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PROGRAMME

tous les journaux spéciaux, puis livré au pubic et vendu sur le terrain même. C'est sous cette dernière forme que le programme est généralement connu. La première passe inaperçue de la plus grande partie du public, et n'a de fait d'intérêt réel, que pour les propriétaires de chevaux, les parieurs sérieux et toutes les personnes, qui à un titre quelconque, s'occupent spécialement de courses. Le programme, dans sa seconde transformation au contraire s'adresse àtous les petits parieurs et même aux simples spectateurs. Il consiste en une feuille de papier, le plus souvent une sorte de carton, et doit contenir comme le premier : !• l'énoncé' et toutes les conditions de chacune des courses de la journée; 2° les noms, Page, l'origine, le sexe, la robe, le poids de tous les chevaux restant engagés dans la course ou n'ayant pas payé forfait; 3® les noms des propriétaires auxquels ils appartiennent ; k^ les noms de tous les chevaux ayant payé forfait. Les sommes différentes que payent chacun de ceux qui ont déclaré forfait, suivant la date ou ce forfait a été déclaré.

Telle est du moins la contexture d'un programme bien fait. Nous avons pris comme spécimen, celui des courses de la Société d'encouragement. Tous ne sont ni aussi complets ni aussi détaillés. L'on a grand tort d'y apporter cette négligence, chacun de ces détails ayant pour le public un intérêt immédiat et souvent une importance réelle.

La rédaction d'un programme est d'une extrême importance pour la réussite d'une réunion de courses; on peut môme dire qu'elle en est la base première et principale. Elle demande donc de la part des sociétés chargées de ce soin, une longue méditation et une grande expérience pratique des courses. Le premier point à examiner est la date même, de la réunion, afin d'éviter les coïncidences avec d'autres courses, dont l'importance pourrait absorber le plus grand nombre des concurrents disponibles, ou, à importance égale, les diviser et nuire à toutes deux. Les réunions, voisines les unes des autres, feront toujours bien de s'entendre à ce sujet au lieu de chercher à se combattre.

Les comités doivent s'attacher surtout à faire coccorder le caractère du programme avec les ressources matérielles qui

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