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GRAINS. V. Falsifications.
GRAINS DURS A TAILLER. L'Administration des Douanes range parmi les grains durs à tailler: 1» les noix d'arec produites par un grand palmier de l'Inde {Areca catechu) ; 2" les noix dites de co-
rozn, auxquelles on donne aussi le nom ù'ivoire végétal et qui proviennent d'un petit palmier du Pérou ; 3" les coques de la noix du palmier Arvira; 4" les fruits du palmier nain (Chamœrops humilis), très répandu dans leN.de l'Afrique; 5° les noix û'Ilyphœne thebaïca, autre arbre de la famille des palmiers ; 6" les noyaux de granitre [EUcocarpus] ; 7° les orangettes ; 8° les pépins d'orange et de citron ; 9" les graines d'abrns non percées; 10° les graines de basiliers brutes non percées ; 11° les graines de panacoco non percées.
Les import, et les export, de ces marchandises sontconfonduesaveccellesdesnoixdecoco.(V.Coco.)
G. DU.M0NT
GRAISSAGE. V. Graisses (Produits pour graissage).
GRAISSES. (Alimentation.) — Les graisses alimentaires sont essentiellement des combinaisons de la glycérine avec des acides gras, principalement l'acide oléiqne, l'acide palmitique et l'acide stéarique; ce sont donc, par leur constitution chimique, des éthers, appelés pour cette raison triglycérides. Dans les graisses naturelles, ces différents triglycérides se trouvent mélangés entre eux et avec quelques autres, comme la butyrine, la capronine, la capryline, la myristine, l'arachine, etc. De ces diverses substances, l'oléine seule est liquide à la température ordinaire, et comme elle dissout la palmitine, la stéarine, etc., c'est la teneur en oléine de la graisse naturelle qui détermine son point de fusion. Voici un tableau qui renseigne à cet égard, en donnant la composition de quelques graisses en acide oléique, en acides gras solides et le point de fusion :
Ac. oléique Ac. solides Point Je fusion
Suif de mouton
Graisse de bœuf
Beurre
Saindoux
Graisse d'oie
Graisse de l'homme.
42 à 51°ctg.
Les graisses diffèrent suivant les espèces, tant animales que végétales ; elles diffèrent encore, pour une même espèce, suivant les individus, le sexe, l'âge (d'après Langer, la graisse du nouveau-né est différente de celle de l'adulte), et aussi suivant la région du corps : c'est ainsi que, chez le mouton, la graisse qui entoure les reins fond à 59-61° ctg., celle du tissu sous-cutané à 42-44° ctg., et celle du foie à 37-39° ctg. Ces différences dans le point de fusion indiquent évidemment des différences correspondantes dans la composition. Néanmoins, la composition centésimale des graisses en oxygène, hydrogène et carbone est très sensiblement la même. La voici en moyenne :
Carbone 76,5 %
Hydrogène 11,9 —
Oxygène 11,6 —
J'ai indiqué précédemment, à l'article Alimentation, le rôle de la graisse en général dans la nutrition et sa place dans la ration quotidienne de l'homme, suivant l'âge, les occupations, etc. Je renvoie donc à cet article pour tout ce qui concerne ces questions théoriques.
Au point de vue alimentaire, les graisses se distinguent par leur consistance : les graisses d'origine végétale sont presque toutes liquides à la température ordinaire (sauf le beurre de cacao, l'huile de muscade et de coco, d'une consistance plus ferme), ce sont les Imites; il en est de même de beaucoup
GRAISSES
GRAISSES
d'hniles de poissons (hniles de raies, de mornes, etc.) ; les graisses des oiseaux, des carnivores, des omnivores et de l'homme possèdent une consistance plus pâteuse, analogue à celle des pommades : ce sont les axonges et saindoux*. Les graisses des ruminants Ibœnf, mouton) et celles de certains rongeurs (lièvre) sont solides : ce sont les suifs, desquels on extrait les graisses dites alimentaires (margarine et oléomargarine).
La question du beurre et des huiles étant traitée ailleurs (voy. Beurre, HcilesI, je ne m'occuperai ici que des graisses alimentaires proprement dites et des préparations analogues qui ne rentrent pas dans le cadre des articles sus-mentionnés.
Par expression à la température de 25' ctg. environ (procédé Mège-Mouriès), on extrait de certaines graisses animales (graisses de porc, de mouton, et surtout graisse de bœuf), la plus grande partie de la stéarine qu'elles contiennent : on obtient ainsi une matière qui lond vers 20', qui ressemble assez au beurre (sauf pour la coloration) et à laquelle on a donné le nom d'oléoinargarine. .Additionnée d'un peu de lait et légèrement colorée, cette matière devient encore plus ressemblante au beurre et prend alors le nom de margarine. Celle margarine semble se digérer aussi bien que le beurre naturel, et quand elle est préparée soigneusement avec de bonnes matières premières, colorée avec des produits inoffensifs, elle peut entrer utilement dans l'alimentation des classes laborieuses, car son prix est beaucoup moins élevé que celui du beurre naturel. Elle renferme d'ailleurs 10 " „ d'eau et environ 87 % de corps gras: malheureusement, si elle rancit plus difficilement que le beurre, ne contenant d'ailleurs que des traces de glycérides des acides gras volatils (butyrique, capryliqne, etc.), elle est loin de pouvoir se prêter absolument à tous les usages culinaires.
