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Import, et export. (C. S.) en 1897 et 1898 (en kilog.): 1897 1898

Import. Expert. Import. Export.

liigt Wit. ri^ (1

«jlueliK.... 9.749.819 4.946.466 7.627.066 3.199.140 Uège ouvré.. 990.732 689.382 1.071.945 635.488

Cest d'.\lgérie, pour près des 2/3, que nous recevons le liège brut, râpé ou en planches (4.202.772 kilog. en 1898 et 6.103.337 en 1897); pais viennent l'Espagne (1 million 746.593 en 1898 et 1.641.390 en 1897), l'Italie (662.178 en 1898 et 1.086.327 en 1897); la Tunisie nous en a fourni 324.916 kilog. en 1898 et 436.566 en 1897. — Le liège ouvré ooas arrive presque en totalité d'Espagne (937.396 kilog. en 1898 et 841.252 en 1897); r.\lgérie nous en a envoyé pour 92.000 kilog. en 1898 et 80.361 en 1897.

Nous avons exporté en 1898 près du tiers de notre liège brot aux Étals-Unis (1.800.000 kilog.). un peu plus du 1/3 en Allemagne (1.132.153), 690.000 kilog. en .Autriche et 371.400 en Angleterre. En 1897. les États-lnis n'étaient représentés que par une faible quantité (109.000 kilog.), tandis qne l'Angleterre en recevait 1.288.430 et l'Aile-^ magne 1.213.400, la Russie 483.000 et l'Autriche 431.000. — Quant an liège ouvré, nous en avons fourni 203.274 kilog. à l'Angleterre, 74.231 à la Belgique. 59.000 à l'Allemagne en 1898: les chiffres correspondants avaient été en 1897: Angleterre 212.429 kilog.. Allemagne 69.105 Belgique 68.998.

Le prix E.V.D. du kilog. de liège brut, râpé ou en planches, a été le même, Ofr. 50, à l'import. et à l'expert, pour 1897 et 1898. Celui du kilog. de liège ouvré a été de 5 fr. a l'import. pour les deux années, mais à l'export il a ete de 6 f r. en 1897 et de 6 f r. 50 en 1898.

Droits dentrée en France. (Loi du 11 janvier 1892 et suivantes.) - Liège brut, râpé ou en planches : 3 fr. par U» kilog. poids brut (T. G.), exempt au T. M. (Le chèneliege pesé en moyenne 865 kilog. le mètre cube )

Liège onvré : bouchons, d'une longnear de 30 mm. et pins, par 100 kilog. nets, 36 fr. (T.O.), 27 (T. .M.); liou chons de moins de 50 mm., par lOU kilog. nets, 27 (T. (ï.J. 20 (T. M.). — Liège ouvré autre, par 100 kilog. bruts, 6 fr. (T.G.), 3{T..M.).

Les cubes on carrés de liège débités pour la fabrication des bouchons on des poignées de vélocipèdes, de même qne les plaques pour natation. les flotteurs et antres objets analogues, sont soumis an tarif d'entrée du liège ouvré autre.— On applique le régime du liège brut an liège pulvérisé et au liège concassé pour la fabrication des agglomérés de liège (briques, carreaux, etc.), au mélange de liège, d'amiante et de silice d'infusoire en pondre plus on moins fine, pour la fabrication d'Isolateurs, d'obtnrateurs, etc.

Le liège brut destiné a être façonné en France Jonit dn bénéfice de l'admission temporaire en franchise.

G. Dlmoxt.

LIÈGE FOSSILE. Nom sons lequel on désigne l'amiante. (Voyez ce mot.)

LIERRE. On donne le nom de lierre à deux plantes de familles différentes et de caractères distincts, savoir : le lierre proprement dit ou lierre commun et le lierre terrestre.

