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POMMES

tamiser la résiae brute. Le produit de cette combustion se divise en deux parties : l'une liquide (huile de poix) ; l'autre plus épaisse, qui, après avoir été concentrée par l'évaporation, constitue la poix noire. Cette dernière estd'un noir brillant, lisse, cassante H froid, mais elle se ramollit par la chaleur des mains, auxquelles elle adhère fortement.

Les tableaux du commerce publiés par l'administration des Douanes ne donnent pas les chiffres des import, et des export, relatifs à la poix ; ces chiffres se trouvent confondus avec ceux des gemmes et résines brutes. (Voy. Hksinf.s.)

Droits de Douarie. — La poix paye à l'entrée en France un droit par 100 kilog. (poids brut) delOfr. T. G. et G fr.

T. M. G. DUMONT

POIX (Lac de : Pitch Lake). Bassin rempli d'asphalte dans l'île de la Trinité, aux Antilles. V. Bitumes.

On vient de découvrir (janvier 1901) près de Bermudez, au Venezuela, un lac d'asphalte qui serait 10 fois plus grand que celui de la Trinité et fournirait un asphalte plus pur : 97 Vo au lieu de 56 "A à la Trinidad.

POLENTA . Bouillie de farine de maïs ou de châtaignes en usage principalement en Italie.

POLICK. Terme spécial aux assurances, nom donné à l'instrument du contrat d'assurance.

La loi ne connaît que la police d'assurances maritimes ; elle en détermine avec minutie la structurej: La police doit être rédigée par écrit ; elle doit porter la date du jour où elle a été souscrite ; il y est énoncé si c'est avant ou après midi; elle ne peut contenir aucun blanc; elle peut être faite sous signatures privées; mais les notaires et les courtiers d'assurances maritimes, officiers ministériels ayant l'investiture de l'État, peuvent les rédiger; dans ce cas, la signature seule de l'assureur suffit. La police exprime le nom et le domicile de celui qui fait assurer, sa qualité de propriétaire ou de commissionnaire, le nom et la désignation du navire, le nom du capitaine, le lieu où les marchandises ont été ou doivent être chargées, le port d'où ce navire a dû ou doit partir (lieu a quo), les ports ou rades dans lesquels il pourra charger ou décharger, celui de destination (lieu ad que m), la nature ei\a valeur ou l'estimation des marchandises ou objets qu'on fait assurer; les temps auxquels les risques doivent commencer et finir, la somme assurée, la prime ou coût de l'assurance, la soumission à des arbitres en cas de contestation, si elle a été convenue, et généralement toutes les autres conditions dont les parties sont convenues.

Cette réglementation rigoureuse, qui remonte à l'ordonnance de Colbert de 1681, a été amendée et simplifiée par l'usage. Ainsi, malgré l'exigence de l'écriture, l'usage, sanctionné par la jurisprudence, admet les formules imprimées, complétées par les indications manuscrites nécessaires. En outre, l'indication du navire et du capitaine est devenue souvent impossible, avec les lignes de navigation actuelles : le négociant qui expédie des marchandises pour un point déterminé ignore la plupart du temps sur quel steamer elles seront chargées; impossible, dans le même cas, d'indiquer les escales, qui peuvent varier au gré des armateurs ou des Compagnies. On évite également de mentionner une qualité de propriétaire ou de commissionnaire, ce qui pourrait donner lieu aujourd'hui à des difficultés, en indiquant que la police est faite pour compte de qui

il appartiendra, la jurisprudence ayant décidé depuis longtemps que le véritable intéressé n'a à se faire connaître qu'en cas de sinistre. Mais l'indication précise du moment, avant ou après midi, continue à être observée, parce qu'elle est d'une utilité particulière en assurance maritime; en cas d'un sinistre qu'on peut apprendre subitement par le télégraphe, cette utilité se manifeste naturellement.

Chaque pays a une formule de police d'assurances maritimes. Il y en a même plusieurs en France : la police sur corps, la police sur marchandises, la police spéciale sur liquides, la police sur titres et valeurs. Les conditions générales sont à peu près les mêmes, sauf les différences nécessitées par la nature de chaque risque.

Il en est de même à l'étranger. Les conditions fondamentales, qui déterminent les cas de responsabilité de l'assureur, ont pende divergences; les différences principales portent sur les franchises ou retenues au profit de l'assureur. D'une façon générale, les polices des pays maritimes du Nord .sont plus libérales que celles des pays maritimes du Sud, c'est-à-dire que leurs franchises sont plus modérées.

La police anglaise mérite une mention spéciale: sa formule n'a pas varié depuis cent cinquante ans, et elle n'a qu'une seule et unique franchise de 3 %, prélevée seulement dans le cas d'avaries, et lorsque cette franchise est atteinte les avaries sont remboursées intégralement sans aucune retenue.

Les autres branches d'assurance ont adopté l'usage des assurances maritimes : chacune a sa police. Ici, la liberté est entière, aucune disposition légale n'imposant à ces polices une forme quelconque. Elles n'abusent pas de cette liberté : les polices contre l'incendie, ou sur la vie, ou contre la grêle, ou sur la mortalité des bestiaux, ou contre les accidents, sont à peu près semblables partout. Ici, c'est la prime, plutôt que les conditions, qui est l'élément de la concurrence. (Voy. Assurances.) L. Fouzès.

