L. st
LONDRES
LONDRES
diqiier la qnîintité des marchandises exportées, la ralear étant soalc mentionnée dans les rapports da Gonrernement.
Le nombre des émigrants embarqnés dans le port de Londres, en 1896, pour d'autres parties du monde que l'Europe et pour des pays situés sur la mer Méditerranée, a été de 24.î<i2; d'autre part, le nombre des immigrants étrangers arrivés d'Europe dans le port pendant la même année s'est élevé à 19.289, mais il est impossible desavoir combien, sur ces derniers, n'ont fait que passer en Angleterre pour se rendre en Amérique ou dans d'autres pays.
Il y a différentes halles commerciales à Londres; elles sont établies pour faciliter la rencontre des commerçants traitant les mêmes marchandises et la conclusion des affaires avec plus de commodités que par d'autres moyens. Dans chacune de ces halles, les adhérents ont à leur disposition d'étroits emplacements où ils exposent les échantillons des différentes espèces de marchandises qu'ils ont à vendre; c'est sur ces échantillons que sont basées les transactions pour de grandes ou de petites quantités. Il y a aussi des salles de ventes communiquant avec les marchés commerciaux ; une grande quantité de marchandises peuvent y être déposées pour être vendues aux enchères. Les halles les plus importantes sont celles au blé, an charbon, à la laine, aux métaux, au houblon, aux cuirs, aux produits du pays et coloniaux.
Les industries de Londres sont très nombreuses, mais aucune en particulier n'est spéciale à la ville de Londres. Le tableau suivant donne la liste des principaux commerces et industries, en même temps que le nombre des personnes employées dans chacun des établissements an cours de l'année 1891 :
Personnes employées
Livres, imprimés et cartes 62.531
Chaussures 38.989
Entreprises de bâtiments 116.020
Voitures et attelages 14.407
Produits chimiques et composés 10.302
Faïences et verrerie 6.781
Ameublement et décorations d'appartements. . 51.984
Cheveux et plumes 6.981
Fer, acier et antres métaux 48.026
Machines et instruments agricoles 22.637
Instruments de musique 7.393
Constructions navales 4.619
Peaux (articles en cuir, etc.) 15.739
Tabacs et pipes 10.317
Bois et écorces 17. 176
Total .- 433.902
La liste suivante donne, pour 1891, la répartition du nombre des ouvriers et domestiques dans les autres principaux emplois :
Ejiplois Travailleurs
Ouvriers de ferme 14.871
Cochers et voituriers 91 .957
Ouvriers des chantiers de charbon et des usines
à gaz 12.199
Ouvriers des Docks, bateliers, matelots, etc.. 34.517
Domestiques et garçons d'hôtel 289.846
Blanchisseuses, femmes de ménage, etc 98.003
Mécaniciens, manœuvres, etc 91.363
Distributeurs et portefai.x 57.949
Ouvriers de chemins de fer 24.741
Garçons de magasin 9.879
Total 725.3^
Les deux seules industries du port de Londres qui publient des statistiques sont celles de la pêche et des constructions navales ; elles sont toutes deux très peu Importantes. I.a première, qui comprenait, en 1896, 217 bateaux de pêche d'un tonnage total de 5.842 t.. n'occupait que 334 hommes à poste fixe et 96 supplémentaires. Les chantiers de constructions navales font peu de bâtiments ; en 1896 ils n'ont construit, en dehors de ceux du Gouvernement, que 163 navires représentant un total de 15.116 t. IV. Il existe de très nombreux marchés grands et petits. Les principaux sont : le marché métropolitain aux bestiaux
De la ville Années et du pays
à Islington, le marché extérieur aux bestiaux à Deptford, le marché central de Londres pour les approvisionnements généraux à Smithfield, le marché d'approvisionnements de Leadenball, le marché aux pois-sons de Biilingsgate, le marché aux fourrages de Smithiield. le marché aux poissons de Shadwell, le marché aux légumes, fruits et fleurs de Covent-Garden, le marché aux légumes et aux fruits de Spitalfieids et le marché du Borough pour les légumes et les fruits. Il y a dix antres marchés de différentes grandeurs et 112 appelés petits marchés; ces derniers sont en fait confinés dans les districts pauvres et populeux; ils se composent d'un grand nombre d'étalages portatifs sur lesquels les marchands offrent leurs marchandises à des prix très inférieurs à ceux des marchés et boutiques permanents^.
Les tableaux suivants indiquent le nombre moyen des animaux qui ont passé par les marchés aux bestiaux et le total des ventes pour deux des autres marchés mentionnés plus haut :
Marché Marché métropolitain de Deptford Bestiaux Bestianx
Années dnpays étrangers étrangers Total
Les animaux qui sont entrés dans ces deux marchés étalent principalement des moutons, puis des bêtes à cornes; le nombre des porcs était très faible.
La quantité moyenne de viande reçue au marché central de Ijjndres, dans chacune des années 1886-90, 1891-95 et 1896, a été la suivante, en quintaux, suivant les provenances :
De l'étranger et des colonies Total
Voici le poids total du poisson de toute sorte reçu aux
marchés aux poissons de Biilingsgate et de Shadwell, par
terre et par mer, en 1896 et 1897 (en tonnes) :
Biljingsgatc Années par terre p:ir mer Shadwell Total
V. Les principales banques par actions de Londres sont : la Banque d'.Angleterre, dont le capital autorisé est de 16.800.000 liv. st., la London and Westminster Bank, la LondoM and Joint stock Bank, l'Union Bank of London, la Lloyds Bank, la National Provincial Bank, la London and Connties Bank, la London City and Midland Bank; il y a beaucoup d'autres banques plus ou moins importantes et des succursales de presque toutes les grandes banques et établissements financiers du continent, de l'étranger et des colonies.
