‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 10 sur 339 · ALLEZ-Y-GAÎMENT — ALLURES · texte numérisé non relu

ALLEZ-Y-GAÎMENT — ALLURES

de cette intention, ils disent : Le cheval ne va pas pour Vargent; si, an contraire^ le propriétaire a parié pour lui et désire gagner : Il va pour Vargent.

Cette expression comporte donc toujours Tidée d'une fraude, puisque le règlement des courses n'admet pas qu'un cheval puisse entrer sur un hippodrome avec une autre intention que celle de gagner. C'est, an reste, une superfétation; courir pour gagner^ ou ne pas courir pour gagner^ rend absolument la môme idée.

ÂLLEZ-Y-GAImENT. Étalon bai, à M. H. Mosselman; naquit en France, chez son propriétaire, en 1852, par The Emperor et Francesca, issue de Cadland ou Royal Oak.

AlIez-y-Galment a couru, à trois ans, dans la Poule d'Essai, à Paris, gagnée par Monarque; il ne fut pas placé. Dans le prix du Jockey-Club, à Chantilly, gagné également par Monarque, il arriva dans les derniers. A Orléans, dans le prix de Jeanne-d'Arc, il arriva second et aussi à Moulins, dans le Grand-Saint-Léger de France, gagné par Monarque; il gagna enfin le grand prix du Conseil général, à Moulins.

Âllez-y-Galmant appartient toujours à M. Mosselman et fait la monte au Haras de Yerberie; il est le père d'Astrolabe.

ALLURES. Le mot allure, relativement au cheval, s'applique aux différents modes de progression à l'aide desquels l'animal se meut. Ainsi définies, les allures d'un cheval tiennent à deux causes différentes. La première mécanique, presque mathématique, est le résultat d^une construction physique dont l'ensemble lui permet de se mettre en mouvement de telle ou telle manière. La seconde, en quelque sorte morale, dépend de l'énergie, de l'Ame ou de Tanimation que l'animal lui-même apporte en se servant des facultés physiques que la nature lui a départies.

On lit dans Richerand (Nouveaux éléments de physiologie) : « Les forces impriment aux masses des vitesses égales lorsqu'elles sont proportionnelles ; or, les espaces parcourus dépendant entièrement des vitesses, puisque le corps sautant perd, par une gradation que rien ne peut ralentir, celle qu'il avait

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acquise, ces espaces doivent être à peu de choses {Nrès les mêmes pour les petits animaux et pour les grands. >

Cette définition un peu abstraite et approximative peut être rigoureusement exacte pour les corps inanimés, comme une locomotive par exemple. Bien que dans ce cas la vitesse, c'està-dire l'impulsion acquise par la masse, arrive parfois à dominer cette masse elle-même, on peut parfaitement spécifier la vitesse dont une machine est susceptible, puisque Ton c(»inait la force de résistance de la machine, et que l'on peut à son gré lui communiquer une impulsion plus ou moins grande.

Il ne saurait en être de môme pour un être animé , dont les forces de résistance et d'impulsion sont soumises à des circonstances multiples, dont l'ensemble échappe à l'analyse. Il existe évidemment un certain raK)ort entre le volume d'un cheval et sa vitesse, mais c'est précisément ce rapport et son influence qui reste et restera toujours inconnu , car deux chevaux de même volume et de même construction, non-seulement n'ont pas la même vitesse, mais présentent encore dans leurs allures, et leurs qualités des différences telles, qu'il devient impossible de prétendre que la construction, ou si Ton aime mieux, l'appareil extérieur de la machine soit l'indice des allures de l'animal, autrement dit de ses qualités, car elles ne résident le plus souvent pas ailleurs.

Mais en prenant, même pour base, cette définition mathématique, c'est avec raison que Richard Laurence écrit : « Le cheval de pur-sang est incontestablement l'animal le plus fort, relativement à son poids, qui soit connu dans la création. » On peut faire une exception relative au lévrier , dont la construction présente une extrême similitude avec le cheval de pur-sang.

Le volume, ou si l'on aime mieux le gros, ne doit pas être pris ici comme symptôme de la force. On pourrait même dire, qu'il faut admettre les prop(»*tioDS contraires. Il est aisé de comprendre, que l'animal ayant en lui le volbme, et la force qui le met en mouvement, devient à la fois effet et cause. Par conséquent, plus il a de force et moins il a de poids, plus sa puissance se trouve augmentée d'autant. La masse ne donne pas l'impulsion, elle la reçoit, s'y oppose même jusqu'au moment où elle est mise en mouvement. A ce moment elle devient un ob-

stade ; si elle est telle qu^elle précipite rimpulsion de maDière à ce que Patiimal, ou celui qui le din^e, ne puisse plus la mal triset. C'est le secret de beaucoup de chevaui qui s^emportect involontairement, parce qu'une fois leur masse projetée eu avant, elle les domine et les entraîne. On serait donc amené à conclure que moins un cbeval a de masse ou de volume (ce qui est la même chose) plus il a de force, en raison de TextrÉme facilité qu'il éprouve à se mouvoir.

C'est à tort que Ton s'est habitué en France k considérer le volume comme une garantie de force. Plus la force^ c'est à -dire les leviers locomoteurs et l'énergie, ou mieîjx le sang^ domine la masse, qui représente la machine à mettre en mouvement , plus ranimai a de force réelle pour le service que l'on lui de-' mande , c'est-à-dire de porter un cavalier, ou de traîner une voiture* il est impossible au reste, de réduire un cheval au rôfe . d*une machine animée qui fonctionne en vertu de règles mécaniques fiies et invariables. On peut évidemment tirer de Teiamen de Tappaveil extérieur une induction approiimalive, mais rhabitude, et une certaine intuition naturelle servent ici beaucoup plus que toutes îea doctrines connues, ou à connaître. C'est en regardant l'anima! marche? ou en le montant que l'on peut se rendre compte si l'ensemble du mécanisme fonctionne bien ou maU

On peut néanmoins poser comme règle générale que :

1° L'arrière -main est une sorte de ressort où réside la source de tout mouvement

%° L'avant-maio, un appui qui reçoit el projette eu avant 1* impulsion qui lui est transmise.

3" Le corps , c'est-à-dire la partie comprise entre les épaules et les hanches , est une sorte d'appareil, dont les fonctions sont de servir d'intermédiaire entre les deui leviers , les hanches qui communiquent et les épaula qui utilisent le mouve* ment imprimé.

Les allures peuvent se diviser en allures naturelles ou régulières et allures défectueuses «u artificielles. Les allures régulières sont : P Le pas, 2" le trot, 3« le galop.

Les allures défectueuses ou artificielles , sont : 1° Vamble, 2" rentrepas, 3« le traquenard, k° le pas relevé, 5* Taubia,

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