POLICE SANITAIRE. V. Patente de santé.

POMAllD. V. Vins.

POM.MES. On trouvera au mot Fruits frais tous les renseignements désirables sur le commerce des pommes. Nous voulons seulement ajouter ici quelques renseignements intéressants.

M. Lechartier a fait connaître (janvier 1900) à la Société nationale des Agriculteurs de France qu'ayant fait deux récoltes de pommes, l'une le 21 octobre et l'autre le 21 novembre, il analysa chacun de ces lots dès qu'ils furent arrivés à complète maturité. Les pommes récoltées le 21 octobre pesaient en moyenne 48 grammes, tandis que celles du 21 novembre pesaient en moyenne 70 gr. C'était donc, par le seul fait d'avoir laissé les fruits à l'arbre un mois de plus, une augmentation de 4ij0 kilog. par tonne pour la vente directe des pommes et une augmentation de 400 litres pour la fabrication du cidre. La composition chimique des deux lots était d'ailleurs la même pour le sucre et le tannin, mais les fruits ayant mûri sur l'arbre renfermaient plus d'acide.

M. G. Jacquemiu a montré que dans la pomme, outre les produits odorants formés pendant la maturation du fruit, il existe en notable proportion uu glucoside inodore, non encore transformé, qui se dédouble eu sucre et en bouquet de fruit, si on le soumet à une fermentation. 11 conseille donc de placer, au sortir du pressoir, les tourteaux de pulpe

POMMES DE TERRE

— lOOI

POMMES DE TERRE

de pommp dans un bac contenant de l'eau tiède et dont le fond est muni d'un sjstème de tuyaux percés de trous permettant d'y injecter de l'air. On y introduit de la levure au fur et à mesure de l'arrivée des tourteaux émiettés, et on maintient pendant 24 heures une température de 25". Il se produit un commencement de fermentation qu'on achève en transvasant la masse dans un appareil diffuseur analogue à ceux employés pour l'extraction du jus de betterave, et ou l'on élève graduellement la température de l'eau pour épuiser complètement la pulpe. On termine par une trempe chaude à '.•()•, qui achève de dégager les parfums et les éthers. Cette trempe chaude donnerait le bouquet caractéristique de la pomme à un degré bien supérieur à celui qu'on obtient par les procédés ordinaires.

On admirait à l'Exposition de 1900, an pavillon du Canada et dans les sections horticoles du Canada et des États-Unis, de très belles pommes cueillies dans l'automne de 1899. Entourées d'tme première enveloppe de papier gris ordinaire, puis d'une seconde de papier paraffiné, elles avaient été mises en barils transportés aussitôt dans des refrigerators, caves ou magasins où la température e^t <'onstamment entretenue à 2" ou 3' au-dessus de zéro: elles y avaient passé tout l'hiver, et au mois de mars 1900 elles avaient été envoj'ées soit à Xew- York, soit à Québec, dans des wagons frigorifiques, et embarquées en cale également frigorifique sur les vapeurs qui les ont transportées au Havre; là, elles ont été reçues dans des magasins à 2° ou 3% comme de l'autre côté de l'Atlantique, pour être plus tard dirigées sur Paris en wagons frigorifiques.

On a constaté que des pommes conservées ainsi au froid pendant neuf mois se maintiennent encore en très bon état pendant trois mois à la température moyenne de Paris.

Les pommes dn Canada et des Étals-Unis sont exportées en grande quantité à Liverpool, Londres et Hambourg. On cite un négociant de ce port allemand qui en reçoit par an 2:J0. 000 à 300.000 barils : il est question d'en importer en France par le Havre.

Production.— On trouvera à Fhlits et Fruits fr.\is les chiffres des récoltes de pommes à cidre en 18% et 1897. Voici cenx de 1899. en quantité et en valeurs : Productiou toUle (presque double de celle de I89G et plus que triple de celle de 1897) 22.30i.600 q.x, à la valeur moyenne de otr. 76 le quintal, soit 129.762.840 fr. Les départements qui ont produit le plus de pommes à cidre en 1899 sont : la Manche 5.i63.2(JO qx, Ille-et-Vilaine 3.271.000, lai Sarthe 2.058.000, le Calvados 1.950.000, U Seine-Inférieure I 1.328.700, l'Orne et la I.oire-Inférienre, chacun 1.200.000, } i'Eore 1.086.4IJ0. puis le .Morbihan 976.200. la .Mayenne 649.000, les Cotes-du-Nord 350.000, etc. Les Basses-.\lpes, ' l'Ardècbe, l'Aude, les Itouches-dn-Khône, la Corse. la | Côte-d'Or, le Uoubs. la Urùme, le Gard, la Haute-Garonne, le Gers, l'Hérault, les Landes, Lot-et-Garonne, la Haute- ' Marne, -Menrthe-et-.Moselle. le Nord, le territoire de Bel- ' fort, le Rhône. Saone-et-Loire, le Vanclnse ne produisent ; pas de pommes à cidre en quantités appréciables. i

POMMES 1>E TERRE. /Syu. : Angl. : Potatoes. ! Allem. : Kartoffel. Ital. : Patate.] .Vous n'avons' pas à faire une description de la pomme de terre, i qae tout le monde connaît, non plus que l'histo- i riqne de son introduction en Europe et notamment I en France. Si nous nous en occupons ici, c'est qu'elle ^ n'est pas seulement une denrée alimentaire, mais ' aussi une matière première des plus imporUintes au ! point de vue industriel.

