‹ Dictionnaire du pêcheur: traité complet de la pêche en eau douce et en eau salée: histoireChapitre 31 sur 118 · CHABOT · texte numérisé non relu

CHABOT

Cottus gobio. — Bull-head, en Angleterre. — Messore, dans plusieurs contrées de l'Italie.

On trouve ce poisson dans presque tous les fleuves et tous les ruisseaux de l'Europe et de l'Asie septentrionale dont le fond est pierreux Ou" sablonneux. Il y parvient jusqu'à la longueur de déifg décimètres. Il s'y tient souvent caché parmi lés pierres* ou dans une espèce de petit terrier; et lorsqu'il sort de cet asile ou de cette embuscade, c'est avec une trèsgrande rapidité qu'il nage, soit pour atteindre la petite proie qu'il préfète, soit pour échapper à ses nombreux ennemis. Il airrie à se nourrir de trèsjeunes poissons, ainsi que de vers et d'insectes aquatiques; et lorsque cet aliment lui manque, il se jette sur les œufs des diverses espèces d'animaux qui habitent dans les eaux qu'il fréquente. Il est trèsvorace ; mais la vivacité de se* appétits est trop éloignée de pouvoir compenser la petitesse de Sa taille, de ses mauvaises armes et de son pende force, et il succombe fréquemment sous la dent des perches,

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des saumons, et surtout des brochets. La bonté et la salubrité de sa chair, qui détient rouge par la cuisson comme celle d& saumon et de plusieurs autres poissons délicats, lui donnent auséi l'homme pour en*- -nemi. Dès le temps d'Aristote, on Savait que pour le prendre avec plus de facilité, il fallait frapper sur les pierres qui lui servaient d'ribri, qu'à l'instant il sortait de sa rétraite, et que souvent il venait, tout étourdi par le cobp, se livrer lui-même à la main eu au filet du pêcheur. Le plus souvent ce dernier emploie la nasse pour être plus sûr d'empêcher le chabot de s'échapper. Il faut saisir ce cotte avec précaution lorsqu'on veut le retenir avec la main ; sa peau sans écailles et très-visqueuse lui donne en effet la faculté de glisser rapidement entre les doigts. Cependant malgré tous les pièges qu'on lui teudj et le grand nombre d'ennemis qui le poursuivent* on le trouve fréquemment dans plusieurs rivières» Cette espèce est très-féconde. La femelle, plus grosse que le mâle, ainsi que celle de tant d'autres espèces de poissons, parait comme gonflée dans le temps où ses oeufs sont près d'être pondus.

CHEVENNE.

Cyprinus jeses. — Meunier* — Chevanne. — Chevesne. — Chevenne. — Barbotteau. — Garbottin. — Garbotteau. — Chaboisseau.

Le chevenne a le front large et fcoiritre; le dos et

de la Bgue latérale, et d'un Mm M&tntin b série de pools d'un jaune brun marque Egae; le tes des éeaîles est bordé de Meu, ainsi que la caudale; les pcrtoralcs, les ventrales et l'anale sort d'à» violet dan».

Le cyprin jease on ehevenae nage avec forée; fl aime à hrtter contre les courants rapides, et cependant il se pbtt dans les eaux dont le mouvement est retardé par le voisinage des moulins. Le frai de ee poisson dore ordinairement pendant hait jours, à moins qoe le retour do froid ne le forée à hâter la fin de cette opération. D pèse de quatre à cinq kilogrammes, mais croît lentement. 11 multiplie beaucoup. Le défaut d'eau ne loi ôte pas très-promptement la vie. Sa chair est grasse, moDe, remplie d'arêtes, et devient d'une couleur jaune lorsqu'elle est cuite. On le trouve dans les fleuves et dans les rivières de presque toute l'Europe tempérée et septentrionale. Ses œufs sont jaunes et de la grosseur d'une graine de pavot. L'épine dorsale est composée de quarante vertèbres. On compte dix-huit côtes de chaque côté.

Gatayes en a souvent pris de la façon que voici. — Il remontait en canot au-dessus de Neuilly, puis il se laissait dériver en suivant sa ligne amorcée le plus souvent avec une sangsue — quand le poisson mordait, il le piquait, jetait l'ancre, tirait son poisson,

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