C'ZZ
Pays de destination
Étals-Unis Espagne...
Italie
Colombie..
Brésil
Pays-Bas..
Tableau C. — Part des trois grandes subdivisions dans les mouvements de 1897 et 1898 (en milliers de fr.)
Subdivisions
-Augmentation
Diminution
Objets d'alimentation..
Matières nécessaires à
l'industrie
Objets fabriqués
IMPOnXATlOX
Totaux
llgMlUtioi : 516.525
EXPORT.\TIOS
Objets d'alimentation..
Matières nécessaires à
industrie
Objets fabriqués
Totaux
Diminution : 87.053
On constate pour les trois catégories de marchandises une hausse à l'entrée et une baisse à la sortie : sur les objets d'alimentation, la hausse est de 4C '/. à l'entrée, et la baisse à la sortie, de 8 % ; sur les matières nécessaires à l'industrie, la hausse à l'entrée est de 1,3 7„ et la baisse à la sortie, de 1,2 '/,; sur les objets fabriqués, la hausse à l'entrée est de 1,6 •/., et la baisse à la sortie, de 0,9 */„.
FRANCE (La). Nom commun à deux Compagnies d'assurances à primes Qxes, qui ont le même siège social, rue de Grammont, 14, à Paris.
La première, qui remonte à 1837, a pour objet les assurances contre l'incendie; la seconde, qui exploite les assurances sur la vie, date de 1880.
Pour la statistique des opérations de ces Compagnies, leur capital social, etc., voy. Assurances, n" 10 et 11.
FR.v\CFORT-SUR-Mi:ix. Fraucfort-sur-Meio est une des principales villes d'Allemagne; elle est située sur les deux rives du Mein, à environ 30 kil. E. de son embouchure dans le Rhin, en face de Mayence. La population dépasse 250.000 hab. C'est une des places les plus importantes de transit commercial entre le S. et le X. de l'Allemagne ; point de rencontre des chemins de fer des bords du Rhin, du Sud de l'Allemagne, de .Munich, Vienne, Leipzig, Dresde, Berlin, Hambourg, Brème, pour la France (par .Metz, Strasbourg ou Cologne), la Suisse, l'Italie, l'Orient et le Nord. Trains express quotidiens dans toutes les directions. Le Mein est canalisé et navigable ; il existe des tramways parcourant toute la ville et un chemin de fer électrique entre Francfort et Ollenbach. Chambre de commerce. Presque tous les pays du monde sont représentés à Francfort par des consuls.
La Bourse de Francfort est comme importance la seconde d'Allemagne en ce qui concerne les fonds publics, et pour toutes les autres transactions commerciales elle prend place aussitôt après celles de Berlin et de Hambourg. Succursale très importante de la Reichsbank (Banque de l'Empire). Principales
FRANCHISE
FRANCHISE
maisons de banque : de Rotliscliikl et fils, Betlimann frères, Erlanger, Stern, Metzler, Grunclins, etc., londées an siècle dernier, Banque de Francfort, succursales de la Deutsche Hank de Berlin, de la Banque du Commerce et de l'Industrie de Darmstadt, de la Mitteldeutsclie Creditbank, de la Pfielzer Bank, de la Deutsche Vereinshank, de la Deutsche Eiïecten und Wechslerhank, de la Banque transatlantique, etc. La plupart de ces institutions s'occupent aussi des émissions. Les affaires de la seule succursale de la Banque de l'Empire s'élèvent à plus de 10 milliards; cette succursale vient, comme chiffre d'affaires, après celles de Berlin et de Hambourg.
Francfort aune industrie très variée : savonneries, parfumeries, distilleries, usines de produits chimiques, couleurs d'aniline, filatures, cordonneries, usines d'électricité, chapeaux, jeux de cartes, margarine, saucisses renommées, surtout 13 grandes brasseries produisant 81)0.000 hectol. avec un per sonnel de 1.22") ouvriers gagnant en moyenne l.aOO marcs (1.8'jO fr.) par an, y compris la valeur des 4 litres de bière alloués par jour et par tête. Le prix de vente aux débitants est généralement de 17 m. 50 (22 fr.) par hectol.
Le commerce des blés, fruits, vins, peaux et bois est considérable. Le mouvement des voyageurs est de 9 millions sur les lignes de l'État et du chemin de fer Mein-Neckar (à Heidelberg). La ville a : une gare principale, la plus vaste et la mieux aménagée de l'Allemagne; la gare de l'flst (ancienne gare du chemin de fer Louis-de-Hesse) et une gare au faubourg de Sachsenhausen, sur la rive gauche du Mein. Le trafic des marchandises représente 10 millions de T. Les transports par bateaux sur le Mein (30kil.) sont d'environ 2 millions de T. kilométriques.
Les différents bureaux de poste ont reçu et expédié, en !8!)8, environ 80 millions de lettres, 20 de journaux,;; de paquets, 1 i/2, de dépêches télégraphiques, et donné 30 millions de communications téléphoniques. Les mandats-postes se sont élevés pour la même année à 200 millions de marcs.
