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PORTO-RICO

Usages commerciaux. — « Les tarifs peuvent être rédigés en français. F^a livraison des marciiandises se fait généralement franco à bord, port français; quelques maisons cependant fournissent franco douane à l'orto. Le dédouanement et tous frais de douane sont à la charge de l'aciieteur, à moins de convention contraire. Les ventes se font généralement à 3 mois et même à G mois. Les factures sont encaissées à l'aide de traites à 3 ou 6 mois sur l'acheteur, à partir de la date de la facture. Il faut avoir soin, autant que possible, de faire accepter la traite avant l'échéance. Avec une traite acceptée et protestée à l'échéance on peut faire déclarer la faillite. La différence de change est toujours supportée par l'acheteur, à moins de convention contraire. »

Point de départ de chemins de fer sur Lisbonne et les principales villes du N. et de l'E. du Portugal.

Principaux établissements financiers : Banco Commercial de Porto, succursales du Banco do Minho, du Crédit franco-portugais (siège social à Paris), de la Banque du Portugal. Siège d'un Comité dépendant de la Chambre de commerce française de Lisbonne.

Tribunal de commerce.

Consulat de France ayant pour circonscription les provinces de Beira-Alta, d'Entre-Douro et Minho et le district de Guarda. Abel Ravier.

BinLiOGRAPHiE. — Rapports consulaires, Mon. off. du Comm. des 13 avril et 23 novembre 1899.

l'ORTO-ALEGRE. Ville maritime du Brésil, cheflieu de la province de Rio-Grande do Siil, dans une presqu'île au N. de la lagune dos Patos, sur la rive droite dn Jacuby ou Guahyba, à 1.180 kil. S.-O. de Rio-de-Janeiro, par 30" 2' 9' lat. S. et ;i3»3r22"' long, 0. de Paris. Pop. : 40.000 liab. en 1883, 52.421 en 1890, 80.000 en 1898. Le port est accessible aux navires d'un tirant d'eau de 4 m.

Fabr. de tissus, de chaussures; verrerie; fondeliies, ateliers de constructions mécaniques. Le mouvement commercial est actif, Porto-Alegre étant l'entrepôt du commerce de tout le nord de la province.

rORTO-CABKLLO. V. Puerto-Cabello.

PORTO-XOVO. Royaume et ville faisant partie des protectorats français de la colonie du Dahomey.

Le territoire a pour limites à l'E. le Lagos anglais, au S. le cercle de Cotonou, à l'O. la rivière de So et au N. la République nègre d'Ouéra-Kétou. Il est, presque en totalité, très bien cultivé. Le palmier à huile, qui constitue l'unique richesse du pays, y est mieux soigné que dans le reste de la colonie. Les cultures alimentaires indigènes sont le manioc, le maïs, les patates, les haricots du pays, etc. Ou commence à cultiver le café, le cacao, le caoutchouc. La ferme du service local établie à proximité de Porto-Novo se livre à l'élevage du bétail; elle contient un jardin d'essai.

La ville de Porto-Novo est le chef-lieu et le centre commercial le plus important de la colonie du Dahomey. Elle est située à 14 kil. de la côte, par 10° 20' lat. N. et 0° 18' long. E. de Paris, sur une lagune qui porte son nom et communique par un chenal navigable avec la lagune de Lagos. Résidence du roi nègre et du gouverneur. Pop. : 50.000 hab. env. Il y a deux grandes factoreries françaises et plusieurs étrangères.