Lierre commun, dont il est inutile de donner ici nue description. Ses baies et ses feuilles jouissent de certaines propriétés médicinales : il en est de mêm^ de l'éoorce. Ces matières se vendent chez les droguistes et herboristes. Dans les pays chauds, quand on pratique des incisions dans les viens troncs de lierre, on en tire nne résine noire, que l'on désigne sous le nom de résine ou gomme de lierre, hédérine ou hédérée, que l'on emploie en médecine et dans les arts.

Lierre terrestre. — Cette plante, appelée aussi «rondote» et «herbe de saint Jean », est de la famille des Labiées et voisine du romarin officinal. Plante rampante, très commune en France et dans toute l'Europe, toutes ses parties exhalent nne odeur aromatique: ses feuilles sont employées en médecine et se vendent chez les droguistes et herboristes.

LIES. (Syn. : Lat. : Fe.r, amurca.— Angl. : Lees, Dregs,Grounds. — .Wlem. : Hefen , Satz, Bodensatz. — Ital. : Feccia.) Matières épaisses que certains liquides, notamment les vins et les huiles, laissent déposer au fond des récipients qui les contiennent.

Les lies les plus intéressantes an point de vue industriel et commercial sont celles du vin. Ces lies contiennent de 30 à 90 " ', de vin. En moyenne, les lies de vin sur colle on lies de fouet donnent 70'/« de vin clair par épuration simple, sans compter le liquide qu'on peut encore en extraire par pression. Il faut distinguer, en effet, deux sortes de vins de lie.

Le premier est fourni naturellement par le repos des lies. Les substances solides dont le poids spécifique est supérieur à celui du vin se déposent d'elles-mêmes. Par l'épuration au moyen de siphons de verre ou de robinets, on retire le liquide surnageant an-dessus des grosses lies. On procède ensuite à sa clarification, qui est difficile à cause de la quantité de matières insolubles qu'il tient encore en suspension et de sa faiblesse relative en alcool et en tanin. Ce vin de lie est aussi moins coloré qne le vin ordinaire dont il provient. Sauf qu'il est un peu moins alcoolique et moins coloré que le vin qui a formé les lies brutes, le liquide tiré par simple épuration, avec des soins intelligents, de ces lies bien conservées, n'a aucun mauvais goût, aucun vice, et participe des mêmes qualités que le vin originel.

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Parfois on le vine légèrement après l'avoir collé avec beaucoup de prudence, surtout s'il est rouge. Quand les lies ont subi trois ou quatre épurations semi-mensuelles, on en extrait, au moyen des filtres-presses, le liquide qu'elles contiennent en assez forte proportion (50 Vo en moyenne). Ce vin de lie, obtenu par pression, est inférieur au premier vin donné par l'épuration et la décantation. Il est en partie louche et exige un filtrage, des collages. Ces manipulations répétées affaiblissent son alcool et sa couleur. C'est un produit inférieur au vin originel.

Une autre façon de préparer le vin de lie est de filtrer à l'aide de manches de chausses, ou d'appareils spéciaux, des lies de vins vieux ou de vins débourrés et non collés.

Nous croyons que le vin de lies pressées et a fortiori le vin de lies simplement épurées ou filtrées, peut être vendu comme vin.

Consulté, dans un procès intenté, à la suite de prélèvements du Laboratoire municipal, contre un négociant de Lyon qui vendait comme vin, avec acquit blanc, des vins de lie, nous avons formulé les conclusions suivantes : « 1° Le commerce du vin de lie non additionné d'eau ne tombe pas sous le coup des lois de 18i)l-i8oo contre les falsifications: 2" la loi du 14 août 1889 n'oblige pas à vendre les vins de lie avec une mention particulière. » Ces conclusions nous paraissent d'autant mieux fondées que, dans l'espèce, le vin vendu svr échantillon avait été accepté par l'acheteur et que le fabricant qui l'avait fourni au négociant poursuivi n'avait pas été inquiété. Comment admettre, en conséquence, que l'intermédiaire entre un fabricant innocent et un consommateur satisfait pût être condamné? Néanmoins, le tribunal de Lyon prononça une condamnation le 3 décembre 1891. Mais la Cour, par un arrêt du 19 mai 1892, a réformé ce jugement et prononcé l'acquittement pur et simple, en reconnaissant l'inapplicabilité de la loi Griffe en l'espèce, selon les termes de notre consultation.

