ri
Fils et tissus
Bois de construction.
Peaux brutes
Animaux rivants...
Par pays de provenance (en milliers de fr.)
Royaume-Uni
Russie
France
Autriche-Hongrie. . .
Italie
Allemagne
Totaux p. tous pays
PRINCIPALES EXPORT.XTIOSS (C. S.)
Par catégories de marchandises (en milliers de fr.)
Raisins secs.
Minerais
Vins
Figues
Huile d'olive
Tabac
Éponges
Avelanedes . .
Par pays de destination (en milliers de fr.)
Autriche-Hongrie. . .
Totaux p. tous pays.
En 1898, les import, se sont élevées à 152 millions 083.634 fp. or, les export, à 89.438.100 fr.
L'augmentation des import, porte principalement sur les céréales et résulte des insuffisances de la récolte par rapport aux besoins de la consommation ; elle n'est pas à l'avantage du pays, puisqu'elle entraîne une sortie d'or considérable avec perte au change. Les droits d'import. se sont élevés à 34.437.374 drachmes en 1898. L'augmentation des export, porte principalement sur les raisins secs ; ' mais elle est seulement en valeurs, car les quantités
• baissé d'une cinquantaine de millions de livres 309 en 1895 à 251 en 1898), ce qui veut dire que les prix ont très sensiblement monté.
En ce qni concerne la consommation en Grèce des pro-
I doits étrangers, l'étnde de la statistique des cinq dernières
années montre qoe la moyenne s'élève, pour chaque année,
à 108.73X.;»66 fr. or. Etant donné que la population de la
•ce se compose de 500.000 familles environ, il s'ensuit,
.: conséquent, que la consommation moyenne des proluits étrangers de chaque famille peut s'évaluer annnelllement à 217 fr. ; ce qni revient à dire qu'elle paye à l'étranger : 'Ji fr. pour les articles de nourriture; 41 fr. [pour l'habillement; 20 fr. pour les articles mobiliers; |14 fr. pour produits pharmaceutiques, et 48 fr. pour divers
antres articles servant aux manufactures exercées en Grèce. Ces chiffres mettent la Grèce an même niveau que l'Italie et l'Espagne, puisque dans ces pays la proportion par famille de consommation des produits étrangers est presque analogue anx moyennes ci-dessns indiquées.
L'export., de 1893 à 1897, s'est élevée «n moyenne à 7G. 139.782 francs par an, soit une plus-value annuelle de l'importation de 32.598.784 fr. Cette plus-value, toutefois n'est pas absolument réelle, étant donné que plusieurs articles d'exportation échappent au contrôle des autorités douanières. Il faudrait ajouter anx chiffres constatés 10 */. an moins pour avoir le total approximatif. On arriverait ainsi à 85 millions de francs or d'export. au commerce spécial.
Le restant de la plus-value de l'import. est couvert principalement par les ressources de la navigation marchande et par le métal que les Grecs qni séjournent à l'étranger envoient régulièrement à leurs familles en Grèce. (Moniteur Officiel du Commerce, mai 1899.)
Navigation. — En 1899, l'eUectif de la marine marchande donnait les chiffres suivants : vapeurs au-dessus de 30 tonnes, 159 d'un tonnage de 105.684 ; voiliers au-dessus de 30 tonnes, 1.206 jaugeant 282.232 tonnes.
Mouvement des ports grecs en 1898 (navigation avec l'étranger) :
Entrés
Sortis
Vapeurs Voiliers
Vapeurs Voiliers 3.112 3.316
Tonnage 3.109.618 179.680
Équipage 102.439 14.487
(îrecs 2.933
Étrangers 3.495
Le cabotage est réservé aux navires nationaux ; par exception, il est permis aux navires des puissances qui ont concln un traité de commerce avec la Grèce.
Le service intérieur est fait par les compagnies grecques, la Nouvelle, la Panhellénique, John, Gondi, Patoléon, Patrikios et Synodinos, qui ont aussi des lignes pour l'Asie-Mineure, la Turquie, Brindisi et Trieste.
Le service avec l'étranger est fait par les Messageries Maritimes, la Compagnie Fraissinet, la Florio et Rubattino, Courzi, Egyptienne Khédiviale, Russe de Navigation, Lloyd Autrichien, Johnston, Deutsche Levante Linie et plusieurs autres cargoboats appartenant à des sociétés et à des particuliers grecs et étrangers.
Cfiemins de fer. — L'exploitation des voies ferrées est faite par des Compagnies concessionnaires, qui les ont construites; quelques-unes reçoivent une subvention du Gouvernement, qui a une part dans les bénéfices. Leur longueur totale est de 938 kil. Ce sont les lignes: Mili-Calamata 102 kil., Missolonghi-Agrinion 45, Missolonghi-Crioneri 16, Pyrgos-Olympie 21, Pirée-.\thènes-Péloponèse 432, Thessalie 204, Pirée-Athènes 8,6 avec un prolongement de lkil.5, Diacopto-Calavyta21,Pyrgos-Catacolo 13, Attique 74. En construction : ligne du Pirée- Larissa, qui doit être prolongée jusqu'à Salonique.
