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bout de sa queue on voit un gros et long piquant, ou plutôt un dard très-fort, et dont la pointe est tournée vers Textrémité la plus déliée de la queue. Ce dard est un peu aplati et barbelé de deux côtés, comme le fer de quelques espèces de lances; les pointes dont il est hérissé sont d'autant plus grandes qu'elles sont plus près de la racine de ce fort aiguillon; et comme elles sont tournées vers cette même racine, elles le rendent une arme d'antant plus dangereuse qu'elle peut pénétrer facilement dans les chairs, et qu'elle ne peut en sortir qu'en tirant ces pointes à contresens, et en déchirant profondément les bords de la blessure. Lorsque cette arme particulière est introduite très-avant dans la main, dans le bras, ou dans quelque autre endroit du corps de ceux qui cherchent a saisir la raie aifle, lorsque surtout elle y est agitée en différents sens, et qu'elle en est à la fin violemment retirée par des efforts multipliés de ranimai, elle peut blesser le périoste, les tendons ou d'autres parties plus ou moins délicates, de manière à produire des inflammations, des convulsions et d'autres symptômes alarmants. Ces terribles effets ont été bientôt regardés comme les signes de la présence d'un venin des plus actifs; et, comme ce n'était pas assez que d'attribuer à ce dangereux aiguillon, dont la queue de la raie aigle est armée, les qualités redoutables, mais réelles, des poisons, on a bientôt adopté sur sa puissance délétère les faits les plus merveil-
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leux, les contes les plus absurdes. On peut voir ce qu'ont écrit de ce venin mortel Oppien, i£lien, Pline, car relativement aux effets funestes que nous indiquons, ces trois auteurs ont entendu par leurpasii^ naque ou leur raie trigone^ non-seulement la pastinaque proprement dite, mais la raie aigle, qui a les plus grands rapports de conformation avec cette dernière. Non-seulement ce dard dentelé a paru aux anciens plus prompt à donner la mort que les flèches empoisonnées des peuples à demi sauvages, nonseulement ils ont cru qu'il conservait sa vertu malfaisante longtemps après avoir été détaché du corps de la raie, mais que son simple contact tuait l'animal le plus dangereux, desséchait la plante la plus vivace. C'était l'arme terrible que la fameuse Gircé remettait à ceux qu'elle voulait rendre supérieurs à tous leurs ennemis. Et quels effets plus redoutables, selon Pline, que ceux que produit cet aiguillon, qui pénètre dans tous les corps avec la force du fer et l'activité d'un poison funeste ! — Cependant ce dard, devenu l'objet d'une si grande crainte, n'agit que mécaniquement sur l'homme ou sur les animaux qu'il blesse. — La raie aigle est appelée coucou dans la Manche. Aussitôt qu'elle est prise , les pécheurs se hâtékit de couper cette arme Justement reA)utée«
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RAMANDER.
Raraander un ûlet, c'est le radouber, le rétablir. Hhabillery raccommoder sont synonymes, et signi-
flont 1o fninctor
fient le rajuster