Les marchands sont tenus rigoureusement d'indiquer sur ces produits les indications de provenance; mais cette obligation paraît avoir entraîné la fabrication et la vente, sous des noms voisins (beurre artificiel, simili-beurre, etc.), de produits très différents et de qualité tout à fait inférieure, tirés de suifs de mauvaise nature, altérés et vieux, que l'on traite par des huiles végétales, d'arachide et de sésame principalement, afin de donner au mélange un point de fusion voisin de celui du beurre. Ces matières ont toujours mauvais goût et mauvaise odeur, laquelle s'accuse par l'ébuUition, et ne se conservent que très mal.
Parmi les graisses alimentaires de la meilleure qualité et du plus grand usage, il faut encore citer
1. Les saindoux anglais ou belges sont d'un blanc laiteux, comme les saindoux français ; leur grain est fin, leur goût agréable ; ils n'ont presque pas d'odeur.
Les s.iindoux américains (Nouvelle-Orléans et New- York, d'où vient principalement cette import, américaine) ont été soumis à un travail ayant surtout pour objet d'extraire une partie de leur oléine ; ils conservent une teinte rougeâtre qui s'accentue dans les qualités inférieures; ils ont, en outre, une odeur fade, bien distincte de celle qui pourrait indiquer un état incomplet de conservation. Leur goût est un peu acre, et leur pâte, par suite de l'opération qu'ils ont subie, est lisse et très ferme.
Le saindoux américain des provinces de l'Ouest, connu sons le nom de Prime Western, se rapproche davantage du saindoux français par sa nuance, parce qu'il n'a reçu aucune préparation spéciale, mais il est d'un blanc plus terne et légèrement verdâtre. 11 a surtout une forte odeur de brûlé; sa pâte est granuleuse, comparativement à celle du saindoux français.
Les saindoux américains sont souvent expédiés des lieux d'ori- •gine dans des tierçons cerclés en érable.
la graisse de porc, saindoux on axonge, et la graisse d'oie. Ces graisses s'obtiennent par fonte au bainmarie ou à feu nu très doux de la masse adipeuse, lard on panne, et peuvent se conserver comme le beurre. (V. Beurre.) La graisse d'oie est plus fine et plus estimée que le saindoux : elle a un pen moins de consistance; l'une et l'antre d'ailleurs se prêtent non seulement à beaucoup de préparationscnlinaires, mais encore à la fabrication d'excellentes conserves, telles que rillettes et rillons, pâtés, foies de canard, confits d'oie et de dinde, etc.; on les utilise encore pour les fritures; mais d'autres graisses penvent économiquement être employées au même usage : telles sont, notamment, la graisse de pot-au-fen, recueillie sur le bouillon refroidi, et surtout les graisses de moelle et de pied de bœuf. Ces dernières, en effet, retirées à chaud d'abats très frais, penvent être chauffées plus longtemps et un plus grand nombre de fois que les antres corps gras sans être sensiblement altérées; et comme elles possèdent de plus un goût agréable, on doit les préférer pour la préparation des fritures dans les ménages peu fortunés.
Enfin, il me faut citer, parmi les nonvelles graisses alimentaires, le beurre préparé à l'aide de l'huile des noix de coco. Ce beurre est incolore, presque inodore, mais conserve un léger goût d'origine qui rend difficile son introduction dans la préparation des mets. Mais comme il contient près de 100 •/• de graisse et que son prix est un peu inférieur à celui de la bonne margarine, les boulangers et les pâtissiers en font un usage de plus en plus étendu, en Allemagne surtout, car ce produit n'est pas très connu en France. Au surplus, il est inoffensif et les indigènes du Pacifique s'en servent depuis longtemps.
Pour les graisses phosphorées naturelles et leurs applications, voy. Lécithixes. D*^ J. L.\umomer.
Voy. F.\LSIFICATIOXS.
GRAISSES. (Produits pour graissage.) (Syn. : Angl. : Fat, Grease, Suet. — Allem. : Fette, Talg. — Espagn. : Gardura, Sebo, i'nto. — Ital. : Grasso, Unto. Sego.) On emploie des graisses et composés graisseux et huileux de toutes sortes pour diminuer le frottement des cylindres et rouages des locomotives, wagons, voitures, automobiles, véhicules et machines de toutes espèces. Dans la plupart de ces composés graisseux il entre soit des matières huileuses animales, végétales ou minérales, soit du suif, qui est la graisse des animaux de l'espèce bovine, ovine ou caprine.
Par l'action des alcalis, les graisses se transforment en acides gras et forment les savons. (Voy. Savons.) /
Les graisses de bœuf et de mouton sont les matières premières de la fabrication des chandelles et bougies. (Voy. Bougies.)
