DOUBLE SAUT. — DRAPEAU
moyenne aujourd'hui d'environ 135000 francs. Le Saint-Léger se court vers le 15 septembre. Le Doncaster-Gup , avec Goodwood et Ascot, est une des trois plus grandes courses d'Angleterre connues sous la dénomination de Cups. Les chevaux, de tout âge y sont admis au poids pour âge , avec surcharge pour les vainqueurs de certams prix. La distance est de 3000 mètres, environ.
DOUBLE SâUT. Le double saut, quelle que soit la nature de l'obstacle, ne peut être pris d'un seul élan. Il se compose, le plus souvent, de deux barrières fixes ou palissades que le cheval est forcé de sauter en deux fois. Cet obstacle a pour conséquence de ralentir le train , car le cheval pour le franchir ne peut s'empêcher de marquer un temps d'arrêt. Quelques chevaux violents sur l'obstacle tentent parfois de le sauter en un bond, mais ils tombent presque toujours.
DOUVE (Une) est un obstacle qui se compose d'un fossé plus ou ±oins profond et rempli d'eau. C'est une sorte de rivière artificielle, que l'on creuse d'ordinaire sur les tracés de steeple-chases, où il ne se trouve pas de cours d'eau naturel.
DRA6 (Le), est une sorte do chasse ou de steeple -chase fictif, dans lequel des papiers jetés à terrô, ou plantés dans une baguette indiquent aux cavaliers le chemin qu'ils doivent suivre. Il y a plusieurs sortes de Drags. Les uns se font comme nous venons de le dire, d'autres avec des chiens. Un hooitne à cheval part, avec une avance de dix minutes ou d'un quart d'heure, traînant après lui une peau de lièvre ou de renard. Il passe dans les endroits qu'il juge les plus convenables pour offrir des difficultés aux cavaliers. Au bout du temps filé on découple les chiens qui, trompés, chassent ces restes morts comme un animal vivant. Le principe des différentes sortes de drags est au reste le mêma : il consi^.te à faire passer on certain nombre de cavaliers à travers des difficultés qu'ils ne connaissent pas.
DRAPEAU. Le starter tient à la main un petit drapeau qui lui sert de signal pour transmettre ses ordres aux jockeys. Tant que le starter tient son drapeau levé, les jockeys doivent se
mettre ou rester en ligne, cela signifie que Pintention du starter n'est pas de donner le départ et ceux qui n^obéiraient pas à cette indication nraette, peuvent être punis d'une amende, ou être mis à pied. Dès que le starter baisse son drapeau, c^est le signal du départ. — Voyez Départ.
Le starter a un assistant, c^est-à-dire un aide placé à cent mètres environ en avant des chevaux. L'assistant tient également à la main un drapeau, beaucoup plus grand que celui du starter. Il doit l'imiter en tout, tenir son drapeau levé, tant que celui du etarter est dans cette position, et 1« laisser tomber dès que celui-ci abaisse le sien. Le but de ce double signal est d'empêcher les méprises, et enlever aux jockeys, qui partiraient avant le signal, tout prétexte de ne pas s'arrêter. On comprend, en effet, que, dans un champ nombreux un jockey pourrait s'excuser d'un faux départ en prétendant qu'il n'a pu suivre le geste du starter.
Ce surcroît de précautions peut parfois devenir une cause de trouble, dans le cas où Passistant, interprétant mal le signe du starter, ou ne se rendant pas bien compte de ses fonctions, donnerait un signal anticipé, ou même contraire à'Celui qui lui est indiqué. Le fait s'est produit plusieurs fois et a été cause de scènes regrettables. Il est donc meilleur pour le starter et pour tout le monde de supprimer cet auxiliaire dangereux dont l'utilité est, au moinsj contestable.
DRESSER. Le dressage est une des phases les plus importantes de la carrière d'un cheval, celle qui influe peut-être le plus sur son avenir. Un poulain, pour passer de l'état de nature à celui d'obéissance et de soumission à des exigences, qu'il ne comprend pas, et contre lesquelles il se révolte, a besoin d'une certaine préparation. Cette préparation se nomme dressage. Le dressage d'un cheval demande une grande expérience, et une longue pratique, chez l'homme qui entreprend cette tâche. Une maladresse ou une brutalité peuvent avoir,pourun poulain, des conséquences désastreuses : son caractère s'en ressent, parfois, toujours. Le dressage commence, pour les chevaux de courses, à l'âge de quinze à dix-huit mois; ils sont à ce moment yearlings.
