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CASAQUE

compte. Les chevaux confiés à ses soins ont gagné trois fois le prix du Jockey-Club, en 1846, avec Meudon, appartenant à M. le baron de Rothschild; en 1849, avec Expérience qui était sa propriété, et enfin en 1854, avec Gelebrity à M. Reiset; Celebrity^était né chez Th. Carter, qui l'avait vendu à M. Reiset à rage de deux ans.

Th. Carter s'est concilié pendant son long séjour en France Pestime et la considération de tous ceux qui s^occupent de courses et qui ont pu apprécier Thonorabilité de son caractère. Il possède à Vineuil un haras où Ton compte un très-grand nombre de poulinières d'une origine exceptionnellement bonne. Th. Carter a deux fils, T. Carter qui dirige le haras et supplée, dans la direction de Tentralnement, son père déjà d'un âge avancé, mais cependant d'une grande vigueur. W. Carter, son second fils, compte au nombre de nos bons jockeys.

CASAQUE (La) est une sorte de jaquette ou de justaucorps que portent les jockeys pour courir. L'extrôme commodité de ce vêtement pour la course, où un jockey a besoin de n'être en rien gêné et de conserver toute la liberté de ses mouvements, fit probablement dans Torigine adopter ce costume: Les propriétaires ayant besoin de suivre leur cheval des yeux pendant toute la durée de la course, .chacun d'eux prit l'habitude de faire porter une casaque d'une couleur différente. Cet usage est aujourd'hui une obligation inséparable du développement des courses. Cette distinction entre les différentes casaques devint difficile à maintenir, le nombre des chevaux ne tardant pas à dépasser celui des couleurs. On fut contraint d'établir entre elles des différences aussi appréciables que possible parla disposition des mômes couleurs. Gomme, en raison du développement des courses, la confusion était encore à craindre en dépit de cette précaution, on dut soumettre ce détail de l'organisation pratique à une réglementation particulière, afin de sauvegarder les droits de ceux qui avaient les premiers choisi telle ou telle couleur. (Voy. couleurs.)

Le mot casaque ne s'applique généralement qu'au vêtement . lui-môme, pris isolément ; quand on en parle relativement au propriétaire, on dit beaucoup plus spuvent: les couleurs de M***.

CASTRATION (La) est une opération dont le but est de faire disparaître chez le màle tout désir de rapprochement avec la femelle, en supprimant les organes où ce désir même prend sa source. L'origine de la castration est tellement ancienne, qu'il est impossible de préciser la date où elle a été pour la première fois mise en pratique. Probablement la nécessité en a été reconnue dès que l'homme a commencé à domestiquer certains animaux, comme le cheval et le taureau, Tattraction naturelle du mâle vers îa femelle ^ développant toujours, che^ le premier, une sorte de âèreté et de violence qui s'alHent mal avec là servitude, et, àeertaios moments surtout, développent Tiustinct de révoïte d'une manière dangereuse.

Ou a probablement dû commencer par castrer seulement les chevaux d*un cararctêre particulièremcnl dlfficultueux, puis ayant reconnu les modifications radicales produites dans leur caractère par cette opération, Pusage s'en est peu h peu généralisé. Aujourd'hui surtout, avec Torganisation delà vie modéra^?, les cbovauï entiers sont absolument impraticables.

Ce n'est cependant pas à dire que le service d'un cheval entier soit impossible j seulement il demande un cavalier énergique et connaissant son métier ^ Au harnais il est plus aisé de so servir d'un cheval entier ot beaucoup plus facile, surtout s'il est attelé seuL Dans le cas contraire, les deux chevauï cote à côte, séparés seulement par un timon, ptsuvent se prendre de querelle, se mordre, pointer l'un sur Tautre, îocidents fort iocommodes dans une ville, où une voiture attend quelquefois plusieurs heures do suite* Sur une route, ou pour certains services, un cheval entier ne présente d'autres inconvénients que ceux résultant de la difficaUé deriutercaler à coté de chevaujt hongres ou de juments daus une écurie d'auberge ou chez un voisio. Monté par un cavalier énargiquo et habile, le cheval entier marche comme un autre, il est seulement paresseux, flâneur, distrait^ à la fois beaucoup plus calme, et infiniment pi us violent^ quand, de lui*même, ou sur une exigence, il sort de cjtte torpeur. Il est de fait beaucoup plus iu commode pour ses voisins que pour son cavalier qui peut le maîtriser, mais ne saurait répondre de l'empêcher de chercher querelle à un cheval hongre, Tnarebant à ses côtés, ou de vouloir faire

une déclaration un peu trop vive à une jument en disposition de coquetterie.

