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SAINT PIERRE

La fondation de cette abbaye est attribuée à Eleuthère, maire du palais, Sous Théodobert, roi d'Austrasie , vers la fin du sixième siècle. S.** Waldrade , sa sœur 9 donna en 5g6 , tous ses biens à ce monastère, dont elle fut créée abbesse en 612. Les bâtimens furent coustruits pour recevoir trois cents religieuses, auxquelles l'Empereur OthonI.cr fit suivre en 960, la règle de S.* Benoît. En 977 , Othon XI confirma cette abbaye par une charte datée de Thionville, et lui fit rendre ses biens usurpés par les Laïcs.

Cette abbaye était située dans remplacement actuel de la citatelle. L'Eglise sert encore de forge aujourd'hui. On l'appelait le Grand-Mous lier ou Saint-Pierre-aux-Nonains.

L'Evêque Adalbéron II y fit transporter de Spolette, le corps de Sainte Sérenne, qu'on ex* posait pour avoir du beau temps , de même que celui de Sainte Waldrade ou Waldrée, pour obtenir de la pluie.

En i56a, cette abbaye fut transférée dans la maladrerie de Saint-Antoine , dont les bâtimens occupaient un grand espace entre le quai Saint- Ferroy et le terrain où Ton a ouvert depuis la rua

des Jardins. C est de-là que le quai de la Moselle

a pris le nom de Saint-Pierre.

SAINTE MARIE. r

En 981 , Adalbéron II fit construire l'abbaye de Sainte Marie , près de celle de Saint Pierre , pour lui servir de succursale, parce que le nombre des Dames y était devenu trop considérable. Les bâtimens en subsistent encore et sont occupés par le Général du Génie.

En i56a, cette abbaye fut transportée sur la place de Chambre, dans une maison des chevaliers de Malthe, appelée le Petit-Saint -Jean et bâtie sur les ruines d'un château de construction Romaine. Dès-lors le quai prit le nom de quai Sainte-Marie,

En 1760, Louis XV réunit. les deux abbayes et les transforma en chapitre noble et séculier , sous Tinvocation de S.f Louis. Ce changement fut agréé du Pape , par des bulles du mois d'octobre 4e la même année. Il ne s'opéra néanmoins qu'en 1762. Madame la comtesse de Cboiseul, qui en avait été nommée abbesse, est morte à Metz en 1816. »

Après le traité de Campo-Formio , la rue de la Paix a été ouverte en 1797 , au travers des bâtimens de cette abbaye.

JSota. Depuis le douzième siècle r il existait une confraternité de prières entre les trois chapitres de chanoines, les quatre couvens de bénédictins et les treis abbayes de religieuses. Elles assistaient

aux processions générales, aux Te Deum^ aux fêtes solennelles. Dans plusieurs occasions, ces Dames allaient chanter l'office à la cathédrale et réciproquement. Cette confraternité a été supprimée par un arrêt du conseil d'état, en 1769.

CLÀIRVAUX.

S.« Bernard étant à Metz en 11 33, substitua, h des moines dont la conduite Pavait scandalisé, des religieuses de son ordre , dont le chapitre prit le nom de Petit-Clairvaux. Ces Dames n'étant pas cloîtrées, menèrent une vie trop dissipée et contractèrent des dettes.

Pour rétablir leurs affaires , le Roi leur donna en 174^7 lcs biens de l'abbaye du Pontifroy ; mais le désordre n'ayant fait qu'augmenter , il prononça la suppression de l'abbaye, par des lettres-patentes du 23 juin 1755, et par un brevet du 24 décembre 1756, il en donna les biens à l'hôpital de Saint- Nicolas , pour établir une Maison de Force , sous le nom d'Hôpital-de-la-Magdelaine. Le Pape y consentit par une bulle du mois de septembre

L'Eglise de Clairvaux était en Chaplirue, à côté

du magasin de la ville. • •

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