Cette première entrée dans la vie active ne s'effectue pas
sans quelques difficultés. La première opération consbte à mettre le poulain à la longe avec un caveçon^en lui mettant uu surfaix et une croupière. Le plus g^and nombre des jeunes poulains se révoltent, avec une extrême violence, contre ces entraves qui gênent la liberté ordinaire de leurs mouvements. Aussi y a-t il presque toujours lutte. C'est le moment où le dresseur a besoin de beaucoup de calme et de pratique, pour se faire craindre du poulain, sans cependant lui inspirer de terreur, et mettre le jeune animal en défiance. Un mauvais commencement d*éducation est, prssque toujours, la source des principaux défauts de caractère. Un dressage brutal occasionne fréquemment des tares qui peuvent entraver toute la carrière d'un cheval ; très peu de dresseurs font app?l à l'intelligence de l'animal, et, au lieu de chercher à lui faire comprendre les exigences qui Pétonnent, veulent les lui imposer. Il en résulte une lutte dont le poulain sort le plus souvent dompté, mais brisé, plein de défiance, de rancune, et d'appréhension.
Quand le jeune cheval supporte ou se résigne au harnais qui lui est imposé, on lui met l'homme sur le dos. C'est une opération très-importante ; si l'on n'y apporte de grandes précautions, l'animal conservera, longtemps, la crainte de ce qu'il considère comme un ennemi, et si, comme cela arrive fréquemment, les premières fois il parvient à se débarrasser de ce fardeau insolite, le succès le portera à renouveler les tentatives qui lui ont réussi. Plus on met de temps, de douceur et de persuasion, plus on va vite en réalité. Mais le contraire se produitordinairement et les défenses persistantes de beaucoup de chevaux n'ont pas d'autre origine.
Plusieurs hippologues sont très- opposés aux courses, et mettent, surtout, en avant l'argument qu'elles sont pour les poulains l'occasion d'un travail prématuré. Efifectivement les chevaux qui ne sont pas destinés à la carrière des courses sont dressés beaucoup plus tard, à trois ou quatre acs. La méthode de dresser les poulains vers quinze ou dix-huit mois, et de les mettre progressivement au travail, à deux ans, est pratiquée dans tous les pays ot l'on produit les meilleurs chevaux, là oh l'on s'en sert le plus et le mieux. En ce qui concerne les courses, ce système est indispensable ; si l'on attendait plus longtemps, le
dressage deviendriât difficile, les poulains prendraient dans Toisiveté on dessus, c'est-à-dire un embonpoint exagéré, dangereux môme, quand il faudrait les entraîner, car il nécessiterait UQ tr^ail, que leurs jambes ne pourraient plus supporter. L'expérience a prouvé que plus tôt on dressait un poulain, plus il devenait docile, et plus ses qualités se développaient physiologîquement. Quant aux tares dont on parle beaucoup, les jpoulains dressés à deux ans, n'en ont pas plus que les autres. Ceux-ci évidemment restent sains tantquMls demeurent dans Poisiveté. Mais dès que Ton commence à les faire travailler, ils se tarent ni pluâ ni moins que sUls eussent été dressés un ou deux ans auparavant. De plus, leurs qualités se sont atrophiées pendant un repos absolu et prolongé, et jamais ils ne deviennent aussi bons que s'ils eussent été préparés de bonne heure. Les reproches que l'onfait aux courses, sous ce rapport, sont exagérés et dénués de tout fondement. Certes, à cOté deTusageily a Tabus ; quand, au lieu d'exercer un poulain, on lui impose un travail hors de mesure, on peut le tarer et même le perdre. Mais les propriétaires sont les premiers intéressés à conserver un animal,sur lequel ils fondent de grandes espérances ; les chevaux de courses, entraînés à deux ans, font un métier beaucoup plus rude et vivent aussi longtemps, si ce n'est plus longtemps, que les autres.
Le même système est, au reste, pratiqué pour les chevaux de gros trait qui, presque partout, sont mis à la charrue ou à la herse à deux ans. C'est un entraînement absolument identique à celui des chevaux de courses, relativement, bien entendu, à la carrière très-diiférente, qu'ils sont appelés à suivre. Dans d'autres pays au contraire, comme en Normandie, on a pour principe de ne pas faire travailler de bonne heure, surtout les chevaux que l'on veut vendre. Ils restent dans une oisiveté absolue jusqu'à cinq ans, c'est-à-dire le meilleur âge de vente : on leur donne, alors, im dressage succinct et incomplet, juste ce qu'il faut pour pouvoir les montrer avec un homme sur le dos, ou traînant une voiture. Cette manière peut être excellente, en ce sens qu'un cheval qu'on laisse au repos, ne se tare pas, et que Ton peut, toujours, l'amener en bon état sur le marché. Dans ce cas, c'est l'acheteur qui paye le dressage, supporte la