Les lies sont encore précieuses soit pour préparer, au moyen de la distillation, des eaux-de-vie de lie (V. Eaux-de vie), soit pour en extraire les matières tartriques qu'elles contiennent. (V. Tartres.) J. Desclozeaux,

Avocat à la Cour île Paiis, Rédacteur au Moniteur vinicole.

LIEUE. Il y a trois sortes de lieue : la lieue de 18 au degré du méridien =6.174 m.; la lieue de 25 au degré du méridien = 4.445 m.; la lieue marine ou géographique de 20 au degré = 5.557 m.

La lieue marine carrée de 20 au degré est égale à 30kil.c. 8766.

LIÈVRE. V. Gibier.

LIGNE I>E PÈCHE. V. ARTICLES de PÊCHE.

LIGMTES. V. Houille.

LILLE, clief-lieu du département du Nord (ancienne capitale de la Flandre française), sur la Deûle. 23 m. d'alt., 247 kil. (par la voie ferrée) N.-E. de Paris; 0»43'37'long. E. et 50» 38' 43" lat. N. Pop. : 216.276 hab. en 1896, 131.827 en 1858. Sup. depuis l'agrandissement, 714 hectares. — Tribunal et chambre de commerce ; la circonscription de la chambre s'étend hors de la ville aux cantons de Cysoing, Haubourdin, la Bassée, Pont-à-Marcq, Qnesnoy-sur-Deûle et Seclin. — Bourse, succursale de la Banque de France, Caisse d'épargne, recette générale des Finances, direction des Douanes, manufacture de tabacs et raffinerie de salpêtre ; entre-

pôt des sucres, docks et magasins généraux : C" Lebecq et Société des entrepôts de Paris. — Institut industriel, École supérieure de commerce (une école des arts et métiers est en construction), musée commercial et colonial, musée industriel et agricole, musée de technologie, etc. — Société industrielle, Société des sciences. Société de géographie, Société des agriculteurs du Nord, Comice agricole de l'arrondissement, Comités linier et cotonnier.

Les brandies principales d'industrie, pour Lille et ses environs, sont : la filature et le tissage du lin, du coton, la fabrication des fils à coudre (ou filterie), la teinturerie, les produits chimiques, la fabrication des huiles, de la céruse, la tannerie et la préparation des cuirs industriels, l'imprimerie, la brasserie, la sucrerie, la distillerie, la construction des ciiaudières et machines à vapeur. Lille est en outre le centre d'un négoce très actif d'alcools, de sucres, grains et graines, huiles et tourteaux, denrées coloniales, drogueries, lin, chanvre et jute. La place compte des établissements de crédit de premier ordre.

Industrie linière. — La ville de Lille, située au milieu d'une contrée très fertile, qui de tout temps a produit de grandes quantités de lin d'une qualité exceptionnelle, est demeurée le centre de l'industrie linière au triple point de vue du marché des lins teilles, de la filature du lin et du commerce des toiles. Les négociants en lin, qui jadis se bornaient à acheter à la campagne, pour les revendre aux filateurs français et anglais, les lins de la Lys, de Belgique, de Douai, Flines, Wavrin et du pays wallon, ont dû se faire importateurs de lins russeset devenir les intermédiaires des maisons de Russie auprès des filateurs de la région. Quelques-uns même ont installé des comptoirs en Russie. (Voy. Lin.)