Les grais.«es d'ours et la moelle de bœuf servaient jadis, comme le saindoux, à la préparation des cosmétiques. On leur a préféré la graisse de veau, pins blanche, moins susceptible de rancir et qu'on mélangeait à l'axonge pour lui enlever son excès de consistance. Mais les vaselines rectifiées en ont pris la place depuis dix ans environ.
Graisses animales. — Le suif est blanc on jaunâtre et plus ou moins consistant, selon l'espèce et l'âge de l'animal qui l'a fourni. Le commerce appelle suif en branches on en rames la graisse brute et
GRAISSES
GRAISSES
crue, telle qu'elle a été séparée des autres parties de l'animal, et encore renfermée dans les membranes du tissu où elle s'est formée; suif en jattes, celui qui a été fondu et moulé dans une forme en bois; suif d'os ou petit suif, celui qu'on extrait des os et des abatis : ce dernier a peu de consistance et contient toujours une forte proportion d'eau.
Le saindoux (voy. ci-dessus : Graisses : Alimentation) est la graisse du porc ; on le distingue dans le commerce en saindoux en pannes et saindoux fondio. Le saindoux destiné aux usages industriels est dénaturé au bain-marie, à environ 100 degrés, par une addition de benjoin finement pulvérisé, à raison de 250 gr. par 100 kilog. de saindoux, ou bien de lessive de soude caustique à 37 degrés dans la proportion de 33 kilog. de lessive par 100 kilog. de saindoux.
Les huiles de saindoux destinées au graissage des machines sont dénaturées moyennant l'addition, par 1.000 kilog. d'huile, de 1 kilog. d'orcanette dissoute dans 1 kilog. oOO d'huile brute de pomme de terre.
Depuis une découverte de Payen (1834), on se sert sous le nom de cambouis, vieux-oing, graisse noire, graisse muciline, etc., pour les essieux de voitures, de graisses qui sont des enduits extraits de la résine, du goudron, du bitume, auxquels on donne le nom « d'huiles de résine ». Concrètes parla distillation sur de la chaux, ces extraits huileux sont la graisse noire ; leur concrétion, obtenue non par distillation sur chaux, mais avec 10 "/o de suif et 10% de talc, donne la «graisse muciline».
Les graisses pour machines se préparent avec des mélanges proportionnés au degré de fluidité que leur but nécessite. Les unes sont tout à fait consistantes, les autres entièrement liquides (voy. Huiles); elles ont en grande partie les graisses animales pour base: ainsi, la- graisse pour wagons comprend 20 parties de ré.sine pour oO d'huile de poisson et 120 de suif blanc.
Les graisses pour machines sont utilisées dans des boîtes à graisse (godets ou autres cavités), qu'on place au-dessus de l'endroit où le frottement se produit et qu'on emploie de préférence pour les machines fixes. Il existe des graisseurs spéciaux pour locomotives, locomobiles, pompes à vapeur, pompes à air, etc. En dehors des paliers graisseurs disposés pour l'application des graisses solides aux surfaces tournantes, il est fait usage de robinets pour les huiles liquides, notamment en cas de mouvements très rapides. 11 y a des graisseurs réglables pour paliers, têtes de bielle, poulies folles et centrifuges, etc., des graisseurs automatiques pour cylindres et boîtes à vapeur, des modèles spéciaux pour automobiles et vélocipèdes, etc.
Outre les graisses alimentaires, les fondoirs produisent du suif pressé pour tanneurs et corroyeurs et pour stéariniers, du suif fondu aux « cretons »^ sans acide pour la parfumerie, la savonnerie, la corroierie, l'étamage et le graissage des machines, sans parler des suifs à l'acide pour chandelles et bougies. Les résidus donnent lieu à une fabrication spéciale de pains de suif pour illuminations.
Les huiles et graisses extraites des poissons sont vendues à l'état consistant ou liquide pour être uti-
1. Les cretons ou pains de cretons sont îles membranes de graisses tient on a extrait le suif par quatre fontes et qui servent à la nourriture des cnicns et de la volaille.
lisées à la préparation et à l'aflinage des cuirs. Les. graisses consistantes servent notamment au graissage des voitures, wagons, tourillons, engrenages,, pistons, godets, compresseurs, cylindres, laminoirs, joints, robinetterie, garnitures, boulons, écrous, pièces de forges, armes, etc. On fait une graisse adhérente en pains ou semi-liquide pour courroies en cuir, coton et poil de chameau, pour câbles en métal on en chanvre, coton et manille. Une graisse consistante neutre sert à préserver de la rouille les surfaces métalliques ; elle est composée de suif de mouton, de graisse minérale et de para (caoutchouc)..
Le dégras sert pour les cuirs vernis et le glaçage de la fleur des cuirs.
Les huiles et graisses sans acide pour l'assouplissement, la conservation et même l'imperméabilisation des cuirs (chaussures, harnais, capotes de voitures, courroies de transmission), sont un mélange d'huile de cheval, d'huile minérale américaine, de cire d'abeille, de cire minérale ou végétale et de suif de bœuf ; il y est souvent ajouté de la glucose et de la colophane.
