DÉCHARGE
raie. II y est également mentionné, parfois, qae plusieurs chevaux placés dans une position relativement désavantageuse, en raison, soit de leur provenan:e, soit de leur carrière antérieure, reçoivent Tavantage d'un certain nombre de livres déterminé : c'est ce que Ton appelle décharge.
Ainsi, en supposant par exemple, que le poids réglementaire de la cours3 soit de 5 1 kilogrammes, si Ton ajoute au programme : Les xhe vaux n'ayant jamais gagné un prix de 4000 francs recevront une décharge de 3 kilogrammes, les concurrents qui se trouvent dans cette position porteront seulement 48 kilogrammes, tandis que le poids de leurs adversaires sera de 51 kilogrammes. Le but de cette disposition est d'ouvrir certaines courses, pir Tâppàt de cet avantage, au plus grand nombre de concurre its possible. Pour certaines réunions de course, c'est le meilleur moyen d'obtenir plusieurs chevaux partants dans des prix où la présence d'un adversaire dangereux écarterait toute concurrence. Cet avantage de poids les décide souvent à affronter une • lutte dont cette inégalité rend les chances plus incertaines.
Deux manières de procéder sont mises en usage pour arriver au même but : celle des décharges, dont nous venons de parler, applicables aux chevaux médiocres, qui ont besoin de cet avantage pour espérer pouvoir lutter avec quelque chance de succès contre un adversaire supérieur; celle des surcharges (v^y. ce mot), imposées au contraire aux meilleurs chevaux, ou à ceux qui ont gagné une ou plusieurs courses importantes. Non-seulement ces deux combinaisons arrivent au môme but, puisqu'elles se résument l'une et l'autre par une inégalité dans la répartition des poids des différents chevaux courant dans la même course; mais leur effet se double parfois en se combinant, quand elles se trouvent réunies dans un même programme. Ainsi il peut arriver qu'un cheval n'ayant jamais gagné reçoive une décharge de 4 kilogrammes, et qu'en même temps celui qui aurait gagné une somme de 10 000 francs soit condamné à une surcharge de 4 kilogrammes. De cette façon, si les deux chevaux partent dans la môme course, ce n'est plus 4 kilogrammes que celui qui n'a jamais gagné reçoit du gagnant d'une somme de 10 000 francs, mais bien 8, puisqu'il porte 4 kilogrammes en moins et son concurrent 4 kilogrammes en plus.