La filature, qui autrefois était concentrée dans Lille même, s'est presque tout entière installée dans la banlieue. Le nombre de ces établissements, qui atteignait vers 1867 le chiffre de 142 pour l'arrondissement de Lille, dont plus de 30 pour le vieux Lille et 50 environ pour la banlieue, n'est plus actuellement que de 60, dont 2 seulement pour le vieux Lille et 30 environ pour la banlieue. Il est vrai que l'importance de ceux qui ont survécu s'est accrue. Le nombre total des broches de filature au sec et au mouillé atteint actuellement (Lille et banlieue) le chiffre de 230.000, qui filent tous lesgenres, des plus gros numéros aux plus fins. — La vente des fils aux tisseurs se fait, soit directement par la filature elle-même, soit par l'intermédiaire de négociants qui traitent à leurs risques et périls, ou bien de commissionnaires qui, moyennant remise convenue par paquet de fil, mettent en rapports Ifr filateur et le tisseur.

Toiles. — Le tissage de la toile n'a jamais été d'une grande importance à Lille même ; aux environs, il s'est créé un grand nombre d'usines de tissage mécanique. C'est ici qu'une grande partie de laproduction d'Armentières, de Bailleul, d'Hazebrouck et d'Halluin trouve son écoulement. Ou compta 65 maisons. Les beaux articles damassés sortent d'un établissement dont la réputation est européenne. Les spécialités de Lille sont principalement les belles et fortes toiles de lin et de clianvre destinées à la clientèle de l'intérieur et du midi de la France. Une dizaine de maisons fabriquent des toiles à matelas; on fait moins aujourd'hui de toiles teintes en bleu indigo

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pour sarraux et blouses; elles ont été en partie remplacées par les draps à bon marché.

Filterie. — La fabrication des fils à coudre, des fils retors (voy. ces mots), est depuis des siècles très florissante à Lille et aussi à Comines, où sont plusieurs fabriques importantes. Dans ces deux localités, les nouveaux procédés mécaniques ont remplacé totalement les anciens moyens de fabrication. La réputation des fils de lin à coudre de Lille est telle, qne non seulement la concurrence étrangère n'en introduit pas sur le marché national, mais qu'il s'en exporte des quantités dans diverses contrées de l'Europe.

La filature à la main des fils de mnlquinerie (voy. ce mot) proprement dits a complètement disparu; la filature mécanique du lin les a remplacés jusqu'à une certaine finesse : mais au-dessus des numéros qu'elle sait et peut produire, le coton seul paraît employé actuellement dans la confection des dentelles.

Industrie cotonnière. — Lille est la première ville de France qui ait introduit les métiers dits Mull-Jenny, vers 1800, en les empruntant à Gand. La filature de coton s'y est tellement acclimatée depuis que nulle autre place, si ce n'est Manchester, ne peut rivaliser avec elle sous le rapport de la finesse et de la perfection. Le nombre des filatures, qui, en 1859, était de 60 avec ensemble 412.960 broches, est maintenant réduit à 30, mais avec près de 1.250.000 broches à filer et à retordre. Les métiers à filer sont tous « Self acting » ou renvideurs de 800 à 1.000 broches, nécessitant des bâtiments spéciaux, larges et bien éclairés. Il y a aussi un certain nombre de métiers continus de 300 à 400 broches pour filer les gros numéros et pour retordre les numéros moyens. Seule en France la filature de Lille produit tous les genres de fils de coton en tous numéros, depuis le n" 1 jusqu'au n" 300 ■ ■ en fils simples, retors et câblés, qu'elle livre partout en écru, en blanchi ou teint :

.\ la fabrique de Saint-Qnentin et Tarare poar la monsselîne et le jaconas : à la fabrique de Calais et Candry poar les tulles, dentelles, guipures et rideaux; à la fabrique de Troyes et du Vigan pour la bonneterie et la ganterie ; à la fabrique de Roabai.ii-Tourcoing et da Cambrésis pour les tissus laine-coton pour robes et ameublements; à la fabrique d'.Xrmentières pour les toiles métis lin et coton : aux tissages de Rouen, Roanne et Saint-Dié pour les calicots, cretonnes, pilons et étoffes de différentes couleurs tissées en fils teints: à la fabrique de Saint- Etienne et Comines pour les rubans mélangé-soie, les rubans-velours, les galons et les tissas élastiques; à la fabrique de Lyon pour les tissus larges soie et coton- Telours-satin, etc.; à la confection, tons les fils à coudre à la machine et à la main.