L'huile fine pour la mécanique de précision est préparée avec un soin spécial et raffinée; on l'extrait des pieds de mouton et pieds de bœuf. Les huiles ordinaires de pieds de mouton, de bœuf et de cheval sont en usage dans la carrosserie et la bourrellerie.
Toutes ces huiles sont concurrencées depuis une dizaine d'années par les huiles minérales américaines, pures ou mélangées, de prix inférieur et ne se congelant pas.
Les huiles minérales russes sont employées surtout aux transmissions et les huiles minérales américaines pour les machines de précision. Les huiles de castor servent à graisser, en Extrême-Orient, les paliers moteurs et les bielles des machines installées sur les navires de guerreetde commerce, et l'huile de colza sert au graissage des autres articulations. On fabrique une graisse spéciale pour laminoirs enveloppée dans des sacs d'amiante.
La vaseline et la glycérine donnent aussi des huiles de graissage. Ainsi on prépare des briquettes de vaseline pour coussinets ouverts (en remplacement du suif), pour transmissions; des huiles de vaseline et de glycérine pour machines à coudre, vélos, armes, parfumerie, pharmacie, horlogerie.
Graisses de Poisson. — Les huiles de poisson (baleine, morue, hareng, phoque) sont d'usage fréquent dans le corroyage et la chamoiserie ; ellesaffinent les cuirs, qu'elles nourrissent et assouplissent à mesure que la matière grasse s'y incorpore.
L'huile de phoque {Seal oil, en anglais) vient des mers polaires du Nord, surtout d'Arkhangelsk et de Terre-Neuve. Dans les environs de cette île, notamment, on retire d'environ un million de phoque» 120.000 hectol. par an. L'huile du lion marin capturé dans les mers polaires du Sud a les mêmes usages : l'Angleterre en importe une quantité considérable. L'épanlard blanc du Canada donne une huile plus estimée : d'un adulte de 1.600 kilog. on extrait 200 kilog. d'huile. Quant à l'iiuile de baleine, elle se raréfie avec ce cétacé, dont la pêche n'est plus faite que par les Américains du Nord. Au Brésil, on emploie la graisse de caïman ou d'alligator, graisse de jacaré. Une queue de 4 mètres fournit, étant bouillie, 30 à 40 litres d'excellente huile. Enfin, ou utilise dans la préparation des cuirs l'huile de pin-
GRAISSES
GRAISSES
gouin, do Patagonie: on raconte qn'en 5 semaines UD navire en recneillit 130.000 litres extraits de 275.000 oiseaux (1874).
Graisses végétales.— M. Natalis Rondot a signalé rntilisatioD en Chine d'une graisse végétale fournie par les baies du Croton sebiferum, vulgo arbre à snif. On retire de ce suif une huile qui sert à l'éclairage ; on en fabrique des chandelles à Ting-Haï, d'où on les expédie dans le nord de la Chine et dans l'archipel Indien. Mais cette industrie chinoise est menacée de plus en plus par l'import. des produits d'Occident.
Le Congo, le Gabon, la Guyane, Madagascar, entre autres colonies françaises, possèdent des plantes dont les graines à huile ou à graisses concrètes sont déjà emplojées dans l'industrie de la savonnerie : la noisette du Soudan {Coula edulis de Bâillon), VEutada gigalobiuiu, elc. De ces mêmes plantes, l'Amérique extrait des cires végétales.
Commerce intérieih. — La fabrication et réparation des hoiles et graisses animales occape à Paris 2i personnes, dans deux établissements (189G) ;dans la banlieue, 191 personnes (dont IC8 hommes) réparties dans 18 établissements, dont an avec 30 à 45 ouvriers snirant la saison.^
Le commerce des huiles et graisses industrielles occape, tant à Paris que dans la banlieue, ouvriers, employés et patrons, 150 personnes, dont 132 hommes, avec ai chefs d'établissements. Dans le reste de la France, sauf les grands centres, ce commerce est fait par les marchands de produits chimiques, de couleurs, de savon, d'articles de ménage et par les épiciers de détail. Le Nord de la France et la Provence sont les centres de fabrication et de transaction des huiles industrielles. Mais les ports de Marseille, Dunkerque, le Havre et Bordeaux sont, avec Paris, Lille, Arras, les villes où se fait le commerce en gros des produits pour graissage (halles et graisses). On peut évaluer à 1.500 personnes la population occupée à ce commerce spécial.
L«s graisses et suifs bruts ou fondas non comestibles payent, à l'octroi de Paris, un droit de 12 fr. par 100 kilog. Il en a été introduit, en 1898, un toUl de 80i.l06 kilog., contre "796.770 en 1897. Dans ces quantités: en 1898, les suifs et graisses (bruts ou fondus) non comestibles tenant de l'extérieur figurent pour 595.475 kilog., et ceux sortant des abattoirs pour 208.631 kilog. En 1897, il est venu de l'extérieur 585.203 kilog. et des abattoirs 211.567 kilog.
