‹ Dictionnaire du pêcheur: traité complet de la pêche en eau douce et en eau salée: histoireChapitre 52 sur 118 · JUIN · texte numérisé non relu

JUIN

Los poissons viennent de frayer, la tanche fraye. —

194 juin.

Cette époque est une phase de malaise pendant laquelle ils ne mangent guère.

La pêche la plus sûre, en juin, est celle des truites dans les ruisseaux froids et dans les courants rapides.

À la mer, on pêche les maquereaux, les orphies, etc.

Lampetra et lampreda. — Lampreda, en Italie. — Lamprey ou Lamprey eel, en Angleterre, — Lampretee, en Allemagne. — Pibale, dans quelques départements méridionaux de la France.

Au-devant d'un corps très-long et cylindrique est une tête étroite et allongée. L'ouverture de la bouche n'étant contenue par aucune partie dure ou solide, ne présente pas toujours le même contour : sa conforma* tion se prête aux différents besoins de l'animal, mais le plus souvent sa forme est ovale, et c'est un peu au-dessous du museau qu'elle est placée. Les dents, un peu crochues, creuses, et maintenues dans de simples cellules charnues, au lieu d'être attachées à des mâchoires osseuses, sont disposées sur plusieurs rangs et s'étendent du centre à la circonférence. Communément ces dents forment vingt rangées, et sont au nombre de cinq ou six dans chacune. Deux autres dents plus grosses sont d'ailleurs placées dans la partie antérieure de la bouche, sept autres sont réunies ensemble dans la partie postérieure; et la

la ligne au-dessous de la virolle de la seconde pièce, puis, faites-la descendre en tournant jusqu'au bout du scion où vous l'arrêterez par un nœud, nommé clef. Prenez la profondeur de l'eau pour savoir Fin-* tervalle que vous devez mettre entre la flotte et l'hameçon ; promenez votre sonde à droite et à gauche pour voir si le terrain est égal ; si vous trouvez au fond des herbes et des grosses pierres, allez plus loin* Quand vous avez sondé, roulez sur votre scion une partie de la ligne et ne conservez que ce qu'il faut de bannière ; la ligne flottante doit en général avoir un peu moins de longueur que la canne; moins la bannière est longue, plus on a de facilité pour piquer le poisson.

Jetez de l'amorce au fond, telle que du pain de chènevis ou des pelottes de terre glaise pétries avec des asticots; en les jetant dans l'eau, faites le moins de bruit possible. Les pécheurs qui sont à même de faire tout cela dès la veille feront bien de ne pas le négliger ; ils ne seront pas exempts de jeter encore quelques pelottes pendant leur pêche et surtout à leur arrivée ; mais ils en jetteront moins alors pour ne pas rassasier le poisson.

Il faut jeter les amorces par morceaux plus ou moins gros, selon que le courant est plus ou moins rapide ; observez aussi de les jeter un peu au-dessus pour qu'elles se rendent au fond en face de vous. Les poissons étant eunemis du froid et du vent, l'empla-

cernent le plus agréable au pécheur est souvent atissi le plus favorable à la pèche. Presque tous les pois» sons recherchent le soleil, surtout au printemps; placez» vous à l'abri d'un grand chapeau de paille : il est à observer toutefois que, pendant la saison d'été, le milieu du jour n'est pas le moment propice pour prendre beaucoup de poisson* Tant que voua n'en prendrez que des petits ou des moyens, vous les tirerez facilement de l'eau, mais si vous avez le bonheur d'en piquer un gros, c'est alors que vous devez dé* ployer toute votre adresse.

Aussitôt que vous avez donné le coup pour ferrer, élevez votre scion, tendez votre ligne, que votre canne décrive une courbe en suivant le mouvement du poisson, ne cherchez pas à l'amener à fleur d'eau, laissez-le se fatiguer au fond, ne vous pressez pas de chercher à le voir; que votre ligne ne soit jamais lèche, car il s'élancerait et vous démonterait, observez bien surtout de ne jamais incliner la canne, vous n'auriez plus alors l'élasticité du selon pour soulager la ligne, et ai le poisson en ce moment faisait un grand effort, il vous échapperait infailliblement. Les premiers bonds sont les plus dangereux ; petit à petit il s'épuise , il vient sur l'eau, il montre son ventre, mais ne vous y fiez pas; fatiguezle encore, car, quoique affaibli, la vue de l'épuisette lui donnera une nouvelle force.

Quand le danger est passé, faites-le approcher du

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