Lille est la seule ville en France qui produise, outre les articles courants, tous les genres de fils de coton pour tous les emplois, pour tissus classiques comme pour nouveautés, fantaisies, tissus nouveaux, imitation soie, etc.

Le chiffre des affaires varie chaque année suivant les prix des matières et le numéro dn fil :

Pour les gros n"" de 1 à 30 on emploie des cotons courts «l'Amérique, des Indes et des cotons du Levant.

Pour les n" moyens 30 à 60, de beaux cotons Louisiane d'.\mériqne, du Brésil et surtout des cotons Jumel de provenance égyptienne;

Poar les n" fins de 60 à 300 mm. au 1/2 kilog., qui ne se filent qu'à Lille, on emploie les fins colons d'Egypte et Ions les colons Géorgie longue soie.

On tire ces cotons des lieux de production : Bombay, Nouvelle-Orléans, Alexandrie, Charleston, ainsi que des marchés de Liverpool et du Havre. Le port de Dunkerque reçoit beaucoup des cotons employés dans les filatures du Nord.

Dans les établissements cotonniers de Lille, le salaire des hommes est de 4 à 7 fr. par jour ; celui des femmes, de 2 à 3 fr. ; celui des garçons et filles de 13 ans et au-dessus, de 1 fr. ^ à 1 fr. 7o.

Tissus de coton. — A Lille, on fait peu de tissus de coton pur : on tisse du coton avec dn lin pour faire de la toile et des étoffes d'ameublement, des galons et de la passementerie. Depuis quelques années, plusieurs fabriques de tulles-rideaux et guipures se sont bien organisées à Lille et se développent. On en compte actuellement 10, dont 4 très importantes.

Huiles de graines. — Les graines utilisées à Lille sont presque exclusivement celles de lin et de colza ou navette. Les premières fournissent l'huile pour la fabrication des savons mons, la peinture, les vernis, etc. : les secondes, l'huile pour le graissage des machines et métiers, et aussi pour l'éclairage; mais ce dernier emploi, concurrencé par le gaz, le pétrole, l'acétylène, l'électricité, tend chaque jour à diminuer.

L'arrondissement de Lille travaille annuellement 50.000 tonnes de graines représentant environ 15.000 à 17.000 T. d'huile ; les tourteaux servent à l'alimentation des bestiaux et à l'engrais des terres. Ces graines proviennent presque en totalité de la Russie et des Indes, et depuis quelques années de la Plata; elles arrivent par Dunkerque, qui reçoit aussi les graines destinées au Pas-de-Calais, à la Somme, à l'Aisne, où l'industrie des huiles a pris un grand développement depuis 30 à 40 ans.

Imprimerie. — Lille a 55 imprimeries typographiques, lithographiques ou en taille-douce, qui emploient 2.000 ouvriers. Quelques-unes se sont fait une spécialité des étiquettes destinées à l'industrie du fil à coudre; on évalue à plus d'un milliard le nombre de ces étiquettes employées annuellement.

Brasserie. — On compte à Lille 29 brasseries pouvant produire annuellement pins de 500.000 hectolitres de bière, avec une consommation de 125.000 qnintaux d'orge et 250.000 kilog. de houblon. L'agrandissement de Lille a doublé le nombre des brasseries, et la consommation de la bière a progressé dans nue proportion encore plus forte.

Sucrerie et Dis(i7/erie. — L'industrie sucrière est unedes plus importantes de l'arrondissement de Lille. — .\vec la distillerie, elle se partage les betteraves, qu'on plante en très grande quantité dans la région. Dix fabriques de sucre, à Lille et aux environs, produisent près de 200.000 sacs par an ; cinq raffineries, dont deux de création récente, s'y sont établies.

Le nombre des distilleries est actuellement d'une cinquantaine, qui produisent près de 300.000 hectol. d'alcool pur, dont un tiers d'alcool de betteraves.

