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GAND

L'Escaut, la Lys, la Liève et la Moere divisent la ville en plusieurs îles dont la plus importante est celle formée par la Lys et l'Escaut et désignée sous le nom de kuyp (cuve).

Gand est le siège d'une Université, de nombreuses écoles secondaires, d'une école professionnelle do garçons avec 62 élèves pour la section du fer et 31 pour celle du bois, d'une école professionnelle de filles avec 129 élèves tailleuses, 23 lingères et 12 corsetières, d'une école industrielle avec l.OOii élèves, d'une école professionnelle de commerce, d'une école supérieure de la brasserie, etc.

L'arrondissement de Gand a une sup. de 90.G32 hect. 59 ares et une pop. de 372.791 hab. en 1895, contre 28i.l82 bab. en 1866 ; il comprend 14 cantons avec 81 communes.

La ville de Gand avait en 1866 llo.3o4 bab., en 1897 1d9.218 hab. En ajoutant à ce dernier chiffre celui des communes suburbaines comprises dans l'agglomération (Ledeberg 13.422 bab., Gendbrugge 8.980, Mont-Saint-Amand 11.714), ou arrive au total de 193.334 hab. L'étendue territoriale de Gand est de 2.339 hect. 9o, l'étendue bûtie, de 516 hect. 12.

Industrie. — Gand possède sur son territoire de nombreux jardins, de beaux vergers et même des terres labourées. C'est le centre le plus important de la production horticole, et les installations s'y développent annuellement. Ce sont de véritables usines où l'élevage des plantes s'est centuplé depuis ain quart de siècle. Malgré les tarifs douaniers prolecteurs dans les pays qui composent la meilleure clientèle, les horticulteurs flamands augmentent régulièrement les export., parce qu'ils fournissent au commerce des plantes bien formées.

Gand possède dans son rayon quelques moulins à larine, des huileries, une grande distillerie de grains produisant 70.000 bectol. d'eau-de-vie par an, des brasseries, une vinaigrerie,la sucrerie « la Ruche», au capital nominal de 1.200.000 fr. et dont l'actif est de près de 3 millions de fr., etc. Mais c'est l'industrie textile qui a fait la réputation de Gand, surnommée le Manchester belge.

Les plus grandes linières du pays sont ici, et parmi les usines travaillant le lin on doit citer : la Gantoise, au capital nominal de 5 millions 1/2 de fr. avec un actif de 13 millions 1/2 ; la Lys, capital 4 millions, actif 13 millions ; la Liève, capital 1.300.000, actif 4 millions ; Saint-Sauveur, capital 2 millions, actif 3 millions. Cette industrie prospère sous le régime de la liberté commerciale, malgré les droits de douane qui frappent une partie de son outillage et qui renchérissent le coût de la vie pour les ouvriers. Le travail sur quatre métiers, définitivement accepté par les ouvriers depuis quelques années et après des grèves sérieuses, a permis aux établissements flamands de multiplier la production des toiles mixtes, dont la vente compense la diminution de la consommation de la toile.

L'industrie cotonnière, qui a grandi en Belgique sous le régime déprimant de la protection douanière, n'a pas réalisé les progrès des autres industries textiles. Depuis quelques années, depuis la réduction des droits sur les filés et l'introduction du régime de l'admission temporaire, l'adoption de nouveaux systèmes a amélioré la situation. Les ateliers de travail ont été transformés, les nouvelles machines suppriment presque la force musculaire qu'autrefois l'ouvrier devait déployer. La Belgique

comptait en 1896 831.232 broches à filer et 151.535 broches à retordre le coton, dont 540.232 broches à filer et 77.335 broches à retordre établies à Gand. En 1897, Gand possédait 565.202 broches à filer et 84.642 broches à retordre. La plus importante de ces usines, Parmentier van Hoegarden etC°, a 130.000 broches à filer et 20.000 broches à retordre. Viennent ensuite la Société Lousberg, avec 80.000 et 3.000 broches, un capital nominal de 10 millions de fr. et un actif de 13 millions ; la Louisiane, 42.000 et 11.000 broches, capital nominal 3 millions, actif 4 millions 1/4; la Florida, 32.000 et 2.000 broches, capital 2.400.000, actif 5 millions 1/4 ; le Texas, 22.000 et 7.000 broches, capital 1.500.000, actif 6 millions 3/4.

