STADT
La Bourse de Saint-Pétersbourg occupe une situation dominante parmi les bourses russes, quant aux opérations sur les valeurs; elle est le centre du mouvement financier et, jusqu'à un certain point sous l'influence des bourses étrangères, elle règle le cours
SAINT-PIERRE FXMIQUELON
SAINT-QUEXTIX
Ot»s principales valeurs du marché rnsse. La loi da
21 juin 1900 a séparé les opérations sur les valeurs des autres opérations qui se font à cette Bourse, en créant une section spéciale des fonds. La Bourse de Saint-Pétersbourg est un marché des valeurs locales ; les valeurs internationales, à l'exception des fonds d'État indigènes, sont exclues. Il existe une Bourse spéciale des céréales.
Les principales institutions de crédit, après la Banque de Russie, sont la Banque Internationale de Saint-Pétersb. (total des opérât. 104 millions de r.), la Banque d'Escompte de Saint-Pétersb. (70 millioDS de r.), la Banque russe pour le Commerce étranger 161 mill. de r.), la Banque de Volga-Kama (56 millions de r.).
Pour les monnaies, poids et mesures, voy. les mots Mesures et Poids et Russie. P. A.
S.vrXT-PÉTERSBOURGEOISE (La). Compagnie russe d'assurances. V. .\ssurascks générales.
SAIXT-WERRE. Ville marit. de la Martinique, à
22 kil. N.-O. de Fort-de-France, par 14»44'3' lat. N. et 63» 31' 26' long. 0. de Paris. Pop. : 2;i.792 hab. C'est le centre le pins commerçant de la colonie. Il possède le premier jardin colonial des .Antilles.
La rade foraine est mal abritée. Appontements et dépôts de charbon. Escale mensuelle des paquebots de la Compagnie Transatlantique (lignes du Havre à Colon et de Saint-Xazaire à Colon). Service Girard, deux fois par jour, sur Fort-de-France.
Forges et fonderies. Fabr. d'engrais, de chocolat, de rhum, tafia et liqueurs, tonnellerie, sucrerie. Chambre de commerce. Établissements financiers : Banque de la Martinique, Banque transatlantique, Crédit Foncier colonial.
Saint-Pierre est relié aux îles des Antilles par un câble sous-marin.
SAINT-PIERRE-ET-MIQUELOX. Iles appartenant à la France, séparées par un canal de 4 à 5 kil., situées dans l'océan Atlantique, à 6 lieues env. de la côte S. de l'île de Terre-Neuve et à 3.700 kil. de Brest. Sup. de l'archipel : 235 kil. carrés, dont 33 pour l'île Saint-Pierre (7 kil. sur 6), par 46" 46' lat. N. et 58*30' long. 0. de Paris, le reste pour Miquelon (36 kil. sur 24). Pop. : 6.3.52 hab. sédentaires en 1900 : 5.239 à Saint- Pierre, 594 à l'Ile-aux-Chiens et 519 à Miquelon ; sur le total on. compte 1.059 étrangers; mais de mars à novembre cette population est plus que doublée par la présence des pêcheurs venus de France.
Les hauteurs de Saint-Pierre ne dépassent pas 204 m., celles de Miquelon 250 m. Le sol est aride en grande partie. Climat froid en hiver: min. —16»; les neiges apparaissent en novembre pour ne disparaître qu'en avril. Temp. max. en été : 22". Saint- Pierre, la capitale, offre la seule rade de la colonie qui puisse abriter les grands navires.
Le gouverneur est assisté d'un conseil privé de 3 membres. Le budget s'élève annuellement à env. 500.000 fr. Les droits de douanes, évalués à 350.000 fr., forment la majeure partie des recettes. Tribunal maritime commercial; Chambre de commerce de il membres.
