SAINT THIÉBAUT
En 11 59, de pieux ecclésiastiques se réunirent pour mener la vie commune, suivant la règle des chanoines, approuvée à Aix-la-Chapelle en 8i4 ; ils choisirent un lieu appartenant à l'abbaye de Sainte Glossinde, au faubourg de Saint Thiéb^ut, dont leur congrégation prit le nom.
Ce faubourg ayant été détruit dans le siè^e de
i444) Par Charles VII et par René d' An jou la collégiale fut transférée dans une partie du couvent des Magdelaines, en vertu d'une cession du i5 juin i45a , confirmée le 29 juillet suivant, par le pape Nicolas Y. Le 14 mars 1453 ? le Pape accorda des indulgences à tous, ceux qui contribueraient au rétablissement de cette collégiale.
Un siècle après, dans le siège die 155a, elle fat encore une fois culbutée pour coustruire des retranchemens. Alors les chanoines se ré fugièrent sur la place Saint Martin et obtinrent la permission de faire l'office dans l'Eglise de ce nom, en donnant une prébende au curé de la paroisse. En 1620, ils bâtirent l'Eglise qui est aujourd'hui convertie en manège f derrière l'hôpital de S.* Nicolas.
L'élection du prévôt de Saint Thiébaut r a été long-temps soumise k la ratification de l'abbesse de Sainte Glossinde , qui lui donnait l'investiture et exerçait une sorte de juridiction sur son chapitre. Cette singulière prérogative avait été confirmée par une bulle du Pape Victor IV , en u 36-
Tous les ans le coûtre assisté du plus jeune des chanoines, allaient , le jour de Sainte Glossinde f présenter à la dame saeristaine de l'abbaye , une maille d'or et une fleur. Us recevaient dix-huit sous en échange.
Ce chapitre était compose de huit chanoines.