Produits chimiques, Teinture et Céruse. — Les établissements de produits chimiques du Nord sont universellement connus: leur fondation remonte à 1825 : ils comprennent quatre usines, dont trois à Lille. Leur production annuelle dépasse 7 millions de francs. Il faut y ajouter une fabrique de bleu d'outremer, une fabrique de produits tinctoriaux, une fabrique d'éther et de chloroforme. Quatre maisons ont la spécialité de la teinture des toiles. — La fabrication de la cérose occupe sept usines.

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LLMERICK

Industrie du cuir.— Une vente publique de cuirs verts, ou peaux en poils, a lien à Lille le 2« mercredi de chaque mois (salle des adjudications de la mairie). Les peaux mises en vente proviennent des boucheries de Lille et environs, Douai, Cambrai, Valenciennes, Boulogne-sur-Mer. Le chiffre annuel de ces ventes est d'environ 1.400.000 fr. ; plus, chaque mercredi, marclié ou bourse aux cuirs.

Lille, clu'f-lieu de corps d'armée, possède un établissement de fournitures militaires approvisionnant les 1" et 2' corps. Le chiffre des fournitures en chaussures, grand et petit équipement, harnachement, atteint un million par année.

On compte 12 à lo tanneries importantes dans la circonscription de la chambre de commerce de Lille, avec un chiffre d'affaires de iJ millions de fr. Elles travaillent principalement les fortes peaux de bœufs ou de vaches, propres à la fabrication des cuirs pour usines, courroies de transmission, etc., — ou pour chaussures et harnachement. Plusieurs corroieries importantes fabriquent les cuirs industriels, courroies et cuirs pour usines, tissages, filatures, établissements métallurgiques, etc. ; chiffre d'affaires : l.oOO.OOOfr.

' Industrie des machines diverses et des constructions métalliques. — Une puissante Société de constructions mécaniques, occupant environ 2.000 ouvriers et dont la production annuelle dépasse 20 millions de fr., construit les locomotives, les ponts, les machines de sucrerie, etc. ; trois maisons ont la spécialité des moteurs à vapeur des types les plus récents; une construit tout le matériel de filatures et tissages de lin et de jute: vingt autres, les appareils de sucreries, de distilleries et de raffineries, les pompes centrifuges et autres, les peigneuses à lin, le matériel de fabrication du fil à coudre, celui des fabrications de céruse et d'huile, les moteurs à gaz, les compteurs à gaz, etc. : une construit les machines pour l'éclairage électrique, et une autre les accumulateurs d'électricité; huit maisons font les constructions métalliques diverses, poutres, ponts, charpentes, etc. ; cinq maisons, les chaudières à vapeur ; six autres, la chaudronnerie de cuivre. Les fondeurs de fer sont au nombre de 8; les fondeurs de bronze et fabricants de robinetteries diverses, 12; trois maisonsfont le laminageet l'étiragedu plomb. Toutes ces industries occupent ensemble 10.000 ouvriers.

On compte dans Lille et sa banlieue 84o moteurs à vapeur représentant ensemble 42.370 chevaux-vapeur, soit, à raison de 1 kilog. de charbon par heure et 11 heures de travail par jour, une consommation annuelle de 140.000 T. de houille qui viennent des bassins du Nord et du Pas-de-Calais ; le prix de revient de la houille était d'environ 11 fr. la tonne rendue à Lille en 1898, mais actuellement ce prix est de 21 fr. tout venant, pris aux mines.

La Société industrielle, fondée en 1872, met chaque année au concours et récompense des études concernant les diverses industries mécaniques et les arts industriels.

Établissements financiers. Usages de la place. — La succursale de la Banque de France à Lille est l'une des plus importantes; elle occupe le 4" rang avec un accroissement d'affaires considérable : le chiffre de ses opérations a atteint 451.307. 100 fr. en 189G, dont aiS.W.T.TOO fr. en effets escomptés, 455.182.000 fr. en 1897, 508.052.000 fr. en 1898, dont 347.847.000 fr. en effets escomptés. Il y a été établi en 1893 un dépôt de titres qu'avait réclamé à diverses reprises la Chambre de conimorce.