Dans Thabitude de la vie, et pour les usages ordinaires, la castration est donc presque une nécessité. Elle est à peu près générale en Angleterre, où Ton ne voit des chevaux entiers en service qu'à l'état d'exception. En France, cette habitude n'est pas encore aussi universelle, bien qu'elle s'étende de plus en plus ; il reste encore quelques vestiges du préjugé existant autrefois, et d'après lequel on regardait un cheval hongre ou même une jument comme une monture indigne d'un chevalier, c'est-à-dire d'un homme noble, et môme plus tard c d'un cavalier >. Un cheval entier, un destrier, cheval de bataille, était seul digne de l'honneur de les porter. Ce préjugé tient en grande partie, pensons-nous, aux espèces de chevaux de selle en honneur à cette époque, et qui étaient tous presque exclusivement barbes, arabes, espagnols, ou dérivés de ces trois variétés d'une origine commune. Si les cavaliers de cette époque avaient dû monter des chevaux anglais ou de certaines provenances françaises, ils eussent probablement mcdiûé leur opinion.

Les chevaux du Midi peuvent en effet rester entiers généralement avec beaucoup moins d'inconvénients. Est-ce docilité naturelle chez les uns, exubérance de vitalité chez les autres? L'hygiène, la nourriture et le travail sont pour beaucoup dans ces différences. Ainsi un cheval arabe, chez qui la sociabilité a été développée par le contact perpétuel de l'homme, soumis d'ailleurs à un travail d'ordinaire pénible, ne conserverait peut-être pas le môme caractère avec un autre régime. Cette interprétation est d'autant plus admissible que les chevaux de course entiers sont en général très-calmes tant qu'ils restent en entraînement. L'isolement à l'écurie, le travail, les tiennent éloignés de toute surexcitation dangereuse. D'ailleurs dans les pays et aux époques oil l'usage du cheval entier était général, leur service était sujet à moins d'inconvénients, c'est surtout le voisinage des chevaux hongres et des juments qui a le don de les surexciter.

Une controverse très-partagée existe encore sur la question de savoir si la castration enlève au cheval une partie de sa vi-

£^eur et de son énergie. Beaucoup d'arguments pourraient être invoqués en faveur de l'une ou l'autre des deux opinions. Il est cependant à peu près établi que si un cheval est castré en temps opportun, c'est-à-dire le plus jeune possible, dès que Topération est praticable, elle ne cause aucun désordre dans son organisation, il reste jusqu^à la fin de son existence dans la plénitude de toutes ses qualités.

La castration faite tardivement présente de nombreux inconvénients dont le moindre est de conserver au cheval, surtout dans l'encolure, l'apparence et quelquefois un reste du caractère de sa nature première. De plus, Popération surprenant ranimai au moment où il atteint tout son développement, jette un trouble beaucoup plus grand dans son économie, que s'il grandit et se forme dans l'état ot il ost appelé à vivre. Un cheval doit donc toujours être castré à trois ans au plus tard, le plus sage est de le faire dès qu'on le peut.

Il n'entre point dans notre cadre de décrire tous les procédés mis en usage pour opérer la castration. Chaque système se présente avec ses avantages et, il aut bien le dire, avec ses inconvénients. Des questions de région, de saison, se compliquent encore de questions de personnes. Engouement sans motif, critique sans fondement, manque de statistique sévère et de contrôle assidu, voilà ce que nous trouvons dans les livres, mémoires et articles spéciaux. L'école de Lyon prône ce que proscrit Toulouse, Paris adopte ce que condamne Bruxelles. Chaque praticien proclame excellent son mode d'opérer, et chaque praticien a raison si ce mode réussit.

L'énumération seule des procédés mis en usage édifiera le lecteur sur une question non encore définitivement jugée.

On châtre par les casseaux : l^ à testicule couvert; 2® à testicule découvert; S® par Hga'ure du cordon ; 4® par ligature de Vartère seulement.

On châtre par torsion. . La torsion peut être faite au-dessus ou au-dessous de l'épididyme.

La cautérisation a été aussi un moyen préconisé. Puis nous avons encore Vexcision simple, le ratissement, enfin le martelage et le bistournage.

Nous le répétons,'chaque procédé a sa raison d'être, puisqu'il

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