CORDES
pour fairâ sa pséie et des poissons qui descendent des rivières dans la mer, et de ceux qui remontent de la mer dans les rivières. II est dangereux pour un grand nombre d'habitants de la mer ; il est exposé à beaucoup d'ennemis : l'homme le poursuit avec ardeur dans les pays où sa chair est estimée ; les trèsgrands poissons le dévorent.
On prend les congres par le moyen de plui^eurs lignes longues chacune de cent trente ou cent qua** rante mètres, chargées, à une de leurs extrémités,' d'un plomb assez pesant pour n'être pas soulevé par l'action de l'eau sur la ligne, et garnies de vingt-cinq ou trente piles ou cordes, au bout de chacune desquelles .sont un haim et un appât. Lorsqu'on veut faire sécher des congres pour les envoyer à des distances assez grandes des rivages sur lesquels on les pèche, on les ouvre par-dessous, depuis la tète jusque vers l'extrémité de la queue; on fait des entailles dans les chairs trop épaisses; on les tient ouverts par le moyen d'un bâton qui va d'une extrémité à l'autre de l'animal; on les suspend à Tair ; et lorsqu'ils sont bien secs, on les rassemble ordinairement par paquets.