Les îles ne possèdent que quelques pâturages, où l'on élève du bétail, et des gisements de minerai de fer et d'ocre jaune. Leur principale ressource est la pêche de la morue, qui s'ouvre vers le 1" avril pour finir le 1" octobre. Les armements occupent plus de 12.000 marins; les pêcheurs viennent la plupart
de Saint-.Malo. Pour ces trois dernières années, la morue a été payée entre 14 et 17 fr. le quintal de 55 kilog. pour la morue verte et de .50 kilog. pour la morue sèche. L'industrie de la pêche à la morne est primée par le Gouvernement français : 20 fr. de prime sont accordés par quintal métrique sur les mornes sèches expédiées de Saint-Pierre à destination des colonies françaises on des pays étrangers ; on alloue, en outre, 50 fr. par homme d'équipage quand le navire est armé avec sécherie, et 30 fr. par homme quand le navire est armé avec salaison.
Le mouvement commercial a été le soivant en 1898 (en milliers de francs) :
Import. Ezport.
France 7.213 11.718
Colonies françaises 355 1.785
Étranger 3.36.5 2.461
Totaux 12.933 I5.96i
Les import, consistent sartoat en: morae 3.332.000 fr. en 1898, prodaits chimiqaes 953.000, laissons 921.000. ouvrages en métaux 791.000 : les export, en : morne 10.789.000 fr., boissons 839.000, prodaits chimiques 805.000. En 1899 les import, totales ont été de 12.895.000 fr. et les export, totales de 15. 418.000. Les export, de morue ont été en icilog. :
En 1900 En 1899
Sèche 5. 191. 859 5.032.379
Verte 29.504.739 26.881.102
Les entrées de navires à Saint-Pierre représentent environ 120.000 t. par an. Le droit annuel de navigation est de 2 fr. par tonneau de jauge pour les nav. de plus 20 t.
En dehors de l'industrie de la pêche, il existe à Saint-Pierre : 2 chantiers de construction de doris (petites barques de pêche), une manufacture de vêtements cirés, une fonderie, une fabr. de biscuits de mer, une de peintures métalliques.
Il est question d'établir des services réguliers de paquebots entre Saint-Pierre-et-Miquelon et: !• Saint- Jean-de-Terre-Neuve ; 2» les Antilles et le Brésil; 3* la France, le Canada et les États-Unis. Un steamer d'une Compagnie Saint-Pierraise assure le service postal, tous les 15 jours, entre Saint-Pierre, Sydney et Halifax.
La monnaie habituelle d'échange est le dollar argent avec ses pièces divisionnaires. Les antres espèces en cours sont les monnaies d'or et d'argent anglaise et mexicaine, les banknotes, les doublons espagnols. L.a Banque des lies Saint-Pierre-et-Miquelon, au capital de 500.000 fr., facilite les remises sur la France et les pays étrangers.
Saint-Pierre est relié à l'Europe et au continent américain par les câbles télégraphiques de r.\ng!o-American Company et de la Compagnie française des Câbles télégraphiques. Le tarif est de 1 f r. 25 par mot.
Le tarif douanier est celui de la métropole, excepté pour quelques articles spéciaux. Abel Ravier.
Bibliographie. — Caperon : Saint-Pierre-et- Miquelon, Paris, 1900.— I^gasse : Notice sur la situation et l'avenir économique des iles Saint-Pierre-et-Miquelon, Paris, 1900.
SAI\T-PIERRE-LÈS-C.\L.US. V. Calais. Dentelles.
S.\IXT-QUEXTIX. (Aisne.) Chef-lieu d'arrond., à 38 kil. N.-O. de Laon, sur les pentes d'un coteau dominant la Somme, à l'origine du canal de Saint- Quentin, à 1(K m. d'alt., par 49» 50' 55' lat. N. et 0» 57' 13* long. E. de Paris. Pop. : 27.660 hab. en 1^6, 45.838 en 1881, 48.868 en 1896.
On a donné à Saint-Quentin le nom de Manchester français. Ses fabriques de tissus de coton et articles divers sont considérables. Les produits les plus renommés sont les jaconas, les percales, les mousselines, les gazes, les batistes. Fabr. de tissus de laine.