Le mouvement commercial a été le suivant :

Import 2.i;)l.()00 1.691.000 2.323.000

Export 3.689.000 3.19y.000 3.900.000

Les import, consistent surtout en vins et spiritueux, tissus, armes; les export., presque en totalité en amandes de palme, 9.363.000 kilog. pour Porto-Novo et Cotonou pendant les trois premiers trimestres de 1900. Le bureau

de la Douane a été ouvert en 1889, celui des postes et télégraphes en 1890. Le courrier part 3 fois par semaine pour Uogba et /agnanado et de là pour Fada N'Cournia. La ligne télégraphique sur Togo et Fada N'tiourma est reliée au réseau du Soudan. Le téléphone est établi dans la ville et avec Cotonou, Abomey, Ouidah et tîrand-Popo. Les chaloupes à vapeur de la Société française du wharf de Cotonou vont en toute saison de Porto-Novo à Cotonou et jusque dans le port intérieur d'.Vbomcy-Calavi. Des relations quotidiennes existent avec Lagos.

Voici le prix moyen du fret par tonne :

De Porto-Novo à Lagos.

De Lagos en Europe. ..

Total 28

De Porto-Novo à Cotonou 13 »

De Cotonou en Europe.. 23, 50

Total 35,r>0

Justice de paix à compétence étendue et Conseil d'appel. Imprimerie officielle.

rORTO-RlCO (Ile de) ou Puerto-Rigo. Grande île régulière et fertile, entre Saint-Thomas et Haïti, avec une superficie d'environ 9.000 kil. carrés. Sa pop. est particulièrement dense, par suite même de la richesse naturelle du pays; au dernier recensement, elle était de 798.000 âmes (600.000 en 1860 dont 10 Vo d'esclaves), mais en fait elle doit atteindre actuellement le million. Les nègres y sont au nombre de 300.000 (en comprenant dans ce chiffre une proportion énorme de mulâtres). Les villes principales sont : San-Juan 23.000 hab.. Ponce 37.000, Saint- Germain 30.000.

Par le traité de décembre 1898 l'île appartient maintenant aux États-Unis, qui en font effectivement une colonie et non un État, comme les Porto- Ricains l'avaient espéré, et cela afin de pouvoir arrêter par un système douanier les produits qui concurrenceraient l'industrie yankee. Le gouvernement central est confié à un gouverneur militaire, assisté d'une sorte de conseil des ministres pris parmi les fils du pays. On ne possède pas encore d'éléments sérieux sur la situation financière de l'île, d'autant que la ruine y a été amenée par le cyclone d'aoïU 1899, dont on commence seulement à se relever. Sons l'administration espagnole les recettes du budget s'élevaient à 5.454.000 piastres et les dépenses nedépassaientpointS. 805.000 p., aux dépens, il est vrai, de l'outillage économique de la contrée.

La ressource principale de l'île est l'agriculture: elle porte principalement sur les cafés, qui ont une réputation universelle, grâce en partie à leur excellente préparation, sur les sucres et sur les tabacs, qui valent presque ceux de Cuba. Porto-Rico pourrait devenir une des meilleures terres à café du monde; malheureusement les capitaux ont manqué quelque peu jusqu'ici et les planteurs étaient obligés d'emprunter à un taux énorme. On estime que la surface actuellement consacrée à cette culture doit être d'au moins 80.000 hect. (sans tenir compte des emplacements dévastés par le dernier cyclone) et que la récolte monte souvent à plus de 270.000 T.

Les plantations de sucre ne couvraient pas jusqu'ici plus de 20.000 hect., surtout parce que le sol exige la replantation de la canne tous les trois ans, et aussi parce qu'il faut des engrais; mais en ce moment on se lance, un peu sans compter, dans les plantations, parce que les États-Unis admettent l'entrée en franchise des sucres dont ils ont besoin. La récolte moyenne était jusqu'à présent -de 47.000 T.; mais les méthodes doivent être perfectionnées.

Le tabac subit une crise parce qu'il n'est plus dirigé, comme jadis, sur Cuba pour compléter la récolte de cette île : les plantations couvrent seulement 1.200 hect. et la récolte atteint env. 5.000 T.

l'OUTS A TRAITE

PORTS A TRAITE

Les fruits, notamment les bananes, poussent abondamment et sans culture dans l'île, mais on ne les exporte pas encore. La consommation américaine leur ouvrira probablement un marché important. Il peut en être de même pour les oranges, le cacao et les ananas. On se livre fractoensement à l'élevage du bétail et des mules.