L'industrie du jute, tantsousle rapport de la filature que du tissage, a fait de sérieux progrès depuis quelques années ; les établissements belges travaillent 12 à 15 millions de kilog. de matières premières par an, dont la plus forte partie à Gand. Cette ville possède aussi des blanchisseries, des fabriques de linge de table, de dentelles, de draps, de siamoises, de flanelles, de serges, de ciment et de carreaux céramiques, une tréfilerieet pointerie à Gendbrugge, les tuileries de Sainte-Marie de Stekene, la Société des plaques photographiques, des ateliers de bois d'ébénisterie, etc.

Les ateliers de construction de Gand jouissent d'une bonne renommée ; ils expédient des machines en Allemagne, en France, en Russie, en Espagne, en Egypte, etc. Le développement pour les installations électriques a créé de nouveaux besoins de machines à vapeur dont les forces tendent à se centraliser en de puissants moteurs pour la construction desquels les ateliers de Gand sont bien outillés: citons ceux de la Société Prosper Van den Kerchove, capital 2 millions 1/2, actif 5 millions 1/2; du Phœnix, capital 1.150.000, actif 4 millions; de Carels frères, etc.

Entouré de canaux et de rivières dont les eaux traversent d'excellents terrains industriels, dotés d'un port relié aux principales villes du pays et de l'étranger par la voie ferrée, Gand est appelé à devenir une ville industrielle de plus en plus importante. De nouvelles fabriques s'y élèvent constamment, d'autres sont créées dans les communes suburbaines, à Waerschoot, Sleydinghe, Wetteren, Somerghem, etc., où les capitalistes, craignant la puissance des meneurs socialistes, cherchent la paix nécessaire aux entreprises industrielles et commerciales.

Gand possédait en 1898 neuf Sociétés coopératives, dont la plus importante, le Vooi'uit, a onze établissements, une boulangerie, une pharmacie, une imprimerie, des magasins qui écoulent des charbons, des épices, des chaussures, des vêtements, du linge, des chapeaux, de la mercerie, des bijoux, des montres, etc.

Banques.— Gand possède une banque populaire, un Comptoir de la Banque nationale de Belgique et plusieurs autres établissements financiers. LaBaîig»'' de Gand, au capital de 10 millions de fr., dont 7 millions 820.875 fr. versés, a eu en 1898 un mouvement général d'opérations de 330.345.189 fr. Le mouvement de la caisse a été de 78 millions 1/2 à l'entrée, de 78 millions à la sortie; 74.292 effets d'une valeur de 70.368.065 fr. ont été reçus ; les comptes courants ont atteint 164.705.732 fr. au débit et 164.821.286 fr. au crédit.

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GANTERIE DE PEAU

-moDluui il .xj.uow.jiAj 11- , la i.i'ii-i"^- " "^-v" -■- I 1 grue

"ff"ts montant à 169.677.030 fr., dont 23.875.626 sur i {p^j^ côtés, des hangars-abris. L'outillage des anciens quais

ranger : le réescompte à la Banque nationale a i comprand trois grues et trois élévateurs hydrauliques.

lie 69.446.667. Le mouvement global des comptes Deu.^ cales sèches, situées sur l'un des côtés de l'araot-

rants de la ville a été de 573.999.2(fâ et celai de port, sont à la disposition des armateurs: le seuil d'entrée

H 19" Rl"! H2 fp **® la grande cale esta 5 m. 45, celui de la petite à im. 4.5

ranger ae J-o.tx>».ii<i ir. „„„,„^„ Isousle plan d'eau. La longueur des cales sèches est de

l'on. - Au moyen âge, Gand était mis en commn- , ^^ ^ '-j^^^ 1^^^^^^ ^^ ^3 ^ j^^ nouvelles installations

ation avec la mer par le canal la Lteve, condui- ; ^^^ ^ l'étude: on vent unifier la largeur du bassin du

t à Damme, et par un canal allantàBiervliet. Un j commerce, portersa profondeur à 7 m. 80 et celle de l'avant-

iiçon decettedernière voie, le canal duMarais on portà7 m. 50, on construirait un nouveau bassin de 1.330 m.