E. MCKLLER.
KRAXClllSK. Se dit de 1 exemption consacrée par les lois ou les règlements, dans tel ou tel cas, en matière de taxes ou d'impôts. Ainsi les produits qui ne sont assujettis à aucun droit, à leur entrée en France ou à leur sortie jouissent de la franchise à l'entrée ou à la sortie (voy. Douanes) ; les navires dispensés des taxes de navigation exigées des autres bâtiments naviguent en franchise.
La franchise postale est la gratuité du transport par la poste de certains objets de correspondance ou assimilés à la correspondance. La réglementation est basée sur la loi du 2;j frimaire an VIII, sur les ordonnances royales dos 14 décembre 182."), 17 novembre 1844 et 27 novembre 184i), sur le décret-loi du 24 août 1848 et sur le décret présidentiel du 11 novembre 181)0. Nous y renvoyons le lecteur, ainsi qu'aux règlements publiés par l'Administration des postes. Les demandes de franchise doivent être adressées au Ministre des finances par l'intermédiaire du département ministériel duquel relèvent les auteurs de ces demandes.
Dans quelques pays on emploie des timbres-poste spéciaux pour l'affranchissement de la correspondance officielle.
La franchise iëlégraphitjue implique, pour la correspondance officielle c^js personnes qui en jouis-
sent, la priorité de transmission en même temps quo' l'exonération de la taxe. Un arrêté ministériel du 1" juillet 187;i a résumé la réglementation sur la matière.
Sur les lignes télégraphiiiues sous-marines, des arrangements intervenus entre le Gouvernement français et diverses Compagnies concèdent aux télégrammes officiels soit la franchise complète, soit une réduction de taxe. Les magistrats, fonctionnaires ou officiers admis, à bénéficier de cette franchise ou de cette réduction de taxe sont désignés pararrêtés ministériels.
Assurances maritimes. — La franchise est uneretenue opérée par l'assureur sur le montant dn payement à faire à l'assuré en cas d'avaries. Le taax; de la franchise est prélevé sur la somme assurée.
Le principe de la francîiise est dans la nature des choses. H est certain qu'une marchandise quelconque ne reste pas quinze jours, un mois et davantage dans une cale de navire sans subir, par suitedes égouts du pont, des buées de la machine, de la chaleur qui s'en dégage, une atteinte quelconque,, insignifiante sans doute, mais constante. II est aisé de comprendre que si les assureurs devaient décaisser pour ces événements ordinaires, il leur faudrait fixer des primes en conséquence. Il y a desprimes qui sont de 1/2 %, de 1/4"/", ffui plaisent au commerce ; il faudrait au moins les doubler. Lesdommages infimes de route nécessiteraient d'ailleurs chacun une procédure d'avaries régulière; on peut dire ici que le jeu n'en vaudrait pas la chandelle.
La franchise a pour objet d'exonérer les assureurs de ces avaries de route, qui ne sont pas des avaries, qui n'ont d'ailleurs rien de fortuit, et qui, en principe, ne sont pas à leur charge.
Ce n'est pas là sa seule utilité. En fait, toutes les marchandises n'ont pas le même degré de sensibilité, la même chance d'avariabilité. Pour prendre un exemple dans notre commerce d'export., il est clair que la bijouterie fine souffrira moins de l'avarie que la soierie; et la soierie elle-même, toutes circonstances égales, sera moins avariée que les gants de peau. Il faudrait donc établir une prime spéciale pour chaque nature de marchandise, ce qui serait une gêne constante pour le commerce.
C'est la franchise qui évite ce désagrément. Les assureurs, par une graduation de cette franchise, ont équilibré les chances ; on demande aux assurés la même prime pour la librairie que pour les soieries, que pour les lainages et les fleurs artificielles; mais il est entendu qu'en cas d'avaries une franchise proportionnelle sera retenue par l'assureur.
Voici le tableau des franchises de la police française :
TROIS rour. cent si;r
Benne, Bijou!crio finp.
Bois bruts. Bnii, Châles.
Cacliou, Caoutchouc, Cire.
CocheniUe.
Corilages poudronnés.
(;afés en futailles.
Coton brut.
Kpices non désignées en
tailles.
Farine en barils.
Garnnce ou Garaneinc en futailles, fîomnie laque. Goudron.
Gulta-Percha, Indigo.
Ivoire, Lack Die.
Mercure, Métaux bruts.
Orfèvrerie, Savon.
Soies, soii^rirs.
Soufre, Suif, Vanille.
Verdel en fûts.
CINQ roi;n cicnt si;r
Alun.
Bijouterie fausse.
Cacaos en futailles.
Cafés on sacs.
Cannelle.
Cassia lignea.
Clous de Girolle.
" Cordages non goudronnés.
Cornes ou ramures de cornes"
Colle. Coton tilé.
Draps autres que ceux du Midi.
Kpices non designées en sacs»