre les deux paires de cylindres ordinaires et y avoir été allongé sur les gills, le ruban sort très aminci, à l'état de mèche, et vient s'enrouler sur une bobine de bois au moyen d'une broche qui lui donne en même temps une légère torsion.

Filage.— Il y a deux sortes de filage : le filckge au mouillé et le filage à sec.

Ce dernier mode consiste à étirer entre deux paires de cylindres la mèche obtenue au banc à broches et à l'enrouler sur des bobines au moyen de broches qni lui donnent la torsion définitive. On ne peut fabriquer par ce procédé que des fils d'une finesse moyenne-

FILS DE LIN

FILS DE LIN

Pour fabriquer les fils plus fins, on emploie le filage au mouillé, qui n'est autre que le procédé inventé par Philippe de Girard. Avant d'amener la mèche entre les cylindres étireurs, on la fait passer à travers un bac renfermant de l'eau chaude; dans ce bac, la gomme des fibres se dissout et permet ainsi aux fibrilles de se détacher, de glisser les unes sur les autres et de former un fil beaucoup plus fin.

En fils secs on n'atteint guère, pour la consommation courante, au delà du n° 30, tandis qu'en fils mouillés on arrive aux numéros 250 et 300.

A numéro égal il faut employer, pour les fils secs, des matières de qualité supérieure à celle qu'exige la fabrication des fils mouillés. »

Dévidage.— Du métier à filer, les bobines pleines, qu'elles soient de fil sec ou mouillé, sont portées à l'atelier de dévidage.

L'opération du dévidage consiste à dérouler le fil qui se trouve sur les bobines et à en former des écheveaux.

Le dévidoir est constitué principalement par un axe rigide horizontal, porté sur deux coussinets. Il est muni sur sa longueur de séries de rayons qui sont réunies entre elles par des tringles horizontales. Les bobines pleines sont placées sur le devant et en haut du métier, et le fil vient s'enrouler sur l'appareil décrit ci-dessus, mis en mouvement par les bras de l'ouvrière ou par une courroie de transmission. Le dévidoir a ordinairement deux faces qui dévident chacune 2a bobines à la fois.

Le périmètre des dévidoirs employés en France doit avoir théoriquement 2 yards 1/2, soit 2 m. 29; mais dans la pratique on lui donne 2 m. 32, pour compenser le manque de longueur ou de course occasionné par la rupture des fils.

Les écheveaux se composent de 12 échevettes de 120 tours, soit :

12 X 120 X 2 yards o = 3.600 yards.

Le paquet doit avoir 100 écheveaux, soit 360.000 yards ou 320.040 m.

Un compteur à sonnerie indique à l'ouvrière quand une échevette est enroulée.

Séchage et paquetage. — Au sortir du dévidoir, les écheveaux de fil mouillé contiennent une grande quantité d'ean qu'on leur fait perdre en les faisant sécher dans un local spécial convenablement chauffé et ventilé.

Les fils passent ensuite au paquetage, où ils sont battus et assouplis, puis tordus et formés en paquets de 213, oO ou 100 écheveaux, suivant leur finesse.

En Irlande, on divise le paquet anglais en six parties ou hundles.

En Belgique, les paquets sont formés de trois bundles et valent par conséquent la moitié d'un paquet anglais.

En Ecosse, on compte par spindle, qui équivaut au vingt-cinquième du paquet anglais. Le numérotage est basé sur le poids du spindle et par conséquent doit être multiplié par 25 pour être transformé en numérotage anglais.

NcMÈnoTAGK. — Le numérotage le plus généralement employé est le numérotage anglais; il est basé sur ce principe que pour le n° I, une échevette de 300 yards pèse une livre anglaise, soit 0 kilog. 453. Donc un paquet de n° 1 doit peser 543 kilog. 60. Le paquet de n° 2 pèsera deux fois moins, et ainsi de suite, le numérotage peut donc se définir le rapport du poids, qui varie, à la longueur du paquet, qui reste immuable. Il s'ensuit que pour connaître le poids théorique d'un numéro quelconque,

il suffit de diviser le poids du n° l (543 kilog. 6) par ce numéro.

Numérotage métrique. — Il est basé sur le nombre de kilomètres de fil nécessaire pour former un poids de 500 gr. : ainsi, d.OOO m. pesant 500 gr. constituent le n" I, 2.000 m. pesant 500 gr. donnent le n° 2, et ainsi de suite.

Un antre numérotage métrique, dans lequel le n" 1 mesure l.(KJO m. au kilog., est usité pour certains fils de jute ou de chanvre, principalement pour les articles destinés à la corderie.

Numérotage d'Autriche. — La filature autrichienne vend ses produits par schock de 12 paquets. L'unité de poids représente 10 liv. anglaises ou 4 kilog. 5361. Le nombre d'écheveaux nécessaire pour atteindre ce dernier poids constitue le numéro du fil. Dans le commerce, le schock d'Autriche équivaut à deux paquets français.

III. Filature des étoupes. — La filature de» étoupes est exactement semblable à la filature do long brin, sauf que, dans les préparations, la machine à étaler est remplacée par la carde, machinecomposée d'un tambour et de cylindres garnis depointes à travers lesquelles la matière circule et est entraînée. Le résultat de cette opération est de nettoyer l'étoupe, de paralléliser ses fibres et d'en former un ruban continu que l'on travaille ensuite sur plusieurs étirages.

On ajoute quelquefois au travail des cardes celui de machines dites combing, analogues aux machines à peigner la laine; ces machines spéciales s'emploient surtout pour la préparation d'émouchures de lins supérieurs : par ce moyen on arrive à produire un fil presque aussi régulier que le fil de lin, mais qui ne possède pas toutefois la même souplesse et la même solidité.

En y comprenant les ouvriers accessoires, on peut compter que la filature de lin emploie par l.OOft broches environ oO ouvriers, hommes, femmes et enfants.

IV. Main-d'œuvre. Peignage. — • L'émouchetage et le peignage à la main et le repassage sont confiés à des jeunes gens et à des hommes dont le salaire journalier est de 2 fr. 50 à 5 fr.

Le peignage mécanique est opéré par des jeunes garçons qui gagnent par jour de 1 fr. 25 à 1 fr. 80.

Le cardage des étoupes est fait indifféremment par des hommes ou des femmes dont le salaire varie de 2 fr. 50 à 3 fr. 50.

Le salaire journalier des femmes employées aux préparations est de 2 fr. à 2 fr. 50 pour les étaleuses, les étirageuses et les ouvrières de banc à broches.

Les fileuses au sec et au mouillé gagnent par jour en moyenne 2 fr. 50; les fillettes chargées d'enlever les bobines pleines et de les remplacer par des bobines vides gagnent de 1 fr. 60 à 1 fr. 75.

Le dévidage est payé au dévidoir, c'est-à-dire aux 25 écheveaux, à un prix variant de 20 à 30 centimes; les ouvrières dévideuses peuvent gagner quotidiennementde 2 fr. à 2 fr. 50.

Le paquetage se paye à la pièce et le prix varie, suivant l'importance de la manutention, de 0 fr. ^ à 0 fr. 50. E. Debièvre.

V. CoMMEHCE.— Les Tableaux du Commerce confondent les fils de lin et de chanvre. Nous donnons ci-dessous les chiffres des import, et des export. (C. S.) pour les années 1887, 1890, 1893, 1896 et 1897, puis les trois moyennes décennales del8G7-7G, 1877-86, 1887-1896. L'unité de poids est le kilog.

FILS DE LIN

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FILS DE LIN

IMPORTATIONS

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