CONTRE-BAS. — CORNAGE
cident peut donner lieu à une réclamation ; les juges ont surtout à examiner si 'le fait s'est produit volontairement, alors ils peuvent Tassimiler à celui de couper, et disqualifier le concurrent qui s'en est rendu coupable. Si au contraire il est démontré que le fait a eu lieu involontairement, et se trouve par conséquent être un de ces accidents inséparables des courses, on ne saurait donner suite à^la réclamation.
CONTRE-BAS. Le saut en contre bas se rencontre surtout en chasse ou dans quelques steeple -chases tracés sur un terrain naturel. On exprime ainsi une difficulté qui force le cheval à retomber sur un sol moins élevé que celui d'où il s'élance, comme par exemple le passage d'un chemin creux. Quand on saute une banquette dont le sommet est assez large pour que le cheval y marque un temps d'arrôt un peu prolongé, c'est un saut en contre-bas. Il peut donc être plus ou moins élevé. Cet obstacle se rencontrait fréquemment dans les courses au clocher, qui furent le point de départ des steeple-chases et avaient lieu à travers pays sans aucune préparation artificielle. C'est un saut quelque peu effrayant quand l'homme et le cheval ne sont pas familiarisés avec cette difficulté. Il est surtout chanceux pour l'homme d'un gros poids, parce que l'effort que le cheval doit faire pour supporter un cavalier lourd, quand il arrive à terre, tombant de haut, vient s'ajouter encore à sa force d'impulsion et à son propre poids; ce double choc augmente les chances de chutes. Les chevaux légers, courant et connaissant cet obstacle, s'en tirent souvent avec une merveilleuse prestesse.
CORNAGE (Le) est une infirmité attribuée à diverses causes, et sur le principe de laquelle on n'est pas absolument d'accord. Elle affecte dans tous les cas la gorge ou les organes respiratoires, et probablement les deux, suivant son degré d'intensité. C'est un état qui cause une grande dépréciation dans le prix d'un cheval, et le rend de fait impropre à presque tous les services, qui demandent un train long et soutenu.
Elle se révèle par un bruit anormal qui s'échappe des naseaux au trot ou au galop, et augmente avec la vitesse ou la durée de l'allure, ressemblant assez au bruit que font les
'CORNÂGE. i^Ê^
acîetirs de pierres. Les ÎDconvénienls du eomage sont proportionnés an degré de TatîecUon chez Tammal qui en est atteint et au service que Tan en attend.
On s^exagère généralement beaucoup^ la gravité de cette infirmité, surtout quand elle a- est pas caractérisée* Si le cheval fait entendre un bruit léger et ressemblant à une sorte de âlfflement^ il est simplement fa//ïtfiir. Cette défectuosité est presque insignifiante» et ne rond un ebeval impropre à aucun service, même celui delà course. 11 vaut mieux cependant qu*iî ne Tait pas. Mais on cite surtout parmi les chevaux de steepk-chaso plusieurs célébrités qui étaient alteinis de cornage. Franc- Picard, The Colonel et plusieurs autres, élaient corneurs, et ont cependant couru jusqu'à un âge où d'ordinaire un cheval est presque toujours hors de service. Franc-Picard a dû être retiré d^entraînement après être tombé broken-down h. Dieppe ; ce n'est donc pas son infirmité qui a mis fin à une des pluslongues et des plus heureuses carrières qu'un cheval de steeple* chase ait jamais traversées.
La tradition raconte que le fameux Eclipse était corniJurT maïs ce fait n'est nullement prouvé. Il s'élève parfois des discussions où les avis sont partagés, pour savoir si un cheval est où n'est pas corne ur* Gela provient le plus souvent de ce que quelques personnes accusent un cheval de comage dès qu'il fait un bruit quelconque en galopant, et le confondent avec ce que Ton nomme un ébrouement,qui est au contraire un excellent signe. Pour que le corn âge existe, il faut qu'il y ait le bruit de sifflet où celui d'une scie agissant sur un corps dur, c'ost-kdire deux mouvements distincts, le premier d'aspiration, lèse» cond d'expiration pénible bruyant et strident. Un cheval peut avoir la respiration brujaate, sans être corneur.
Le sif(lage, c'est-à-dire la première phase du comeur est également nommé comage sec. Quant au second, il s'appelle corn âge gras; si on pousse l'animal à un certain traiu , il se produit une sorte de râlement, pénible à entendre*. Dans ce cas, le cheval ne peut guère être employé qu'à un service lent. Cependant quelques-uns cbasseat et même courent encore, bien qu'arrivés au dernier degré de rinfirmité, quand on passe par-dessus l'espèce d'appréhension que Ton ne
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