Les huiles minérales payent, à l'octroi de Paris, 27 fr. 54 les 100 kilog., tandis que les huiles minérales, assimilées aux essences minérales, ne payent que 19 fr. 80 par hectol. Cette différence de droits a favorisé la substitution, dans le graissage, des huiles minérales aux halles animales.
L'entrée des halles animales dans Paris, en 1898, a été de «5.286 kilog. contre 86.929 en 1897 : en 1888, elle avait été de 66.273 kilog. ; en 1889, de 72.285: en 1890, de 78.782: en 1891, de 70.665; en 1892. de 69.544. et en 1893, de 73.867.
La progression des huiles et essences minérales est con- j sidérable. Elle est due aux usages industriels, non à l'éclai- j rage, auquel subviennent le gaz et de plus en plus l'élec- j tricité. On a introduit à Paris 227.653 hectol. d'hniles et essencesminérales en 1888. contre 251. I14en 1889 et 264.716 ' en 1890. Ce chiffre s'élève à 277.3.38 hectol. en 1891 pour i atteindre 293.026 en 1892 et 310.615 en 1893. L'aagmen- ' tation s'est continuée et les introductions ont été. en 1898, j de 391.680 hectol. contre 375.648 en 1897, soit en dix ans t un accroissement des deux tiers. '
Par comparaison, les prix des huiles minérales russes ' (Bakoa) employées au graissage coûtent à Paris : brate noire ! 32 fr. les 100 kilog. ; épurée n* 0:58 fr. ; épurée n*l:50fr. ;
L'huile de pied de mouton coûte à Paris 240 fr. les 100 ; kilog. ; l'huile de pied de bœuf 160, le suif, 64 fr. 40, et la \ graisse minérale consistante, 100 fr. les 100 kilog.
Commerce extérieik de la France. — Graisses animales autres que de poisson. — Le commerce extérieur ' (C. S.) des graisses animales autres que celles de poisson i a subi depuis 1892 une baisse sensible aux import., dont |
voici les chiffres par périodes décennales (en milliers de kilog. et millions de fr.) :
Val.
Snifs
Siia4*Bi (t litres
Quant.
Val.
Qaaiit.
Val.
Quant.
■tô,5
Les import, de soifs en 1898 (C. S.) se répartissent ainsi, en kilog. :
ftits-l:iis(0.-itl.}..
Républ. Arg. . .
.Angleterre
Belgique 1.410.286
L'rugnav 1.164.445
.Algérie! 131.781
Total, arec les autres pays: kilog., 20.401.913.
Prix E. V. D. du kilog. : 0fr.50.
Nous avions importé d'.Anstralie jusqu'à 2.451.701 kilog. de suif en 1890, de Chine jusqu'à 2.743.467 en 1894, et de Belgique jusqu'à 1.782.960 en 1887. De même, nos import, des États-Unis par l'Océan Paciflque, nulles en 1898, avaient atteint 778.722 kilog. en 1887. Par contre, nos import, des Etats-Unis par l'Océan Atlantique n'avaient pas, jusqu'en 1896, dépassé le chiffre de 6.181.362, celui de 1891; en 1896, 1897 et 1898, la valeur de nos import, de snif des États-Unis a été respectivement de 3.;{77, 1.758 et 3.080 (en milliers de fr.), d'après les statistiques américaines.
Les import, de saindoux en 1898 ont été, en kilog. :
hits-fiis (O.-itl.).. 14.842.256 1 Belgique 180.068
.Angleterre 1.258.353 | Italie lfô.240
Total avec les autres pays: 16.470.5fô kilog.
Prix E. V. D. du kilog.": Ofr.75.
Ces chiffres sont, sauf cens de 1893 et de 1896, les plus faibles depuis le rétablissement des droits de douane. La valeur de nos import, de saindoux des Étals-Unis a été (en milliers de fr.) : 1896, 5.161; 1897, 6.646: 1898, 9.151, d'après les statistiques américaines.
Les import, de graisses animales (autres que de poisson) ont été en 1898, en kilog. :
-Angleterre 1.270.832
ÉUls-riis(0.-ill.)... 967.560 Pavs-Bas 882.474
Belgique
Allemagne..
•Autres pays.
Total en kilog. : 3.612.902.
Prix E. V. D. du kilog. : Ofr. 55.
Ces chiffres, les années 1894 et 18^ exceptées, sont les plus bas depuis 1892 y compris.
Voici maintenant les chiffres de nos export. (C. S.) de graisses animales non comestibles autres que de poisson pour les trois dernières périodes décennales (en milliers de kilog. et millions de fr.):
Quant.
VaL
Quant.
Val.
Quant.
Val.
kif rt kiile k siif ) Sïii4«u et autres )
Dans la dernière période décennale, le prix de ces produits, notamment des suifs et huiles de suif, s'est considérablement abaissé. La cause en est (comme nous l'avons indiqué au début, puis rappelé à propos de la consommation de Paris) dans la substitution des huiles et graisses minérales aux graisses et huiles animales, dont, en dehors des autres supériorités, le prix de revient est plus avantageux .