Quant aux industries proprement dites, elles n'existent guère; les .\méricains semblent revenus (le l'enthousiasme da début ponr la mise en exploitation dn pays.

On s'occupe de l'aménagement des ports de commerce et spécialement de laPlaya,le port de Ponce, par où se fait la plus grande partie du commerce lie l'île. D'une façon générale, lesvoiesde commun!-

tion intérieures laissent à désirer : les 2oOkiI. de

unes routes sont insuffisants, ils représentent sur- L.iit le chemin transversal qui relie Ponce à la capitale. On compte un peu plus de 700 kil. de lignes télégraphiques; les téléphones sont très développés. Une seule ligne de chemin de fer, construite par une Compagnie française, dessert une portion de la côte sud, sur 200 kil. ; on parle d'importants prolongements.

Les relations avec les pays étrangers sont assurées ilaus de bonnes conditions par la Compagnie Transatlantique française, par la Compagnie espagnole, par deux Compagnies américaines qui relient l'île à New -York et aussi par des lignes allemandes et italiennes.

l'our l'exercice 1899 le mouvement commercial avec les Étals-Unis a été de 3. 179.000 dollars exportés et 2 millions 685.000 importés. On a des données pins complètes pour l'année 1897: la valeur totale des import, a été de 17.839.000 piastres, celle des e.xport. de 18.57i.0OO. I^s principaux articles d'import. sont : le bœuf salé et les viandes diverses, la morue et le riz, puis la farine et les vins. Les export, comprenaient 12.000.000 de piastres de café, 4.000.000 de sucre, plus de 1.000.000 de tabac, des mélasses, des peaux et des graisses, puis du maïs.

Le mouvement des ports a élé ces dernières années d'environ l.l3."i nav. d'un tonnage total de 1.33G.000t. Aujourd'hui la navigation entre l'ile et les États-l'nis est exclusivement réservée an pavillon américain.

Le nouveau régime douanier a supprimé les tarifs diflérentiels pour les marchandises étrangères en appliquant le tarif américain ; les marchandises importées de Poi-Kj- Rico payent un tarif réduit avec exemption pour certaines, comme les sucres, et les produits américains entrent en franchise.

La monnaie américaine est anjoord'hoi la seale de l'île, les Etats-Lnis ayant repris les vieilles piastres ponr 3/3 de dollar et les ayant remplacées par des dollars américains, avec un l)eau bénéGce, par conséquent.

Les poids et mesures de l'Espagne seront sans doute conservés longtemps. Il y a fort peu de banques dans le pays (où les capitaux manquent), celle <le Ponce est très prospère. D.\NIEL Bellet.

PORTS .\ TRAITÉ. On désigne par ces mots les ports ouverts, en Chine, au corn merce avec l'étranger, particulièrement avec les nations européennes.

C'est en 1842, par le traité de Xanking, que la Chine ouvrait aux Européens les premiers ports, au nombre de o : Canton, .\moï, Fou-Tchéou, Xing- Po et ShanghaL (Voy. Chine.)

.\près la guerre de 1860, le traité de Tien-Tsin porta le nombre des concessions à 19. D'autres ports furent encore ouverts par le traité de Simonosaki en 1893, et par des conventions plus récentes.

En 1899, les ports à traité étaient au nombre de 32, comptant la population suivante :

•Newchwang. . . . 90.000

TienUin 1.000.000

Chéfou

Chunking.. .

Ichang

Shasi

Vochow. ...

Ilankow

Kinkiang. ..

Wnhu

Nanking

Chinkiang..

Shanghai. . , Soachéoo. ..

Ningpo

Hangchéoa.

! Wenchéon. ,

U).000 3WJ.000 .U.OOO 7.J.0O0 20.000 850.000

8C.;{50 300.000 liO.OÛO 615.»I0 .'JOO.OOO 255.000 700.000

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