TRUITE
saisit avec adresse lorsqu'elles voltigent à la surface de l'eau.
Les truites du lac Léman et celles du lac de Neuf-* châtel remontent au printemps, pour frayer dans les rivières et même dans les ruisseaux. Dans les contrées sur lesquelles Bloch a eu des observations, ces poissons frayent dans l'automne ; et dans le département de la Gorrèze, les truites quittent également, au commencement ou vers le milieu de l'automne, les grandes rivières, pour aller frayer dans les petites ruisseaux. Elles cherchent un gravier couvert par un léger courant, s'agitent, se frottent, pressent leur ventre contre le gravier ou le sable, et y déposent des œufs que le mâle vient féconder. Bloch a trouvé dans les ovaires d'une truite des rangées d'œufs gros comme des pois. "
D'après cette grosseur des œufs dans les truites, il n'est pas surprenant qu'elles contiennent moins d'œufs que plusieurs autres poissons d'eau douce; et cependant elles multiplient beaucoup, parce que la plupart des poissons voraces vivent loin des eaux froides, qu'elles préfèrent. La truite est fort craintive; le bruit du tonnerre l'épouvante et la rend comme immobile. En beaucoup de pays, on sale ce poisson comme le hareng, pour le transporter; mais alors il n'est pas Si bon ni si sain que quand il est mangé frais.
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