‹ Dictionnaire du département de la MoselleChapitre 39 sur 118 · LXIV.C GUILLAUME DE TRAISNEL · texte numérisé non relu

LXIV.C GUILLAUME DE TRAISNEL

Thiébaut, comte de Bar, qui avait si indignement calomnié et persécuté Philippe de Floranges , fit nommer par le Pape, à l'évêché de Metz, Guillaume de Traisnel son neveu, qu'il espérait sans doute maîtriser. Aussi dès la seconde année de son épiscopat , il l'entraîna dans la guerre qu'il fit aux ducs de Lorraine et de Luxembourg. Après avoir brûlé la ville de Liguy, mis le siège devant Preny et fait beaucoup de butin et de prisonniers , le comte de Bar refuse d'admettre î'Evêque en partage des dépouilles de l'ennemi. Guillaume, moins docile que son oncle ne s'y attendait , veut tirer vengeance de cette injustice. Il saccage le comté de Briey et la Woivre. Thiébaut engage dans sa querelle le duc de Lorraine, qui saisit avec plaisir l'occasion d'armer contre le successeur que de basses intrigues avaient donné à son parent Philippe de Floranges.

Guillaume assemble tous ses vassaux de Lorraine et d'Alsace. Les Evêques de Liège et de Cologne lui envoyent des secours : il bat ses ennemis à Domêvre et sous les murs d'Epinal, mais il ne peut sauver Moyenvic des flammes. Cette guerre

dure deux ans, et enfin il conclut une paix honorable le i.cr février 1268.

Il paraît qu'a peine débarrassé de ses ennemis extérieurs, il s'en attira d'autres à Metz par ses hauteurs et son despotisme. Les abbés portèrent contre lui des plaintes si fortes au Pape qu'il en fut excommunié. Guillaume partit aussitôt pour Rome, mais il fut arrêté en chemin par les gens du comte de Bar. II en conçut un tel chagrin , qu'il tomba malade à Chàlons, où il mourut en

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