Il existe en outre un grand nombre d'anciennes banques particulières et de maisons financières, trop nombreuses pour être énumérées.
Une institution qui rend les plus grands services à tontes les banques de Londres est le Clearing House des banquiers: les banques y soldent chaque jour leurs différences au moyen de chèques tirés sur la Banque d'.\ngleterre, on chaque banque a des sommes considérables à son crédit.
1. En 1898. Londres a reçu 73.660 tonnes de blé on l'équivalent en farine: 43.180 T. ont été consommées dans la ville; les 5/& étaient d'origine étrangère ou coloniale : les États- Unis en ont fourni plus de la 1 '2, la Russie 1 7, les Indes 3.400 T., le Canada 2.640; l'ensemble des colonies anglaises nn peu plus du 1/4.
Londres a pour principaur fournisseurs de viande les États-Unis, le Canada et la République Argentine.
Londres a reçu dans la même année 908.100 hectol. d'oranges, 246.600 de citrons, 392.600 de pommes. L'ensemble des fruits consommés représente plus de 2 millions d'hectol., auxquels il faat ajouter les fruits secs et conservés. Le raisin vient d'Espagne et de Turquie d'Asie : les pommes, de France, du Canada et des États-Unis; les citrons, d'Italie; les oranges, d'Espagne; les prunes, de France et d'Allemagne : les poires, de France ; les amandes, d'Espagne, du Portugal, d'Italie et du Maroc ; les figues. d'Espagne, du Portugal et de Turquie.
LORGNETTES, LORGNONS
LORGNETTES, LORGNONS
Le montant total des opérations de cet établissement a été ien milliers de livres sterling) :
Les marchés de Londres dont la liste est donnée plus haut ne traitent que d'affaires commerciales. Il y a en autre la Bourse royale et le Stock Exchange. La première est le rendez-vous hebdomadaire, en face de la Banque d'Angleterre, des directeurs de toutes les grandes banques et établissements financiers qui représentent la place de Londres. Le Stoclf Exchange, avec plus de 3.000 membres, est la grande Bourse où se font les achats et ventes de titres de toute nature. G.-L. Gomme.
LONG^VY (Comptoir métallurgique de). V. Aciéries, Fonte, Mét.\llurgie.
LONS-LE-SAULXIER. Chef-lieu du département du Jura, situé à 429 kil. de Paris, par 46" 40' lat. N. et 3» 13' long. E. de Paris. Pop. : 12.116 liab. en 1896. Fabriques de chaussures, distilleries, ateliers de constructions mécaniques, fonderie. Commerce de céréales, vins, chevau.ic, bétail, fromages de gruyère, bois. Chambre de commerce.
Succursale de la Banque de France: 17.344.000 fr. d'affaires en 1897 (la IT], 21,4 en 1898 (la 75"), dont 14,6 en effets escomptés. Succursale du Crédit Foncier.
Station du chemin de fer de Lyon sur Besançon, Bourg, Dijon, Champagnole, Chalon-sur-Saône.
Mouvement de la gare :
Voy.igeurs au départ Marchandises (Tonnage)
Expéd. Récep. Expéd. Réccp.
528 777 41.330 54.368 903 794 27.333 53.669 863 1.012 33.348 61.022 969 900 31.096 64.736 LOUGXONS, LOUPES, LU- NETTES ET JUMELLES. Les lunettes ou besicles {bis oculi, doubles yeux) sont des instruments dont se servent les presbytes et les myopes pour corriger leur vue et acquérir une vision distincte des objets à la distance moyenne de 25 à 30 cm. Les verres des presbytes sont convergents (lentilles bi-convexes) à long foyer et fonctionnent comme de faibles loupes. Les verres des myopes sont au contraire divergents (lentilles bi-concaves).
L'œil est dit normal ou emmétrope : l'accommodation est à l'infini : c'est l'œil idéaL — L'œil est dit hypermétrope, quand son axe antéro-postérieur est trop court et qu'alors l'image d'un objet à l'infini ■se forme en arrière de la rétine : l'hypermétropie est corrigée par les lentilles bi-convexes. — L'œil myope a au contraire un axe antéro-postérieur trop allongé, et l'image se forme en avant de la rétine : la myopie est corrigée par les lentilles bi-concaves.— La presbytie est une affection particulière aux vieillards; elle est due à l'affaiblissement du muscle ciliaire; l'accommodation pour les courtes distances devient impossible : ce défaut est corrigé par les verres convexes. — Enfin l'astigmatisme, causé par l'asymétrie de l'œil, peut être combattu par l'emploi de verres cylindriques appropriés.
L'industrie des lunettes a acquis en France une importance considérable, et on peut dire qu'on trouve ces produits, de fabrication française, dans le monde entier ^
1. On vient de mettre à l'essai en Angleterre (décembre 1899) «n nouvel appareil qui distribue automatiquement à tout myope ou presbyte un lorgnon ou des lunettes munies des verres qui con-