Les tableaux du Commerce pour l'année 1898 donnent pour l'esport. (C. S.) du suif et de l'huile de suif les chiffres suivants, en kilog. :
Belgique 2.632.914
Angleterre 2.573.978
Italie 2.259.948
Espagne 2.148.080
Total, avec les autres pays, kilog
Allemagne 1.95I.54.S
Suisse 1.288.371
Pavs-Bas 1.232.357
Algérie 227.966
Prix E. V. D. du kilog. : Ofr. 50.
Dans la période décennale de 1887- 9(5, le chiffre de 11 millions de kilog. n'avait pas été dépassé, sauf en 1889, où il a atteint 17.229.586 kilog. ; en 1897, il avait été de 10.348.000.
Les export, de saindoux (C. S.) pour 1898 ont été seulement de 1.676.461 kilog., au prix E. V. D. de Ofr. 75 le kilog. : les 3/4 sont allés en Algérie, soit 1.102.100 kilog.,. 109.000 à .Madagascar et 209.000 à la Réunion.
GRAISSES
GRAISSES
Suisse
Italie
S'-l'ierreetPêclie 3.937.955.
Les export, d'autres graisses animales (autres que de poisson) ont donné des chiffres supérieurs (en kilog.):
Belgique 2. 007. 507
Algérie 389.713
-Angleterre 371.045
Total, avec les autres pays, kilo; Prix E. V. D. du kilog. :0 fr. 55.
Nous avions exporté en Angleterre, en 1893, environ 1.273.000 kilog. de graisses animales de cette catégorie.
Graisses de Poisson. — Moyennes décennales des import, (en millions de kilog. et millions de fr.):
Quant. Val. Quant. Val. Quant. Val.
Huile de baleine. 1.371,7 1,45 1.163,3 0,98 1.038,2 0,62 Huile de morue. 2.438,7 2,51 2.849,3 2,36 2.772,3 1,84
Autres 616,8 0,59 090,6 1,01 940,4 0,94
Ces import, sont de provenances variées, qu'indiquent ci-après les chiffres correspondants de 1898 (en kilog.): Huile de baleine
Norvège 402.389 1 Allemagne 177.888
Angleterre 254.853 | Etats-Unis 102.743
Total, avec les antres pays, kilog.: 1.023.763. Prix E. V. D. du kilog. :Ofr. 60.
Huile de morue
S'-Pierre et Pèche 1.2.33.395 1 Angleterre 721.694
Pays-Bas 759.787 | Norvège 87.360
Total, avec les autres pays, kilog : 2.927.038. Prix E. V. D. du kilog.: Ofr.85.
Autres graisses de poisson
Angleterre 793.7.53 1 Suède 78.590
-Japon 339.858 I Allemagne 28.531
Total, avec les autres pays, kilog. : 1.302.380. Prix E. V. D. du kilog. :'l fr.
Nous passons aux export., qui sont heaucoup moins importantes. Voici les moyennes décennales des export. (C. S.) de graisses de poisson (en kilog. et fr.):
Huile de baleine Huile de morue Autres
Quant.
Val.
Quant.
Val.
En 1898, les export, d'huile de baleine n'ont été que de 3.942 kilog. au prix E. V. D. deOfr.60 le kilog.; les «xport. d'huile de morue, de 117.198 kilog. à Ofr.85; celles de graisses de poisson autres, de 58.934 kilog. à Ifr.
C'est surtout en Espagne que nous exportons ces graisses : la presque totalité pour l'huile de haleine, les 2/3 pour l'huile de morne, près de la 1/2 pour les autres, 1/4 allant -en Italie.
Dégras de peaux et Huiles de résine. — Il nous reste à donner les chiffres du commerce (C. S.) pour les dégras de peaux et les huiles de résine. L'import. est à peu près nulle pour chacun de ces deux articles : au total, en 1898, 37.211 kilog. valant 24.187 fr. pour les premiers, et 42.179 kilog. valant 0.749 fr. pour les secondes.
L'export. est plus considérable, surtout en ce qui concerne les dégras, qui ont suivi le mouvement des suifs et huiles de suif et les fluctuations de leurs prix. Voici les -moyennes annuelles des trois dernières périodes décennales:
Quantités
Valeurs
Kilos.
Fr.
Les chiffres de l'export. des dégras pour 1898 ont été, en
Allemagne 572.289 Italie 307.481
Belgique 435.854 Angleterre 249.903
^Espagne 385.729 Suisse 98.688
Total, avec les autres pays, kilog. : 2.500.048.
Prix E. V. D. du kilog. : 0 f r. 63.
Les export, d'huile de résine ont été, en 1898, de 599.396 kilog., dont plus des 4/5 sont allés en Angleterre. En 1892, ce total avait été d'environ 1.231.000 kilog., dont les 2/3 .pour l'Angleterre.
États-Unis. — Les graisses et huiles animales et mi-
nérales sont l'objet aux États-Unis d'une industrie considérable.
