PATRICIEN
de le pousser dans toute TexteDsion de ses,moyeas. Monter avec patience, consiste à ne pas s'émouvoir, en voyant un ou plusieur& de ses concurrents prendre une avance considérable, à rester tranquillement à sa place, en attendant que, par la force des choses, on les rejoigne, à ne pas lancer son cheyal trop loin du but, pour qu'il y arrive épuisé et incapable de faire un dernier effort s'il est attaqué à ce moment. L'habitude et Texpérience contribuent beaucoup à faire acquérir ces qualités, mais pour qu'elles se développent, il faut qu'elles soient inhérentes à la nature et au caractère d^un jockey.
PATRICIEN. Élatonbai, né en 1864 au haras de Bois-Roussel, chez M. le comte P.Roederer, par Monarque et Papillotte, appartenant à M. Delamarre.
Peu de chevaux ont eu à la fois une carrière aussi courte, aussi brillante et aussi accidentée, que Patricien. Après avoir gagné, en 1867, le prix du Jockey-Club, battant Trocadéro, il subit un échec inattendu dans le. grand prix de Paris, où il succomba devant Fervaoques, après un dead-heat des plus émouvants. F^rvacques, après avoir mal couru dans laPoule d'Essai et dans le prix du Jockey-Club, ne pouvait régulièrement battre un aussi bon cheval que Patricien, sans des circonstances tout exceptionnelles. Aussi la première épr^ve, celle où les deux rivaux firent dead-heat, fut-elle attribuée à Tun de ces hasards inexplicables, qui se produisent souvent dans les courses. A la seconde manche cependant, un résultat identique se reproduisit avec cette différence toutefois que Fervacques gagna d'une tête difûcilement. Mais il était évident que Patricien n'était plus luimême à ce moment; il avait subi une préparation excessivement rigide, en vue du prix du Jockey-Club, et n'avait nécessairement pas pu se maintenir dans le maximum de sa condition jusqu'au grand prix de Paris. On ne saurait tirouver a.utre part l'appli^ cation d'un résultat aussi étrange^ la suite de la carrière des deux chevaux ayant démontré que Patricien pouvait aisément donner douze livres à Fervaoques et le battre facilement.
La mauvaise fortune de Patricien "n'était cependant pas lassée, et l'avenir lui réservait encore d'autres mécomptes* Mis au repos et préparé en vue des courses de Bade, il se pré-