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L.-N. Bonaparte et Napoléon III

Troisième République (Juq. 3t jiii 1S9$) 1.784,7 517,7

ToUax 9.550,1 5.601,7

Quant aux frappes de monnaies de bronze, elles forment, depuis 1852, an total de 70 millions de francs environ.

Pour le stock actuel des monnaies, nationales ou antres, qui circulent en France, nous croyons pouvoir recommander l'évaluation ci-dessous :

Valeur probable des monnaies d'or 2t d'argent existant en France (1897)

Moxx.\iES Monnaies Total françaises étrangères

(Millions de fr.) 3.675 5£> 4.200

.Monnaies d'or

Écus de 5 francs

Monnaies divisionnaires. .

Ensemble .

Olte évaluation a pour base les résultats des recensements monétaires qui ont été effectués sur le contenu de nos caisses publiques en 1878. 1884, 1891 et 1897.

A. DE FOVILLE.

MONNAIE DE PAPIER. V. Papier Moxx.ue.

MONOPOLES. « Le monopole est la possession, par un seul individu on par nn seul groupe d'individus, de la faculté de fournir une espèce déterminée d'obj'ets ou de services. » Telle est la défiuitioi> que donne M. Fernand Faure de ce mot, dans l'article que lui consacre le Dictionnaire d'Économie politique. Nous l'adoptons.

Le monopole exclut la concurrence.

Tout monopole aboutit à ce résultat : le client a plus besoin du monopole que le monopole n'a besoin du client. C'est le contraire qui a lieu dans nn régime de liberté économique.

Tout détenteur de monopole, pour défendre son monopole, empêche les autres de faire ce qu'il ne fait pas lui-même. A Paris, la Compagnie des omnibus n'avait pas des omnibus destinés aux gares: elle ne permet à ces omnibus spéciaux de circuler que contre prélèvement d'une certaine taxe par voyageur transporté.

Il y a certains monopoles de fait : les chemins de fer sont dans ce cas.

Le monopole dn gaz ne concerne qne le droit à la canalisation.

Même dans les pays on dans les villes où on établit des monopoles, le monopole est rarement absolu. Presque toujours, il est limité par une clause restrictive.

En France, nous avons des monopoles d'État : le monopole des poudres ; mais l'industrie des explo-

MONS

MONS

sifs, comme la dynamite, y a échappé et est restée heureusement à l'industrie privée.

Nous avons le monopole des tabacs ; mais l'État vend lui-même des cigares fabriqués à la Havane. Nous avons le monopole des allumettes; et ce monopole a donné, d'une manière tangible, un formidable argument contre tous les monopoles.

Nonobstant cette expérience, il y a des personnes qui réclament le monopole de l'alcool pour l'Etat. Elles affirment qu'elles atteindront deux buts qui s'excluent l'un l'autre : diminuer la consommation de l'alcool et augmenter les ressources de l'État.

Les agents de change étaient investis d'un monopole par l'article 76 du Code de commerce. Ils ont obtenu qu'il fût consolidé par l'article 14 de la loi du 13 avril 1898. (V. supra: Agents de change, Bourse des valeurs mobilières.)

Les municipalités ont une tendance à s'attribuer le monopole de l'eau, du gaz, des tramways ; elles augmentent ainsi leurs fonctions : elles prétendent qu'elles supprimeront les bénéfices des intermédiaires. Aux États-Unis, le 4' meeting annuel de VAcademy of poiitical and social Science (19- 20 avril 1900) s'est occupé de la question des corporations and icelfare. 11 a constaté que, d'après le rapport de 1899, 49 tramways urbains avaient,dans le Massachusetts, donné de 2 1/4 Voà8 8 % et que

04 n'avaient rien payé.

En Angleterre, la plupart des grandes villes se sont lancées, à la suite de Birmingham, dans la monopolisation d'un certain nombre de services. (V. Prof. E. W. Bernis, Municipal monopolies.]

M. Jaurès a demandé en février 1894, au moment de la discussion du droit de 7 francs sur les blés, le monopole du commerce extérieur des grains par l'État.

Malgré tous ces efforts, et les affirmations d'un certain nombre de socialistes de la chaire, la concurrence ne fera que se développer et n'aboutira pas au monopole. L'invention transforme ou détruit les monopoles existants. La substitution de la lumière électrique au gaz est une preuve de ce phénomène. Yves Guvot.

MONROVIA. V. Libéria.

MONS (en flamand Bergen). Ville de Belgique, chef-lieu de la province du Ilainaut, sur la Trouille et le canal de Condé, à o2 kil. S.-O. de Bruxelles, par ijO" 2')' de lat. N. et 1" 3o' de long. E. Étendue territoriale, 1.750 hect., bâtie, lî)2. Pop. : en 1856, 20.061; en 1898, 25.585 hab. Centre industriel important; autour : Jemmapes (12.455 hab.),Cuesmes (8.737 hab.); un peu plus loin, Boussu et Hornu (chacun 10.000 hab.), Quaregnon (15.670), Wasmes (14.240), Dour, Frameries, Pâturages (chacun 1 1 .000).

Mons est le siège d'un tribunal civil et d'un tribunal de commerce, d'une agence de la Banque Nationale, de la Banque du Ilainaut et d'une banque de l'Union du Crédit.

Le canal de Mons à Condé a sur le territoire belge .20 kil. 185, un mouillage de 2 m. 20 à 2 m. 40,

5 écluses; le péage est de fr. 0,005 par T. kilométrique; on y a transporté, en 1898,869.474 T. avec une moyenne de près de 10 kil. ; en tout on compte 8.614.674 T. kilométriques, dont 4.114.603 en combustibles, 1.892.942 en matériaux de construction et minéraux, 1.214.493en terres, céramiqueset matières premières, 366.415 en produits agricoles, 264.034 en bois, 86.260 en produits industriels, 74.766 en mi-

nerais et métaux et 601.161 T. de marchandises diverses.

Mons est sur le cliemin de fer de Bruxelles à Paris ; différentes lignes la relient aux principales villes de la Belgique et du N. de la France.

La province du Hainaut couvre 372.166 hect., elle a 6 arrondissements administratifs (Mons, Ath, Charleroi, Soignies, TJiuin et Tournai), 47 cantons, 441 communes; sa pop. était au 31 décembre 1898 de 1.122.099 hab. Elle tient la première place parmi les neuf provinces de la Belgique et compte 50.647 entreprises industrielles, occupant 264.230 personnes (205..564 ouvriers, dont 23.453 femmes), d'après le recensement de 1896.

L'industrie qui vient en première ligne, dans le Hainaut, par la quantité du personnel, est l'industrie houillère avec 90.200 travailleurs en 1896, 89.500 en 1898. Il y a trois bassins houillers: Couchant de Mons, Centre et Charleroi. Les mines de la province occupaient, en 1898, 1.517 machines à vapeur d'une force totale de 107.687 chevaux, soit :271 machines de 57.068 chev. pour l'extraction, 1.37 de 19.240 chev. pour l'exhaure, 277 de 17.885 chev. pour l'aérage et 832de 13.494 chev. pour divers. La puissance moyenne des couches a été en 1898 de 0 m. 6i et la profondeur moyenne des puits de 479 m.

Voici le tableau résumant le travail en 1898 :

Couchant

di; Mons Centre Charleroi

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