MAIN
Gonvénient. Ce remède consiste dans uu système d'amaigrissement, assez semblable dans la pratique à celui employé pour Tentrainement des chevaux, c*est-à-dire l'emploi des médecines et des suées. Quand un jockey est obligé de se faire maigrir et de perdre un certain nombre de livres, il a donc recours aux" purges et aux suées. 11 se couvre autant que possible de flanelles et de vêtements chauds et lourds et marche ainsi, augmentant progressivement, la dislance et la rapidité de sa marche. Il diminue en même temps sa nourriture et continue ce régime pendant deux ou trois jours avec plus ou moins de rigueur, jusqu'à ce qu'il ait atteint le poids auquel il doit arriver.
Ce système demande nécessairement une excellente constitution et une certaine dose d'énergie. 11 est à peu près exclusivement pratiqué par des Anglais; tous les Français qui ont entrepris de s'y soumettre, ont renoncé après des essais, plus ou moins prolongés, mais toujours infructueux.
Néanmoins, quand on ne dépasse pas une juste mesure, cette hygiène est loin de nuire à la santé ou d'altérer la constitution. La meilleure preuve est quep'esque touslesjockeys viventjusqu'à un âge très-avancé. Évidemment, si un homme tentait de se ^ faire maigrir outre mesure, ou de se maintenir longtemps dans cet état artificiel, il finirait par provoquer des troubles dans son organisation. Au reste^un jockey ne peut se soumettre à ce régime que pendant un certain temps et jusqu'à un certain âge. 1 arrive un moment, où il prend un poids tel, qu'il serait insensé de tenter de revenir au poids de course. Une tentative pourrait devenir dangereuse, d'autant plus que la difficulté de se faire maigrir augmente en proportion de l'âge.
Aussi les jockeys auxquels leur physique et leur constitution ne permettent pas de rester normalement, et sans se faire maigrir, au poids de course, sont -ils forcés de cesser de monter quand ils arrivent à un certain âge.
MAIN. On se sert du mot main, pour désigner le plus ou moins d'aptitude naturelle ou acquise d'un cavalier à se mettre en rapport avec la bouche de son cheval, de telle sorte que celui-ci, ne rencontrant pas une opposition ignorante ou bru-