‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 283 sur 339 · RIVIÈRE · texte numérisé non relu

RIVIÈRE

leur pennet presque de la franchir avec une foulée de galop un peu plus allongée. Le bord opposé est préparé de la môme manière pour que le cheval puisse retomber d'aplomb. Les rivières que l'on donne à sauter dans les steep'e-chaf.es, ne sont presque jamais d'ailleurs assez profondes pour qu'un cheval perde pied, s'il manquait son saut. Dans le cas où cet in convénient existerait, on comble le fond en pente douce, ce qui permet au cheval de prendre pied dès qu'il a sauté seulement les deux tiers de l'obstacle.

Néanmoins, une rivière donne toujours quelque inquiétude en raison de Feffroi que l'eau inspire presque généralement à tous les chevaux. Cette difficulté est encore, le plus souvent, éludée en plaçant devant le côté de la rivière , où les chevaux l'abordent, une haie de dimension suffisante pour leur dissimuler la vue de l'eau, et leur indiquer en même temps la présence de l'obstacle. Avec tous ces ménagements , presque tous les chevaux, amenés vigoureusement sur une rivière, la passent de confiance, à moins, cependant, qu'ils ne la connaissent et n'aient une aversion particulière pour ce genre d'obstacles. Ce fait se produit souvent pour la rivière de La Marche, bien qu'aujourd'hui elle soit réduite à des proportions très-exigues, et* modifiée de manière à ne presque plus être un saut pour un cheval de steeple -chase. Elle présente, néanmoins, toujours une difficulté : comme on y arrive par un plan très:iQcliné, les chevaux retombant sur un terrain beaucoup plus bas encore; et souvent détrempé, les chutes sont assez fréquentes. Mais même pour les chevaux qui la sautent franchement,, soit que cette position en contre-bas leur cause une commotion pénible dans les jambes, soit qu'ils aient le souvenir d'une chute, il n'est pas rare de voir des chevaux prendre la rivière de la Marche en aversion, et refuser obstinément de la sauter. Quelques-uns l'abordent avec tant d'hésitation, qu'ils sautent trop court et tombent au milieu. Mais, comme saut pris isolément, tout cheval peut la franchir : la disposition de Tobstacle seute constitue sa difficulté.

La rivière la plus dangereuse, existant dans les tracés de steeple-chases du continent, est celle de Bade. Elle avait primitivement été laissée à peu près dans son était naturel ;

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