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SERIES DE PRIX

Les prunes et les pruneaux et la chlivovitsa^ on alcool de prunes, constituent des produits ioiporlants, d'excellente qualité; la chlivovitsa est fameuse dans toute la Hongrie et jusqu'en Pologne.

Enfin, l'industrie domestique serbe soutient la culture du chanvre et du lin, et le tabac serbe, cultivé surtout autour d'Alexinats (1.432 hect.), peut lutter avec tout tabac oriental.

La Serbie est le pays d'Europe qui possède, relativement, le plus de moutons : un peu plus de 3 millions. Elle nourrit aussi un nombre considérable de porcs très estimés (904.446 têtes). En revanche, le nombre des bêtes à cornes diminue.

Industrie. — L'industrie est en enfance (voy. Belgrade), bien que la Serbie possède du fer, du cuivre, du plomb, du zinc, de l'argent et de la houille (dobra). Le lignite y est très abondant, mais inexploité. Ces richesses ne sont guère mises en valeur, peu à peu, que par des capitalistes étrangers. Diverses industries nouvelles viennent d'obtenir ■des concessions. Leur durée est généralement de iO ans. Durant cette période, elles pourront librement importer de l'étranger tous ustensiles, machines, matériaux de construction et autres : elles seront complètement dégrevées des contributions •directes, n'acquitteront que la moitié de l'impôt de Vobrt et des centimes additionnels; enfin, les chemins de fer de l'État serbe accorderont une réduction de 2o "/o à tous les objets servant à la construction -et à l'installation de leurs usines. De leur côté, les concessionnaires sont tenus d'investir un certain ■capital dans l'entreprise et d'inaugurer leur industrie dans le délai d'une année.

Voies de communication. — Les voies de communication sont : tout d'abord le Danube, où règne ■en maîtresse la Compagnie privilégiée royale et .impériale de Navigation à vapeur, compagnie tout :autrichienne. UneCompagnie hongroise (Ungarische Fluss und Seeschifffalirtactiengesellschaft) et une •Compagnie serbe lui font modestement concurrence. (Voy. Belgrade.) On compte 570 kil. de chemin de fer (dont la grande ligne de transit international Vienne-Constantinople) et 4.060 kil. de lignes télégraphiques.

Monnaies, Poids et Mesures. — Une loi du 20 juin 1875 a établi le sj'stème décimal français pour les monnaies, poids et mesures. Le dinar vaut 1 fr. Il y a des pièces d'or de 10 et de 20 dinars; des pièces d'argent de 5, 2, 1 et ■0,5 dinars; de cuivre, de 10 et 5 paras (centimes); de nickel, de 20, 10 et 5 paras. Pratiquement, le système décimal est en usage depuis 1883.

Commerce. — Le commerce serbe est faible. Voici le tableau des import, et e.xport. pendant ces dernières an- <nées :

Années Import.

La Serbie dépend commercialement de l'Autriehe-Hongrie, qui achète les 4/5 de ses produits; si, dans le tableau ci-dessus, on constate en 1895 un abaissement sensible du commerce, c'est à cause de l'interdiction d'introduire des porcs serbes en Autriche-Hongrie. La monarchie dualiste achète également de tout : du bétail, de la viande de boucherie, des prnneau.x, des céréales. La Turquie vient «nsaite, mais de fort loin; puis l'Allemagne, qui demande ■des pruneaux et quelques céréales ; la Roumanie, la

Export.

Bulgarie, enfin la France, qui achète à la Serbie pour 437.000 fr., sui^out en peaux de moutons et d'agneaux.

L'Autriche-Hongrie est encore en tête pour les import. : 19.234.424 fr. de toutes marchandises. Il est cependant à remarquer qu'elle perd du terrain depuis quelques années, comme ses agents consulaires le reconnaissent.

Les import, anglaises (cotonnades et laines) ont presque doublé de 1895 à 1896, les import, allemandes (tissus) oqt plus que doublé dans le même espace de temps, et le chiffre de vente de la France s'est élevé de 363.000 à 007.000 fr. La Suisse, elle-même, a trouvé moyen de se faire une place grandissante sur le marché serbe. Robert Gauthiot. SÉRIES DE PRIX. Au début du XIX'' siècle, les architectes parisiens avaient établi une série de prix pour leur usage commun; lithographiée d'abord, puis imprimée, elle fut, jusqu'en 1856, tenue à jour par un vérificateur des travaux publics, publiée en un volume annuel et acceptée par tous les entrepreneurs. Les éditeurs obtinrent ensuite de la ville de Paris le droit exclusif de publication et de mise en vente.