Les huiles de graissage extraites des pétroles des États- Unis ont donné, en 1889, 109.891 barils de 42 gallons (le gallon = 4 lit. 346), valant 321.068 dollars, dont : 93.243 de Pennsylvanie et New-York valant 267.989 dollars, 1.740 de l'Ohio valant 10.558 dollars, 12.900 de la Virginia- Ouest valant 34.775 dollars, 1.460 de l'Illinois valant 4.900 dollars; 300 du Kansas, valant 2.300 dollars, et enfin 48 du Texas, valant 340 dollars. (Census Bulletin.)
Les États-Unis ont exporté (C. S., valeur en milliers de dollars) :
Saindoux 22.731 34.414 40.090 29.120
Huiles minérales brutes. 5.782 5.876 4.416 6.172
Suif 4.253 5.501 2.700 2.783
Paraffine 2.168 3.715 3.821 4.937
Nous ne donnons pas ici les chiffres relatifs aux huiles minérales épurées, qui servent principalement à l'éclairage, mais nous donnons ceux de la paraffine, qui entre dans la composition de divers produits pour le graissage.
L'export. spéciale des Etats-Unis en France a été (C. S.), en millions de fr. :
1896 1897 1898 Huiles lourdes et résidus de
pétrole 2,4 2,7 2,3
Graisses autres que celles
de poisson 16,8 21,0 13,5 14,3
Douanes. — Le Tarif de 1893 taxe les graisses de poisson (huiles de poisson, de baleine, de phoque, de lamentin, etc.) à 7 fr. les 100 kilog. bruts au T. G., à 0 fr. au T. M.
Les graisses animales autres que de poisson sont exemptes de droits, sauf le saindoux et les huiles de saindoux, qui payent 14fr.30 aux deux tarifs, s'ils ne sont pas destinés à l'industrie ; s'ils sont destinés à l'industrie, ils sont admis en franchise, à condition qu'ils soient mélangés à d'autres graisses et, de plus, dénaturés sous la surveillance du service des Douanes.
La dénaturation des saindoux et des huiles de saindoux a lieu dans les usines où ils doivent être mis en œuvre, sous la surveillance du service des douanes ou des agents des Contributions indirectes, à défaut de bureau de douanes. Dans ce dernier cas, le service des Contributions indirectes perçoit de chaque dénaturateur une redevance de 1 fr. par 100 kilog. de saindoux dénaturé.
L'huile de suif suit le régime du suif.
Les huiles de pieds de bœuf et autres graisses animales liquides sont passibles de la taxe intérieure applicable aux huiles végétales; c'est-à-dire que le Trésor public perçoit sur ces produits, introduits ou fabriqués dans les communes ayant au moins 4.000 âmes de population agglomérée et ayant sur ces mêmes produits une taxe d'octroi, un droit qui varie de 10 à 12 fr. en principal, d'après le chiffre de la population (loi du 31 décembre 1873, art. 4 et loi du 22 décembre 1878, art. 3). Ce droit n'atteint ni les huiles minérales, ni les dégras de peaux, ni l'acide oléique.
Les huiles minérales lourdes et résidus de pétrole et d'autres huiles minérales sont taxés à 12 fr. T. G. les 100 kilog. nets, et à 9 fr. T. M., avec une surtaxe de 5 fr. aux deux tarifs si, étant d'origine européenne, ils sont importés d'ailleurs que du pays de production et si, étant d'origine extra-européenne, ils sont importés des entrepôts d'Europe.
La paraffine paye 35 fr. T. G., les 100 kilog. nets, et 30 fr. T. M. ; la vaseline, 32 et 28 fr.
Les dégras de peaux payent 7 fr. T. G. les 100 kilog. bruts et 6 fr. T. M. Au T. G. la taxe est portée à 9 fr. si, étant d'origine européenne, ils sont importés d'ailleurs que du pays de production, et à 10 fr. si, étant d'origine extraeuropéenne, ils sont importés des entrepôts d'Europe. Il n'y a pas de T. AI. s'ils sont originaires d'ailleurs que dn pays d'import.
L'huile de résine paye 12 fr. aux deux Tarifs les 100 kilog. nets, même si elle est cuite ou additionnée de chaux pour le graissage des roues et engrenages.
GKAND LIVRE
GRAXIT
Les mélanges d'haile minérale lourde et d'hnile de résine snivenl le régime des halles minérales lourdes, comme ci-dessus.
Le décrassage des corroyeurs, qui est un mtlange de déchets de poils, de peaux ou d'antres impuretés, suit le régime du snif.
On soumet aux droiU des huiles de poisson : le résidu (ou drache) de la préparation de l'huile fluide de morue et d'autres poissons ; l'huile de poisson mélangée d'huile de saint; la graisse pour wagons, qui est un mélange d'hnile de poisson, de résine, de suif et d'une faible quantité de soude ; les graisses (mélange de graisse animale et d'haile de poisson) pour assouplir les cuirs.
On traite comme produits de pèche française (exempts de droits) l'huile extraite des cétacésetdes poissons échoués sur nos côtes. Les graisses provenant des poissons péchés dans les mers lointaines par des navires norvégiens, belges, anglais, sont considérées comme graisses de poisson d'origine étrangère et payent 7 fr. au T. G., 6fr. an T. M.