De grandes routes nationales, départementales et communales relient les villes et les villages de Grèce.
Établissements de crédit. — En premier lien vient la Banque Nationale de Grèce, sur laquelle on trouvera tous les renseignements nécessaires à l'art. Basque (Banques étrangères).
La Banque des Iles Ioniennes est l'ancienne Banque privilégiée des Iles Ioniennes, dont le siège social
GRECE
GRECE
est à Londres; son capital est de 300.000 livres anglaise; elle fait les mêmes opérations et jouit des mêmes privilèges que la Banque Nationale; le prix d'émission de ses actions était de 2o livres et le prix actuel est de 15 livres. Bureau central, Corfou; succursales à Céphalonie, Zaute, Patras et Athènes.
La Banque Privilégiée d'Épiro-Thessalie a été créée à l'occasion de l'annexion de ces provinces. Mêmes opérations et privilèges que les deux banques précédentes; capital de 20 millions, dont 5 seulement ont été versés; les actions sont de 125 fr., prix actuel 206 fr. Direction à Athènes, succursales à Volo, Larissa, Arta, Triccala et Carditsa.
11 y a, en outre, la Banque d'Athènes et la Banque du Crédit industriel, entreprises anonymes par actions, et plusieurs banquiers, une Société grecque d'assurances d La Nationale », qui fait toutes les assurances, ainsi que plusieurs autres Sociétés d'assurances étrangères.
Usages locaux. — La commission est en général de 1% ; le courtage pour les effets de commerce est de 1 7oo, et de 1 % en toute autre matière. Les frais de chargement des raisins secs sont en général de 2 fr. le tonneau et de 1 °/o pour le blé.
Les frais de port sont de 1 fr. 50 et Ofr. 30 par tonneau pour les vapeurs, selon qu'ils chargent ou déchargent tout ou partie de leur cargaison ; les voiliers ne payent que G fr. 40, 0,30 et 0,20 dans les mêmes cii-constances. Sont exempts : les navires inférieurs à 10 tonneaux, les embarcations de plaisance, les vapeurs qui ne font que stationner pendant 72 h. et les voiliers pendant 10 jours, et ceux qui retournent directement au port du départ ; ce délai dépassé, ils payent les taxes déjà citées. Les navires qui stationnent simplement ont 10 fr. à payer par passager qu'ils débarquent. Toutes ces taxes sont réduites pour les Compagnies de navigation qui ont une convention avec le Gouvernement.
Postes, Télégraphes et Téléphones. — La Grèce fait partie de l'Union postale universelle et de l'Union télégraphique internationale. Elle a une direction générale des Postes et Télégraphes, qui dépend du Ministère de l'intérieur et qui comprend 6 bureaux de poste centraux et 9 bureaux centraux de télégraphe, 248 du service réuni des postes et télégraphes et 119 bureaux de poste dont la gérance est confiée à d'autres fonctionnaires; en outre, chaque commune possède un facteur-vaguemestre. Le service téléphonique est prévu par la loi et fonctionne pour les abonnés; il n'y a pas encore de cabines publiques. Actuellement, il n'y a que quatre bureaux téléphoniques centraux : Athènes, Le Pirée, Phalère et Kephissia.
Toutes les lignes aériennes appartiennent à l'État, qui exploite ces services ; les câbles sous-marins appartiennent à la Compagnie anglaise Eastern, à qui est confié le service international.
Nombre des dépêches échangées en 1898 : à l'intérieur, privées et officielles, 902.872, droits perçus, 1.045. 766fr. ; avec l'étranger, privées et officielles, 97.939, droits perçus, 935.914 fr. ; dépêches de service, 19.320.
Taxes télégraphiques pour l'intérieur : 1 drachme par dépêche de 15 mots, 5 centimes en plus par mot. Taxes postales pour l'intérieur : lettres, 20 cent, par 15 gr. ; journaux, 1 cent, par 25 gr.; imprimés, 5 cent, par 50 gr.; colis postaux de 3 kilog., 1 drachme; recommandation, 20 cent.
En 1898, ont été : émis sur l'étranger, 5.863 mandatsposte d'une valeur de 312.757 fr.; reçus, 9.049 mandatsposte étrangers, d'une valeur de 710.036 fr.
Mesures et Poids.— Conformément aux termes du décret-loi des 28 septembre et 10 octobre 1836, relatif aux mesures et poids, on doit employer en Grèce le système métrique français.
Mesures de longueur. — Le piki (unité) = 1 m.; la palme = 1 décimètre; le dactyle (pouce) = 1 cm.; la gramme (ligne) = 1 mm.