Les prix ainsi établis donnèrent lieu à de nombreux conflits, entre entrepreneurs et ouvriers surtout. On essaya, en 1871, de les faire reviser d'un *fommun accord par les représentants des deux catégories, mais ceux-ci ne parvinrent pas à s'entendre. Une Commission dite « de la série», composée d'architectes, d'ingénieurs, d'entrepreneurs et d'ouvriers prud'hommes, fut chargée de déterminer les bases des prix de série, ce qu'elle fit jusqu'en 1880. Mais alors, comme les entrepreneurs ne voulaient pas consacrer définitivement les salaires surélevés momentanément par les travaux de l'Exposition de 1878, l'Administration municipale, se substituant à la Commission, procéda eu 1882 à une revision d'après les avis des Syndicats ouvriers.

Les entrepreneurs refusèrent de payer les salaires ainsi fixés. Le Conseil municipal prit en 1886 et 1887 les deux délibérations que voici : « Les prix de la série seront toujours appliqués, en ce qui concerne les salaires, aux travaux de la ville de Paris. » « La série sera revisée tous les ans, de manière que les prix des salaires soient toujours en rapport avec le taux des subsistances. » Un décret du 17 mars 1888 annula ces délibérations comme contraires au principe de la liberté du travail. Le Sénat, en autorisant un emprunt de la ville de Paris, interdit (loi du 3 décembre 1888) l'insertion, dans les cahiers des charges de la ville, de toute clause contraire à ce décret.

L'Administration municipale n'en stipula pas moins pour les travaux commencés la journée de 9 heures, le payement d'un salaire minimum égal au prix de la série, le repos hebdomadaire obligatoire. Deux entrepreneurs, qui, en 1888, n'avaient pas accepté ces conditions, furent écartés d'une adjudication. Le Conseil d'État leur donna gain de cause et annula (25 janvier 1895) l'adjudication.

L'art. 1" du décret du 10 août 1899 « sur les conditions du travail dans les marchés passés au nom de l'État, des départements et des communes » di| que les cahiers des charges devront contenir de clauses par lesquelles l'entrepreneur s'engagera entre autres, « à payer aux ouvriers un salaire nor mal, pour chaque profession, et dans chaque prc fession pour chaque catégorie d'ouvriers, au taui couramment appliqué dans la ville ou la région daDtj laquelle le travail est exécuté ». Reste à savoir que c'est qu'un « salaire normal » et comment OB peut l'établir.

SERRURERIE

SERRURERIE

Tel est 1 état actuel de la question.

Dans la pratique, le règlement des travaux de bâtiment, à Paris, se fait soit à forfait on d'après un devis descriptif et estimatif dressé a priori par l'architecte et adopté par les parties, soit à la série de prix et d'après un mémoire et une constatation par attachements des fournitures et des travaux cachés; de ce métré résultent des mémoires descriptifs et estimatifs qui sont soumis à la vériûcation d'architectes spéciaux appelés vérificateurs.

La base des devis et des mémoires est la Série de prix, qui contient l'estimation relative des travaux et dont les prix peuvent subir, à la convenance des contractants, une réduction d'un tant pour cent sur l'ensemble des prix se rapportant à nne même espèce de travaux.

Dans la Série officielle des travaux de la ville de Paris (dernière parue en 1882), les prix élémentaires comprennent: les déboursés faits sur les divers éléments des travaux, le prix de la journée, des heures et des déplacements des ouvriers, le prix des matériaux, non façonnés, apportés à pied d'œuvre, majoré de 1 Vo sur les cours pour les doubles transports, pour serrurerie, paratonnerres et sonneries. Les prix composés comprennent : les déboursés pour main-d'œuvre et fournitures, les faux frais appliqués à la main-d'œuvre seulement, ainsi que le bénéflce appliqué aux fournitures, main-d'œuvre et faux frais. Le bénéfice doit être calculé à raison de 10 •/» pour les divers corps du bâtiment; les faux frais sont estimés : à 5 • ', pour la terrasse : à 10 • « pour le pavage ; à 12 Vo pour la couverture et la plomberie; à 15 "/o pour la maçonnerie, la charpente, la menuiserie, la marbrerie, la peinture et la vitrerie; à 20 " , pour la serrurerie, la quincaillerie, la fumisterie, les paratonnerres et les sonneries.

La Série de prix de la Société centrale des Architectes, qui paraît tous les deux ans environ, est celle dont les architectes et entrepreneurs se servent couramment pour les travaux particuliers.

Paul Barré.

SERIPnos. Ile de l'archipel des Cyclades, à 36 kil. S.-O. de Syra (Grèce insulaire). Sup., : 78 kil. carrés.

L'extraction du minerai de fer y est très importante. En 18i>8,les export, ont été de 176.249 T. d'une valeur de 1.232.340 Ir. or, dont 80.281 T. à l'Augleterre, 59.006 à l'Allemagne, 15.564 à l'.iutriche, 15.1Ï) aux États-Unis et 6.263 à la France. Le minerai a été chargé sur 55 vapeurs, dont 30 anglais, 11 italiens, 7 autrichiens et 4 suédois.

