CAPUCINS
Antoine Fourrier , évêque suffragant de Metz, avait acheté un lieu appelé h Joyeuse-Garde pour y placer les jésuites 5 mais les habitans les ayant repoussé t alors le suffragant mit en 1602, dans cette maison , des capucins dont Henri IV avait permis rétablissement à Metz , par une lettre
(i)En 1498, cette maison ayait été Tendue au ne Robert de la ïlorck, seigneur de Sedan et de Ho ranges , par Pierre Coppart% nwrehand à Meu, moyennant i5on £r. et ta u>. 10 a. de
clu 1 8 décembre 1600 , où il dit : <r comme chascun
> sçait et cognoist l'austérité de vie et la dévotion
> singulière des capuchins... je veulx croire » qu'estant établis à Metz... leur demeure y fera » un grand fruict à l'avancement de l'honneur et » gloire de Dieu ».
Le nombre des religieux s'accrut si rapidement en peu d'années, dans cette maison, qu'elle fut regardée comme la première de l'Ordre. Ils se recommandèrent par une austère piété et plusieurs • d'entre eux furent canonisés.
En 1694, ils furent visités par leur général, dom Bernardin d'Aredzo , Napolitain : des salves d'artillerie annoncèrent son entrée à Metz, et on lui donna une garde militaire.
Le jardin botanique est depuis i3oa , établi dans ce monastère dont la cession définitive a été faite à la ville en i8i3.
L'Eglise qui avait été reconstruite en 17243 sert d'orangerie.