GRA>'AUA OU GRENADA. Une des Antilles anglaises, située à 145 kil. au X. de Trinidad, entre If 58 — 12» '3ff lat. N. et 63» 40' — 63" 56' long. 0. de Paris. Snp. : 344 kil. c. (36 kil. sur 15). Pop.: 42.403 hab. en 1881, 53.209 en 1891, 61.299 en 1897. Les hauteurs atteignent 900 m. Le meilleur port est celui de la capitale, Georgetown. Climat très malsain pour les blancs : 29* à 32- ctg. de juillet à septembre. De 1883 à 1897, le revenu est passé de 47.102 liv. st. à 56.973 liv. st.; les dépenses, de 45.530 à 58.549 et la dette publique de 6.000 à 127.770 liv. st. La colonie est administrée par un gouverneur assisté d'un conseil législatif de 13 membres. Le sol est fertile ; les 5/8 sont en culture. L'île produit surtout du sucre, du cacao, du café, du coton, des épices.
Les mouvements du commerce et de la navigation ont été les suivants :
Importations.
Eu miUiers de liv. sterling 135 170 IGi
En miUiers de tonnes
Tonnage total des navires — des nav. anglais.
Les import, se font en produits alimentaires et objets manafactnrés : les export. , principalement en cacao, 159.000 liv. st., en 1896, épices, 12.000 liv. st. Georgetown est une escale de la Royal-Mail.
Les monnaies en usage sont celles d'.\ngleterre et des États-Unis. La Banqne coloniale est autorisée à émettre des billets de 5 dollars jusqu'à un maximum de 11.700 lïT. st. Abel Ravier.
GR.wn-BASS.VM. Chef-lieu actuel (décembre 1899) de la colonie française de la Côte d'Ivoire (voy. ce mot). Climat malsain, qui a décidé le Comité des travaux publics des colonies à créer un port intérieur et une ville nouvelle, sur la lagune de Petit- Bassam, près du village d'Abridjan ou de celui d'Andjamé. Le plan du port et de la ville, déjà entièrement établi, doit être mis à exécution dès les premiers mois de 1900. Le nouveau port sera la tête de ligne du chemin de fer projeté pour relier la côte au haut Niger, et les services publics seront transportés dans la nouvelle ville, qui recevra le nom de Bingerville, en hommage à M. Binger, l'un des premiers explorateurs de la colonie.
GRAXD-Duc DE TOSC.4NE (Le). Diamant célèbre. V. Dl.KMANT.
GRAXD-LIVRE. (CoMPT-lBILITÉ.) Voj. LiVBES DE COMMERCE.
GRAXD-LIVRE DE LA DETTE PUBLIQUE. C'est la collection des registres sur lesquels sont inscrits les créanciers de l'État. La centralisation de tons
les titres composant la dette de l'État date de la loi du 24 août 1793, due à l'inspiration de Cambon. Cette loi a déclaré qu'à l'avenir le Grand-Livre constituerait le titre unique et fondamental des créanciers de l'État. Chaque acquisition faite à la Bourse, chaque mutation par succession, donation, etc., donne ■ lieu à l'ouverture d'un compte créditeur an prolit du nouvel ayant droit, en même temps que le compte créditeur de l'ancien se trouve débité, et que, par cela même, la créance de cet ancien à l'égard de l'État se trouve éteinte.
Le Grand-Livre est composé en réalité de plusieurs milliers de volumes ; chacun de ces volumes comprend mille comptes. Il est tenu en double exemplaire.
Les rentes des com munes, celles des établissements publics et celles qui concernent les majorais forment des séries spéciales du Grand-Livre de la dette publique. Mais il a été créé un Grand-Livre spéciahpour la dette viagère. (Loi des 25 floréal et 8 messidor an II.) Dans le but de faciliter la négociation des certificats d'inscription sur le Grand-Livre (voy. Inscription) et le payement des arrérages entre les mains des propriétaires, la loi du 14 avril 1819 a ordonné la formation, dans les départements, de livres auxiliaires du Grand-Livre de la dette publique. Les certificats d'inscription sur ces livres auxiliaires portent le nom d'inscriptions départementales : ils peuvent être remplacés par une inscription sur ■ le Grand- Livre, à la demande du propriétaire.
Le service du Grand-Livre dépend de celui de la Dette inscrite, au Ministère des finances.
Emmanuel Vidal.
GR.\XD-MOGOL (Le). Diamant célèbre. V. Diamant.
GRANDE-BRETAGNE. Voy. RoTAUMK-Usi.
GRAXGEMOUTB. Ville maritime d'Ecosse, située à l'entrée du Fortii et du canal de la Clyde, par 56* 6' lat. X. et 3- 49' long. 0. de Greenwich. Pop.: 5.000 hab. C'est le port de Glasgow sur le Forth. Les bassins ont une sup. de 11 hect. Le mouvement de la navigation a été le suivant (les import, et export, en milliers de liv. st.) :