Le Crédit Foncier de FYance a un représentant pour la négociation des prêts ; le Crédit Lyonnais une agence, ainsi que la Société Générale pour le développement do commerce et de l'industrie, et le Comptoir national d'escompte de Paris.

Les banques locales sont : le Crédit du Nord, Société anonyme au capital de 20 raillions; la Banque du Nord et du Pas-de-Calais (Yerley-Decroix et C"), 20 millions; la Banque Devilder et C", société en commandite, 25 millions; la Banque Scalbert; la Banque Joire, succursale de la maison de Tourcoing. — On peut citer aussi la Banque du Crédit au Travail.

Il n'y a actuellement près la Bourse de Lille que deux courtiers assermentés, mais les courtiers libres et commissionnaires en marchandises sont nombreux. — Une Commission que désigne chaque année la Chambre de commerce dresse la cote officielle tous les jours pour les alcools, le mercredi et le samedi pour les sucres. Les cours des autres marchandises sont relevés par leurs syndicats respectifs.

Le parquet de la Bourse est constitué par six agents de change; on y cote les valeurs charbonnières du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi que les actions des Sociétés financières et industrielles de la région.

Chemins de fer.— Lille est desservie par la Compagnie du Nord; en 1898, le nombre total des voyageurs au départ a été, pour la gare principale et les gares secondaires, de 4.363.194.

Les expéditions G. V. ont été de 28.656 T., dont 15.100 T. comme bagages et 13.556 T. par messagerie, non compris les colis postaux, dont le nombre a atteint 593.484.

Les expéditions et arrivages P. V. ont été ensemble de 1.201.700 T.

Le prix du transport pour 100 kilog., de Paris à Lille, en G. V. (247 kil. de la gare principale à la gare Paris, rue de Dunkerque), 77 fr. 60 la T., et en P. V. (245 kil. de la gare Saint-Sauveur à la gare de la Chapelle, 1" série), la T., 37fr.75. V. Clément,

Secrétaire de la Chambre de Cominerce de Lille.

L13IA. Capitale du départ, du même nom et du Pérou, fut fondée en 1535 par le conquérant F. Pizarro, qui lui donna le nom de Cité des Rois; 130.000 hab.; située par 12» 4' de lat. S. et 79» 23' de long. 0. de Paris, sur le Rio Rimac, à 109 m. d'altitude, dans une vallée très fertile. Son port est Callao, avec lequel elle est reliée par un chemin de fer de 13 kil. Le climat est chaud et sec; il pleut très rarement. Les maisons sont pour la plupart à rez-de-chaussée; ou évite de les élever à la hauteur d'un premier, à cause des nombreux tremblements de terre. Les rues sont droites et bien pavées, les environs de la ville sont très agréables. La vie matérielle y est meilleur marché que dans les autres capitales américaines. L'éclairage est au gaz et à l'électricité. Parmi les édifices publics, il faut citer : les deux hôpitaux, le palais du Gouvernement, l'intendance municipale, la cathédrale, qui renferme de véritables trésors, etc. A noter également le Jardin botanique, très riche en collections de toutes sortes. Le service des tramways est assez bien fait. Toute l'activité commerciale est au Callao; Lima n'est qu'un point de transit vers l'intérieur. Le commerce d'exportation consiste surtout en canne à sucre, coton très renommé et peaux. Il y a d'importantes minoteries, fabriques de liqueurs,^ de cigares et fonderies de métaux.

Ch. Laroussie.

IJMKItICK. Quatrième ville d'Irlande, située sur le Shannon, à 190 kil. O.-S.-O. de Dublin, par o2»39' lat. N. et 10» 33' long. 0. Pop. : 44.448 hab. en 1861,. 39.333 en 1871, 38.362 en 1881, 37.133 en 1891.

Les quais s'étendent sur une longueur de 1.000' mètres environ des deux côtés de la rivière, avec

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