XXVI. e ÂIGULPHE
On sait seulement qu'il reçut , en 596, une lettre de S.* Grégoire-le-Grand , où ce pape fameux lui recommande les missionnaires qu il envoyait dans la Grande-Bretagne.
(1) On jugera dans quel état était la littérature au 6.e siècle, par quelques citations de répitre de Fortunat, qui fut le plus bel esprit de son temps.
Il dit, en s'adressant au Prélat : v
Fletibus assiduis acquiris gaudia plebl...* Tu quibus es munis , vulnera nulla timenU
Et Ucet incluso lupus insidietur ovili, Te custode gregis , nil tibi prœdo nocet,
Oblectas populos . vultu sine nube sereno , Cunctorumque animo s gracia blanda fouet.,
Culmina templorum renovasti, Villicc, cultor.
Ailleurs il célèbre le beau site de la ville de Metz, au confluent de deux rivières. Il dit de la Moselle :
Lambit odoriferas vernanti gramine ripas , Et lavât herbarum leviler unde comas»
Hinc dextra de parte fluit , qud salia fer tuf Flumine sed /lue tus pauperiore trahit*
( *9l ) XXVILe ARNOALDT.
Elu en mars 599, il fonda l'abbaye de Merkingen , auprès de Sarrebruck , et dont l'église sert encore de temple aux Protestans.
xxvni.c S.1 PAPOLE
Pendant les trois anne'es qu'il gouverna le diocèse, il jetta les fondemens de l'abbaye de Saint- Simphorien.