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GUANO

en 1897), farine de froment (3 millions 2), riz en grains (4,3). guano (3,2). vins ordinaires (2.473.000 litres), houille crae (l!).253.000 kilog.). Les exporl. se font en sucre (40 millions] 126.000 kilog. en 1897), mélasses (4,6), rhum et taGa (2,1), campoche (1,3), rocou et ananas.

Pour 18SR^, le total des import, en France (C. S.) a été de li millions de fr., dont 10.184.326 de sucre en poudre, 1.430.700 de rhum et tafia, près de 1 million de cacao : le total des export, de France (C. S.) a été de 8.600.000 fr. environ, dont 1.185.000 fr. de vins, 772.600 de tissus. TtNLOOO de peaux, 621.000 de bimbeloterie, brosserie, etc. yacigalioti. — En 18U7, il est entré dans les ports de 1:1 Guadeloupe 595 nav. jaugeant 234.000 t., dont 327 français. La Pointe-à-Pître est une escale de la ligne mensuelle de la Compagnie Transatlantique allant du Havre à Colon. Il y aune chambre de commerce, une banque coloniale et un Crédit foncier colonial.

Un décret du 20 décembre 1898 impose aux armateurs an long cours une patente de 1 fr. âSpar tonneau de jauge de la Douane.

La monnaie d'argent a disparu de la circulation. L'émission de bons du Trésor de 2 fr., 1 fr. et Ofr.SOest autorisée jusqu'à un maximum de 800.000 fr. Abel Ravier.

Bibliographie. — Annuaire de la Guadeloupe et dépendances: Basse-Terre.

GU.VXO. Le gnano est une substance d'origine organique qui constitue nn engrais azoté d'excellent emploi. On le rencontre, non seulement sur le littoral chilien et péruvien, mais dans les îles voisines, en couches profondes de 20 et même 30 m. Il était employé de toute antiquité dans les pays de production ; Humbold, au commencement dn XIX' siècle, en a vanté les eBets en Europe, où l'usage ne s'en est guère répandu que depuis une quarantaine d'années. Alors on a cherché et trouvé de nouveaux dépôts dans d'autres régions, dans le voisinage du cap de Bonne-Espérance, sur les côtes occidentales et méridionales d'Afrique, sur le littoral atlantique des États-Unis, du Brésil, sur les côtes de la Patagonie, etc. Mais ces derniers n'ont en général ni la composition, ni les qualités du guano du Pérou, entièrement formé d'excréments d'oiseaux de mer. Celui-ci 'se présente sous la forme d'une poudre sèche, d'un jaune pâle, qui devient brun chocolat par l'exposition prolongée à l'air. Il répand une odeur forte, surtout ammoniacale ; son goût est piquant, un peu salé. On trouve dans sa masse des concrétions blanches, qui se dilatent à l'air en dégageant une odeur d'urine. Il est plus dense que l'eau; sous l'action de la chaleur, il noircit en prodnisant du gaz ammoniac ; desséché après avoir été mis en contact avec l'acide azotique, il devient d'un lige très intense; il laisse après incinération un -idn d'environ 33 Vo-

Le gnano agit à la fois comme engrais azoté et comme engrais phosphaté ; l'azote ou le phosphate prédomine suivant les échantillons: dans le premier cas, le guano est dit ammoniacal (îles Chincha, Blanco) ; dans lesecond, (erreux ; voici les différences composition pour les principales provenances 11 r 100 parties :

Bluc« (kiocka 70,22 5,T5 3,48 9.»

leres organiques .

sphate de chaux..

le phosphoriqQe..

~ alcalins

sphate de chaux :

ible

iluble ,

Phosphate total

;e dosé

imoniaque corresponda»

Us Pitos 32,45 27,55 3.37

B«liTie

Les guanos d'origine antre que le Pérou et le Chili ne possèdent ces propriétés actives qu'à un moindre degré, parce qu'il y entre généralement une grande quantité de matière terreuse. Le meilleur moyen d'éviter la fraude est de faire garantir par le vendeur le poids d'azote par 100 kilog. ; on établit alors la valeur réelle de l'engrais proposé d'après cette proportion : s'il faut 400 kilog. d'un bon guano dn Pérou, à 12* „ d'azote, pour fumer un hectare, combien faudra-t-il de kilog. d'un guano dn CapàS»/» d'azote, par exemple? Réponse : 600 kilog.

Le guano agit rapidement etdnrepeu ; son énergie varie en raison de l'altération qu'il subit au contact de l'air et surtout au contact de l'eau ; les années de grande sécheresse rendent son emploi peu profitable. On conseille, d'ailleurs, de le mêler à d'antres substances: parties égales de sel marin et de plâtre, ou trois à quatre fois son volume de terre bien divisée, ou un volume égal de cendres de lessive, de plâtre, etc.

Il convient généralement aux céréalçs, légumineuses, colza, betteraves, pommes de terre, aux prairies naturelles, etc. On l'applique généralement au printemps, quelquefois au milieu de l'hiver (surtout le guano terreux).

Le guano dissous a été traité par l'acide snlfarique, qui donne de l'homogénéité et rend le phosphate soluble.

Il existe deux antres sortes de guanos : le guano de chauve-souris, dont le nom indique le mode de formation et que l'on rencontre dans certaines cavernes de Sardaigne, d'.\lgérie, des Antilles et de l'Archipel Indien; le guano de poisson, fabriqué avec les corps et débris de divers poissons : tètes et viscères de sardines en France, une petite espèce de hareng en Angleterre, les débris de morne à Terre- Neuve, la chair des cétacés en Norvège. Ces poissons et débris, cuits à la vapeur,' séchés, puis moulus, donnent un engrais contenant 5àl2Vo d'azote et parfois plus de 13 V» d'acide phosphorique, qu'on emploie surtout en Belgique. Il convient particulièrement pour la betterave, le tabac, la pomme de terre et les prairies, surtout dans les terres sablonneuses. On le répand en automne, à raison de 400 à 600 kilog. par hectare.

On fabrique d'ailleurs dans plusieurs pays des guanos artificiels, avec toute sorte de déchets de matières animales.

Commerce. — Les export, de gnano péruvien se sont ainsi réparties en 1855 : .Angleterre, 281.761 T.; États- Unis, 64.203 ; Espagne, 26.430 ; ile .Maurice, 18.193 ; France^ 13.901 : Centre-Amérique, 389 ; Chine, 725 ; total : 405.732 T. Le pavillon anglais figurait dans ces transports (même' année 1855) pour 259.000 T.; le pavillon américain ponr 101.000; le pavillon hanséatique pour près de 15.000, et le pavillon français pour 9.642.

Dans les périodes décennales 1867-76, 1877-86 et 1887-96^, le commerce spécial de la France a été, pour les import, et export, de guano (en milliers de kilog. et de fr.) :

Quant.

Val.

Quant.

Val.

Quant.

Val.

Importations.

Exportations.

Les années 1887. 1892 et 1896 ont donné (en milliers de kilog. et de fr.) les chiffres suivants au C. S. :

Importations.

Ebcportations.

Quant.

Val.

Quant. Val. 1 Quant. Val.

Voici, pour compléter ce tableau, le détail des import.

GUARANA

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