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INDOCHINE

i\D1<:atel1». On donne ce nom à de nombreux appareils qui enregistrent on permettent de constater : le travail fonrni par la vapeur poussant le piston dans le cylindre d'une machine, comme l'indicateur de Watt; la vitesse d'un mouvement, par l'utilisation

I de l'expérience des courants de Foucault, comme l'indicateur de vitesse de M. Marcel Desprez; la température d'un appareil, ou mieux si cette température atteint un certain maximum ou un certain minimum; le numéro d'un abonné qui vient d'appeler an téléphone; les pressions de vapeur et le niveau dt' l'eau dans les chaudières; le sens d'un courant électrique ; le fonctionnement d'un système de lampes

; électriques sans avoir à s'éloigner du tableau de

1 marche; la présence du grisou dans les mines, etc. | Ces diverses sortes d'indicateurs prennent les noms •

i qui conviennent à leur emploi. (V. Esregistrecrs.) IXDIEXXES. V. Tisses imprimés.

INDIGO. V. Bleus (Couleurs), Droguerie, Ma- |

TIÈRES COLORANTES. I

INDIGO ARTIFICIEL. Depuis 1897, on fabrique industriellement en Allemagne, avec du phénil- I glycocolle orthocarboxyle (résultat d'un traitement ; spécial delà naphtaline) chauffé à l'abri de l'air avec [ de la potasse ou soude caustique, une masse qui, | dissoute dans l'eau, donne, par oxydation à l'aide ' d'nn courant d'air, une matière colorante absolu- ; ment semblable, par sa composition chimique et ses ^ filaments, à l'indigotine ou bleu indigo provenant : de l'indigo naturel. (Voy. Blecs.) D'où une révolution dans les prix et la disparition probable, à courte ! échéance, de la culture de l'indigotier. Cest le pendant ; de ce qu'on a vu se produire pour la culture de la | ^ranceaprèsladécouverteindustriellederalizarine. j

n parait acquis que le produit artiOciel est plus par, absolument uniforme, d'un rendement au moins égal à celui des meilleures marques de l'indigo na- j turel. Les deux fabriques principales sont à Ludwigs- j hafen et à Hôchst (près Francfort-su r-Mein); elles : ont un capital supérieur à 40 millions de fr. et oc- { cnpent 10.000 ouvriers.

On vend l'indigo artificiel sous forme de pondre à I 100*, „ au prix de 14 à 15 M. le kilog. sur la place , de Francfort: la pâte à 20 " „, qui donne la poudre par évaporation, vaut actuellement de 3 à 3,5 M.

L'emploi de l'indigo naturel en Allemagne était d'environ 1 million de kilog. (valant 10 millions de marks) par an, de 1888 à 1897; il aurait dès 1899 subi une baisse considérable.

IXDIGOTIXE. Indigo pur on matière colorante de l'indigo.

INDO-CHrXE. Les cinq pays qui constituent l'ensemble de l'Indo-Chine française étant unifiés financièrement depuis 1897 et administrativement depuis 1899, un budget général a été créé par décret du 31 juillet 1898. (Voy. Axxam, Camrodge, Cochix-

CHIXE, L.VOS, TOSKIX.)

II se monte pour 1900 à 20.803.000 piastres (à 2 f r. 70) en recettes et à 20.796.000 piastres en dépenses. En 1898, y a eu 6 millions de fr. d'excédent et on a compté sur la même somme en 1899.

Le budget local du Tonkin pour 1900 est de 4 millions 072.200 piastres ; celui de la Cochinchine de 4.439.300 piastres; celui de l'Annam, de 2.120.016; celui du Cambodge de 2.513.587, et celui du Laos de 739.000.

Le budget général est alimenté par les recettes des Douanes, contributions indirectes et régies.

Les budgets locaux sont fournis par l'impôt foncier personnel et capitation. Les produits du budget général sont affectés aux services et travaux d'intérêt général; les produits des budgets locaux aux services et travaux d'intérêt purement local.

Les dépeuses principales du budget général sont : les services militaires français et indigènes, les réserves indigènes, les travaux publics d'intérêt général, la création d'un réseau français de câbles sons- marins, l'amélioration des services maritimes postaux avec le Siam, la création d'un observatoire, le régime forestier.

Les budgets locaux assurent: les travaux publics d'intérêt local, le réseau complémentaire des chemins de fer, l'amélioration du port de Saigon, l'Exposition de 1901 à Hanoï.

Depuis le 21 octobre 1899, un droit de cirenlatioD frappe : 1" les tabacs indigènes et étrangers : le tabac indigène paye 10 piastres les 30 kilog. et le tabac étranger 0 piastre 75 par kilog.; 2* les noix d'arec fraîches, qui payent Op. ^ par 50 kilog., et les noix sèches, 0 p. 25 par 25 kilog. La Douane perçoit ces taxes comme celles des régies de l'opium, du sel et de l'alcool.

Depuis le 16 septembre 1899 tout le personnel administratif des cinq pays a également été unifié sous la dénomination de Personnel des services civils, qui comprend: les fonctionnaires des afïaires indigènes et du secrétariat général de la Cochinchine, des Résidences et du corps des comptables, de l'Annam, du Tonkin et du Cambodge, des commissariats du Laos. Ces fonctionnaires sont divisés en inspecteurs, administrateurs de 5 classes et commis de 3 classes.

Enfin, par décret du 3 janvier 1900, l'administration civile du territoire du Kouang-Tchéou-Onan est remise entre les mains du Gouvernenr généra) de l'Indo-Chine.

Par décision du Conseil supérieur de l'Indo-Chine de novembre 1899, la colonie va être reliée par un câble français à notre établissement chinois et à Amoy, et de là au réseau russe par les câbles de la Compagnie danoise, Great Northern. Lemire.

Commerce.— Le commerce extérieur de l'Indo-Chine a donné, de 1888 à 1897. en import, etexporl. totalisées (ralenr en fr.), espèces monétaires non comprises :

L'année 1898 offre nne plus-vaine de 24.534.515 fr. sur 1897, soit un chiffre de 229.955. 323 fr.

La Cochinchine et le Cambodge participent ponr an pen plus de 73 7, au commerce extérieur de l'Indo-Chine, avec nne prédominance de plus de 50 7. des export, sur les import. Le Tonkin importe, an contraire, deux fois et demie de plus qu'il n'exporte, et son mouvement commercial représente environ 2i 7. da commerce extérieur de l'Indo- Chine. L'.\nnam ne contribne que ponr 2,4 7. an monvement d'ensemble de la colonie, et les import, y équilibrent à peu près les export.

An point de vne de l'origine, les import, de l'Indo-Chine se classent de la façon suivante ponr l'année 1898, dédoction faite du numéraire :

De France et des colonies françaises. Fr. 44.il5.786

De l'étranger » 58.028.560

En 1886, les import, françaises étaient de 15.313.000 fr. ; en 1894. elles atteignaient 20.144.000 fr. ; en 1896, 29 millions 385.000 fr. ; en 1897, 33.784.000 fr. ; en 1896, 44 millions 415.000 fr.

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