Mesures itinéraires, — Le stadion = l kil. ; la schinis = 1 myriamètre.
Mesures agraires . —Le piki carré = 1 m. c. ; lestremma = 1.000 piki carrés = 10 ares.
Mesures de capacité. — Le litron (unité) = 1 litre; la kotyle =:1 décilitre; le kystron =1 centilitre; le kubos = 1 millilitre.
Voids pour toutes les marchandises. — La Tonne = 10 talents= 1.500 kilog.; le talent = 100 mines = 150 kilog. ; la mine ^1.500 drachmes ou grammes; la drachme = 1 gr. ; l'obole = l décigramme ;le kokos (grain) = l centigramme.
Quelquefois le bois, le beurre, l'huile et le vin se vendent au poids.
Quoique ces mesures soient celles qui d'après la loi devraient être employées, on continue à faire usage constant des anciens poids et mesures, appliqués encore en Turquie, dans les îles Ioniennes, on se sert des mesures et poids anglais et vénitiens, qui étaient en vigueur avant l'annexion.
Mesures anciennes. — Mesures de longueur : Le petit piki (généralement employé pour la soie) = 0,648 m. ; le grand piki, pour toute autre marchandise ^0,669 m. ; le piki d'arpenteur, maçon et charpentier = 0,750. m.
Mesures itinéraires : L'ancien stadion =148m. 148.
Mesures agraires : L'ancien stremma = 3.025 petits piki carrés= 1.270 m. carrés 21.
Mesures de capacité: Matières sèches, le kilon =33 litres 160, le coffln = 25 kilog. 064. Le blé se vend par poids de 22 ockas = 28 kilog. 17 On emploie aussi le starro ou stajo ancien de Venise, à deux barili :=27 ockas (pour le froment) =: 21 litres 104. Le vin se vend par baril de Venise de 24 bozze = 64 litres 3859. Le boccale ou bozza = 2 litres 6861. Le gallon = 5 litres 54. Pour l'huile et le miel, on compte rocka=l 1/2 litre.
Poids anciens. — L'ocka = 400drammes = 1 kilog. 280 ; ledramme = 3 grammes 20; lekantari (quintal) =44 ockas. Pour les raisins secs de Corinthe, on compte par litra de Venise = 476gr. 9987,etmillar = 1.0001itra=476kilog.99. Pour les figues on compte 1.000 corbeilles au millar, soit 13 à 14 kantari. Pour la pharmacie, on se sert des poids de Bavière : 1 livre := 12 onces à 8 drammes, à 3 scrupules, à 20 grains^360 gr.
Il faut cependant noter que pour les matières d'or et d'argent on se sert des poids français, dont on commence à faire usage beaucoup pour la pharmacie.
Pour les mesures agraires on commence à se servir (!<■ celles du décret de 1836, et les anciennes- mesures de capacité sont souvent remplacées par les anciens poids.
Dans les îles Ioniennes on se sert comme unité de mrsure du bras=0m. 69 pour toutes les marchandises et Om.644 pour la soie. On se sert des poids et des mesuras anglais pour tout autre usage.
Monnaies. — La Grèce fait partie de l'Union monél.r de 1885, conclue entre la France, la Suisse, la Belgique l'Italie. L'unité est le franc, appelé drachme (mais on se sert habituellement de ce mot pour exprimer le franc en; papier-monnaie ; le franc or est appelé comme en français) ; i le didrachme=2fr. ; pentadrachrae^ofr. ; hémidrachme! = 0 fr. 50 et le tétartodrachme = Ofr. 25; ces pièces sont en argent.
En or, lepentadrachme=5 fr. ; le décadrachme = 10 fr. : le iocossadrachme = 20 fr. ;le penticontadrachme = 50fr.: l'hécatontadrachme := 100 fr. En cuivre : le 1 leptoc = lcentime; le 2 lepta = 0fr.02; l'obole = 0 fr. 05 ; le diobole=0fr. 10.
En nickel, de 5, 10 et 20 lepta ou 5, 10 et 20 centimes.
Le Trésor n'accepte que ces pièces en payement ou di papier-monnaie, et c'est avec cette monnaie que se fon toutes les affaires dans le commerce. Les pièces étrangères sont prises chez les agents de change au cours di jour.
Changes. — Le cours forcé a été établi pour la troi slème fois les 20 septembre et 2 octobre 1885. Le papier monnaie est fourni par trois banques: Nationale, lonienn et d'Épiro-Thessalie, en billets de 1, 2, 5, 10, 25, 100 et 50 drachmes. Le change est calculé d'après la valeur du fran à vue sur Paris et Londres.
Le change a varié, en 1885, de 109-1^ centimes ; en 18 de 116-128; en 1887, de 119-130; en 1888, de 12t-li
GREEXWICH