SERPEXT (Bois de). V. Bois exotiqces : Bois nie Cayenne.

SERRURERIE. La serrurerie est l'art de faire non seulement les serrures et leurs accessoires (verrons, targettes, paumelles, etc.), mais aussi tous les objets en fonte ou fer poli, forgé on ciselé, de tontes dimensions, tels que chenets, pelles, pincettes, heurtoirs, grilles, rampes, balcons, balustrades, fenêtres, Persiennes et châssis métalliques, colonnes, tuyaux de conduite, poutres, solives, pans de fer, escaliers en fer, etc. La serrurerie et la ferronnerie désignent donc à peu près les mêmes travaux.

Les serrures, employées pour la fermeture des portes intérieures on extérieures, des vantaux mobiles des armoires, des tiroirs des meubles, etc., varient à l'infini. D'une façon générale, toute serrure fixe se compose d'une boîte parallélipipédique en tôle, dans laquelle est enfermé le mécanisme (pour les ca-

denas ou serrures mobiles, la boite est arrondie, triangulaire on carrée). On distingue aussi la botte proprement dite et la couverture ou foncet. La boite comprend : le palastre, plaque de tôle sur laquelle sont montées les pièces du mécanisme, pênes, ressorts, etc., et 4 côtés, dont l'un, traversé par le pêne,, se nomme bord ou rebord; les 3 autres constituent la cloison. Des étoquiaux ou petites tiges de fer carré de 2 à 3 mm. d'épaisseur, rivées sur le palastre et sur la cloison, relient ces pièces entre elles ; le rebord et le palastre sont percés de trous destinés à livrer passage à des vis qui doivent fixer l'appareil sur lechâssis de la porte. La couverture est maintenue par deux petits tenons qui entrent dans ce rebord, par des étoquiaux contre lesquels elle s'appuie et par les vis qui traversent à la fois le palastre et le foncet.

Le mécanisme se compose d'un pêne on petit verrou de fer qui peut se mouvoir en allant et venant sur le palastre; ce pêne est maintenu dans sa position par un ressort qui le comprime et dont uneextrémité pénètre dans des encoches ad hoc. Uneclef, introduite dans l'appareil par une ouverture appelée entrée, soulève, en tournant, le ressort, et en même temps rencontre nne saillie on barbe ùvt pêne, la pousse et la fait marcher. Ce pêne, en sortant de la serrure, entre dans une gâche qui retient sa tète fortement, et la porte se trouve ainsi fermée.

On emploie le plus souvent comme serrures :

Le bec-de-cane, fooctionnant à l'aide de boatons doubles oo de béquilles, afin de poaroir s'onvrir des deax côtés delà porte: on le complète souvent par nn verroo.

La serrure tour et demi, la plus employée pour armoires et portes de logements ; elle est avec ou sans canon ou conduit cylindrique dans lequel entre la tige de la clef.

La serrure à demi-tour, dont le pêne se pousse avec nn bonton et qui s'ouvre aussi arec nn demi-tour de clef;, cette serrure peat avoir an on deox toars indépendants dn demi-tour.

La serrure à pêne dormant, dont le pêne ne se meut qu'au moyen de la clef.

La serrure à deux pênes, très employée pour portes intérieures d'appartement.

La serrure à pêne dormant, un seul pêne deux tours,. utilisée pour les fermetures de caves.

La serrure de sûreté ordinaire à deux tonrs et demi, clef forcée et bouton à coulisse.

La serrure de sûreté à six gorges et à bonton de coulisse.

La serrure de sûreté à pompe, dans laquelle la clef presse sur un ressort et plonge dans le canon à la façond'un piston de pompe.

Les serrures et cadenas à combinaisons, formés de plusieurs disqnes portant des lettres, des chiffres on d'autres signes qui peuvent prendre nn grand nombre de positions: mais nne seule de ces positions permet d'ouvrir, ce qui offre nne très grande sûreté.

Les serrures à secret pour coffres-forts, fonctionnant les unes avec une clef dont le panneton se développe » l'intérieur, les antres avec des engrenages faisant mouvoir les pênes, d'antres enfin marchant sans clefs, etc.

Dans le commerce courant, à Paris, on distingue surtout : les serrures ordinaires, les serrures marquées ou estampillées selon leur provenance, telles la serrure Bricard, marquée SX, les serrures marquées JMP, FT, AG, T, Union des quincailliers, etc. ; les serrures ornées, dont les coffres sont fendns d'après certains modèles anciens ou modernes, on obtenus plus économiquement au moyen d'appliques:, les serrures-crémones, participant à la fois de cesdeux genres de fermetures (systèmes Maury, etc.), serrures à gâche, munies de deux tiges de crémone pouvant s'adapter aux portes à un ou deux vantaux.

SERRURERIE

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