On en a produit une quantité presque infinie de I

variétés, qu'on i^eut distinguer en trois grandes classes : patates, de forme sphérique: parmentières, ovoïdes ; vitelottes, allongées et cylindriques. (Voy.

LÉGU.MES et LÉ<il'.MI.\ErSF.S.)

On fait avec la pomme de terre: de l'amidon (voy. .\mioons et FÉct'LES): de la fécule, dont on se sert dans les encollages, les apprêts de divers tissus, beaucoupde préparations alimentaires, le gommage, la fabrication des sucres et sirops (voy. Dextrine) ; on en fait aussi de l'alcool, soit avec la pulpe verte ou sèche, soit avec de la fécule; on a essayé, mais sans succès, de la mêler à la farine de blé pour la panification.

Il a été vendu aux Halles de Paris, en 1899 (carreau des Innocents), 306.252 hectol. ou 215.000 qx. de pommes de terre aux prix min. de 5 fr. 70 et max, de 12 fr. 48 l'hectol., de 8fr.35 et 16 fr. 17 le quintal.

Production en Fr.\xce. — Voici le tableau de la production des pommes de terre, en France, pendant les années 1890 à 1899, en milliers d'hectares et milliers de quintaux (la moyenne à l'hectare en quintaux)

ISSO 18U2 18»?

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cultivée 1.464,8 1.492,7 1.512.1 1.529.3 1.540,5

ProJuct.

totale 110.398 « 111.672,6 laî. 352.6 118.414.9 128.200,9

Moyen à l'hect.

Surface cultivée 1.512 »

Prodnct.

loule

Moyen.

1 l'hect.

Les 20 départements dont la production a été la plus forte en 1899, sont, non plus en poids, mais en valeur :

Départements Fr.

Creuse 12.80:1.670

Ix)ire-Infér. . . . l2.;tf*7.W10

Sarthe l2.;«i.B20

Isère 12.;}30.'JOO

Ain I1.930.i00

Corrèze 11.858.000

l^t-et-Garonne. 11.200.000

Indre II. 191. 200

Pas-de-Calais . II . 137.330

Drôme 10. .".00. 200

Dcpartemenls Fr.

Finislère 2i.9iO.800

Sa.Jne-et-Loire . 2I.20;j.:{00

Vosges 17. 5:18. 3.50

Ardèche 17.084.100

Dordogne 15.789.340

Cof<s-dn-Xord. 15.183.000

Pnv-de-Dome . . i3.6:i2.300

Xord 13.G2I.300

Allier 13.320.000

Loire 13.229.640

Viennent ensuite : la Charente, qui dépasse encore 10 millions; puis Ille-et-Vilaine, qui est un peu au-dessous, la Hante-Saône, Seine-et-Oise, In Haute-Vienne, la Côte-d'Or, les Côtes du-Nord, qui dépassent 9 millions; la Haute-Loire, la Meuse, l'.Ariège, Maine-et-Loire. l'Orne, les Deûx-Sèvres, qui dépassent 8 millions: etc. La Corse arrive en dernier lieu, avec une production de 4^7.200 fr., après le Gers (632.350* et les Alpes-Maritimes <891.000).

La valeur moyenne du qnintal a varié, en 1899, de 10 fr. 09 dans le Var à 8 fr. dans le Finistère, Lotet-Garonne et les Rasses-Pyrénées, 7 fr. 55 dans l'Aveyron, 7 fr. dans la Dordogne, l'Hérault, Maineet-Loire, Tarn-etGaronne et la Vienne: les prix les plus bas ont été de : 3 fr.34 dans la Meuse, 3 fr. 50 dans les Landes, la Haute-Loire, le Lot et le Puyde-Dôme, 3 fr. 80 dans le Calvados, 3 fr. 85 dans le .Morbihan, 3 fr. 91 dans la Haute-Saône. Cette valeur moyenne a été de 4 à 5 fr. dans 2.5 départements, de 5 à 6 fr. dans 25 autres, de 6 à 7 fr. dans 18.

L'Algérie a produit dans quatre dçs 10 dernières années :

Sarface Production Aniu-es cultivée PiVtloctioil Qr Hect. Qr

184.374 I 1896. ÎI.(W2 270.905 Commerce extérieur de la Francf. — Les import, et export. (C. S.) de la France, en pommes de terre, ont été de 1867 à 1896, par périodes décennales et moyenne annuelle, en kilog. :

Anaé«s

Surface cultivée Heet 1891. 7.117

\mi. 9.660

POMMES DE TERRE

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