SULFATES
BAle, 3.41G; Zniich, 3.108; Genève, 2.;)37; Saint-Gall, 958; Berne, 888; Winterthur, GOd; Lncerne, 599; Lausanne, 590; Chaux-rte-Fonds, 387 et Hienne, 37G.
Régime douanier.— Le Tarif actuel, qui date du 10 avril 1891, est entré en vigueur le 1" février 1892. 11 a été modifié par les traités conclus en 1891-1891 avec l'.Mlemagne, l'Aulriclie-Hongrio, l'Italie, l'Espagne et la Norvège. Kn principe libreécliangiste, la Suisse a été poussée à élever ses droits d'entrée par les progrès qu'a faits dans les pays voisins la politique protectionniste. D'' T. Gkering-
Secrotairo de la Chniiibrc Je commerce de Bàle.
BiBi.ioonAPniE. — Rapport de gestion du Conseil fédéral pour 1000 (paru dans la Feuille fédérale en mars et avril 1901). — Anmiaire statistique de la Suisse, année 1900.— Résultats pt^ov isoires du dénombrement du 1" décembre 1900, ainsi que du dénombrement du bétail du 19 avril 1901 et de la statistique du Commerce siiisso pour iOOn.— Annuaire financier de la Suisse, 1900-1901 (Berne, Olfice polyteclinique.)
SULl'WTKS. Les sulfates sont fies sels formés par la saturation des bases an moyen de l'acide snlfuriqne. Ils sont le pins sonvent cristallisés avec l'ean qn'ils perdent en partie par la clialenr, et en jrénéral sohibles dans l'eau, qnoiqne dans des proportions très diverses. Qnelqnes-nns, comme cenx de lithium, de potassium, de sodium, sont volatils au rouge sans décomposition ; ils sont tous décomposés au rouge par le charbon, qui forme avec les uns des oxydes (sulfate de zinc, de magnésium), met avec d'autres le métal en liberté (bismuth, cuivre, argent, mercure), ou produit des sulfures, comme le sulfate de plomb. L'hydrogène a une action analogue.
Quelques solutions de sulfates sont réduites à la longue par les matières organiques (gomme, sucre, cellulose, etc.), et c'est ainsi que se forment certaines eaux sulfureuses à base d'acide sulfhydrique, surtout dans les puits mal entretenus.
Les sulfates solubles ne sont pas influencés par l'action des acides, mais l'alcool précipite, en général, les sulfates en solution.
Sulfates d'alumine et de potasse, d'alumine et de soude, d'alumine et d'ammonium. — Voy. Aluns.
Sulfate d'ammoniaque. — Voy. Ammoni.\que.
Sulfate de baryte. — Voy. B.vuyum.
Sulfate de chaux. — Voy. Albâtre et Plâtre.
Sulfate de cuivre, très souvent appelé vitriol hleu. — Voy. Cuivre : Sels de cuivre.
Sulfate de fer ou couperose verte, composé, à l'état anhydre, d'environ '63 parties d'acide snlfuriqueet i7 de protoxyde de fer; à l'état cristallisé, de 29 d'acide, 2.") de protoxyde et 46 d'eau combinée. Il est sans odeur, mais il a une saveur d'encre très prononcée. Il se dissout en forte proportion dans l'eau. Tous les corps oxydants convertissent le sulfate de protoxyde en sulfate de peroxyde.
On ne le trouve pas dans la nature. On l'obtient artificiellement et à bon compte, soit en lessivant les pyrites martiales (sulfures de fer) ellleuries au contact de l'air, soit en traitant les vieilles ferrailles par l'acide sulfuriqne faible, puis en évaporant et faisant cristalliser la dissolution. On utilise aussi pour cette fabrication les eaux acides provenant de l'épuration des huiles.
Le sulfate de fer entre dans la composition des teintures en noir et en gris. On s'en sert pour préparer l'encro ordinaire, le bleu de Prusse, pour précipiter l'or destiné à dorer les porcelaines, etc. On l'emploie comme réactif dans les laboratoires et comme tonique et astringent dans la pharmacie.
Sulfate de magnésie, dit aussi sel d'Epsom, de Sedlitz, sel anglais. Il existe en dissolution dans les eaux minérales d'Epsom (Angleterre), Sedlitz, Egra, Seidschiitz (Bohème), Birmenstorf (Suisse), Cliàtel-Guyon (France, Puy-de-Dôme), d'où on le retire par évaporation et cristallisation. (Voy. Eaux minérales.) On le prépare aussi artificiellement par divers procédés, notamment en traitant par l'acide sulfuriqne ladolomie (carbonate double de chaux et de magnésie), dont il existe, en France môme, des gisements considérables. Il est très employé en médecine comme purgatif.
Sulfate de potasse. — Voy. Potasse (Sels de).
Sulfate de soude. — Voy. Soude (Sels de).
Sulfate de quinine. — Voy. Quinine.
Sulfate de zinc, dit aussi vitriol blanc, couperose blanche, sel de Gnslar (Hanovre). On l'obtient en traitant le zinc par l'acide sulfurique étendu ; on le trouve dans le commerce en masses saccharoïdes^ ou en plaques épaisses, ou en petits cristaux prismatiques à quatre pans. Les indienneurs en consomment beaucoup pour la composition de certaines « réserves »; les fabricants de vernis l'emploient aussi pour rendre l'huile siccative.
Commerce. — Les tableaux du commerce nous donnent les ebiffres suivants, en milliers de kilog., pour les iraport. et export. (C. S.) des sulfates, dans les années 1898, 1899
SlII.rATKS
[iniiort.
F.xport.
[inport.
Export.
Import, 2.105,.'
Export. :
D'alumine . .
Me baryte...
iu.i
De cuivre...
De fer
De mairnésie
calcinée.. .
De potasse. .
De soude . . .
De zinc