Meorhem, de même que celui de la Liève, ne sert plus i de long sur 150 de large avec une profondeur de 8 m.

lu'à la petite navieation. Le canal raccordant la 1 Monrement maritime. - Gand recevait en 1860, de la

Lvs au canal de Ter^nenzen se compose de la partie | mer, 293 voiliers jaugeant^.320 t^et 6i bateaux à vapeur

• . . . r 1. • •«•„ j„ n^^A inr>/-b\ d'une portée totale de 10.890 t., soit ensemble 3o7 bâti-

unissant la Lys au bassin maritime de Gand {Dock) ! ^^^^^J^^ ^^^^^ ^ ^^^^^^ ^^ ^^^ ^^^^^^^ ^^ ,3^^ p^^ ^^

sert il la grande navigation intérieure; la partie i ^..^.^ j.^ jg^^ ,g mouvement maritime est de 796 navires ; mant le bassin sert à la navigation maritime; il , jaugeant ensemble 254.094 t. Moorsom,soit en moyenne

termine à l'écluse à sas du Muide, à l'origine du 320 t. par bâtiment. En 1898, les arrivages par mer ont été ual de Gand à Terneuzen; il est en libre commu- i de 117 voiliers jaugeant 35.138 t. et 88i steamers jaugeant

ation avec la Lys et reçoit le canal raccordant i 598.596 t., soit ensemble 1.001 bâtiments et 633.734 t.

ai de Gand à Bruges avec le bassin de l'Entrepôt. ! -^'°°''^'° i»" ^* '■ «.° moyenne par navire : 575. navires

,, . , „i j„ /-„„j X T«,„an,ûn «11 Hn cao I avec 317.789 t. venaient des Iles-Britanniqnes ; 1d8 na-

u est par le canal de Gand a Terneuzen ou du sas j.,^^ ^^ ^^ ^^^^.^ . ^33 ^^^.^^^ h ,^^2 ^ ^^ ,^

Gand que le chef-lieu de la Flandre orientale 1 ^^^^^ ^^ Norvège: 23 navires avec 27.421 t., de l'Améiîimunique avec la mer. ; riqne du Nord; 48 navires avec 24.435 t., de r.411e-

Ce canal de navigation et d'évacuation a été construit magne; 19 navires avec 11.774 t., des Paj's-Bas; 11 navires .i 1825 à 1827 et approfondi de 1875 à 1878. De nouveaux avec 9.188 t., d'Espagne : 8 navires avec 7.868 t., de l'.\mévaux furent exécutés de 1878 à 1883 pour terminer] riqoe du Sud; 14 navires avec 4.810 t., de France ; 8 nanplètement cette voie maritime, qui part de la Lys, au j vires avec 3.707 t., de Belgique; 2 navires avec 1.047 t., Ihuis, où elle s'alimente des eaux de cette rivière et de d'.4frique. scant. La direction de ce canal est du S. au N. ; il baigne I Sept services réguliers de bateaux à vapeur mettent

isieurs communes, notamment Selzaete, bureau fron-

le, et pénètre en Zélande, où il traverse la petite ville !

Sas-de-Gandet rejoint l'Escaut à Terneuzen. Sa longueur

de 33 kil., dont 20 sur le territoire belge. Sa largeur

; Dl de l'eau est de 36m., au plafond, de 15 à 20 m.,

eulre les crêtes des berges, 68 m. ; la hauteur des digues

au-dessus de la flottaison réglementaire, 2 m. ; le mouillage,

de G m. 50, la largeur des digues, 10 à 12 m. ; l'inclinaison

; s talus, 12/4; passe navigable des ponts, 17 m.

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